Le site national des JRCF (Jeunes pour la Renaissance Communiste en France) :
- Le site du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) :
http://www.initiative-communiste.fr
- Le site de la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) :
- Le site du Collectif Unitaire pour un Front Syndical de Classe :
http://collectif-syndical-classe.over-blog.com
- Le site de la FSE (Fédération Syndicale Etudiante) :
- Le site de la FMJD (Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique) :
- Le site du Collectif Unitaire Stop CPE :
- Le site de Solid Net :
- Le site de Cuba Solidarity Project :
- Le site du Centre Ernesto Che Guevara :
http://www.centre-ernesto-che-guevara.org/fr/
- Le site du Forum Unité Communiste :
-Le site du Réseau Voltaire International, réseau de presse non-aligné :
-Le site de La Meute, contre la pub sexiste :
-Le site de Attac61 (Association pour une Taxation des Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens), association d'éducation populaire :
http://www.local.attac.org/attac61/
-Le Drapeau Rouge, recueil de chants de lutte :
SIGNEZ ET FAITES SIGNER DE TOUTE URGENCE LA PETITION
"Non au Maccarthysme européen"
écrite à l'initiative des camarades du Parti Communiste Grec pour s'opposer au vote, lors de la session plénière de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier 2006, d'une résolution intitulée "Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires"
Merci de nous transmettre les signatures en écrivant à :
Non au Maccarthysme européen
L’Europe va-t-elle prendre le chemin du Maccarthysme à la manière des Etats-Unis voici une cinquantaine d’années ? Tuera-t-on les libertés d'expression et d'organisation " au nom de la démocratie " ?
Le 14 décembre 2005, à Paris, Commission des questions politiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté un projet de résolution introduit par Göran Lindblad du Parti Populaire Européen/Démocratie Chrétienne (PPE/DC), intitulé " Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires". Ce projet, devrait être soumis à la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier 2006.
Parmi ceux qui ont approuvé le projet, on trouve des parlementaires de pays qui n'hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles hitlériens et en tolérant l'impunité d'anciens criminels de guerre.
Ce projet ne vise pas à condamner des auteurs d'actes répréhensibles, mais à stigmatiser l'ensemble du mouvement et de l’idéologie communiste qui aurait " partout et à toutes les époques où elle a été mise en œuvre, que ce soit en Europe ou ailleurs, toujours débouché sur une terreur massive, des crimes et des violations des droits de l’homme à grande échelle ". Le projet nie ainsi que l’idéologie et le mouvement communiste font partie de l’histoire du mouvement ouvrier et du progrès social et criminalise une pensée progressiste héritée des Lumières et aspirant au changement social, économique et politique.
Le projet nie aussi le rôle déterminant de l’Union soviétique et du mouvement communiste dans la lutte contre l’horreur nazie. Souvenons-nous des paroles d’Albert Einstein lorsque la machine nazie jusqu’alors invaincue était stoppée à Stalingrad : " Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (…) auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches ".
La résolution, si elle était votée, conduirait à une histoire officielle de l'URSS et du communisme, paralysant les recherches historiques et empêchant un débat objectif sur le bilan comparatif des systèmes capitalistes et communistes. Elle ouvrirait la voie à une chasse aux sorcières - similaire au maccarthysme des années 1950 - contre les chercheurs qui ne se soumettraient pas à cette histoire officielle. Nous devons assurer la liberté de recherche et d'expression des scientifiques contre une version européenne actualisée du maccarthysme.
Criminalisation des pays socialistes et partis communistes actuels
La résolution exige que " les prétendus intérêts nationaux n’empêchent pas (…) de critiquer les régimes communistes totalitaires actuels (…) dans certains pays du monde (…) où des crimes continuent d’y être commis ". En criminalisant ainsi les pays socialistes actuels, ce projet de Résolution prépare les esprits aux agressions militaires, dont les a déjà menacés l’administration Bush à plusieurs reprises.
En critiquant le fait que " des partis communistes soient légaux et encore actifs dans certains pays, alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes communistes totalitaires ", le projet prépare la mise hors la loi de ces partis.
Une menace pour l’ensemble du mouvement syndical
Au-delà du communisme, le projet de résolution va jusqu’à criminaliser le concept même de lutte de classe, " utilisée pour justifier les crimes ". De cette manière il menace l’ensemble du mouvement ouvrier et syndical en Europe qui veut s’opposer aujourd’hui aux politiques néo-libérales.
Les populations en Europe de l’Est sont plongées dans une misère inconnue auparavant. Dans toute l’Europe les travailleurs, les jeunes en particulier, s’inquiètent pour leur avenir. Le chômage augmente, des acquis sociaux sont démantelés, les droits démocratiques et syndicaux se trouvent menacés, et les guerres sont réapparues à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe(Yougoslavie, Afghanistan, Irak). Pour les initiateurs du projet, " la condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l'éducation donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur action future ".
Cette citation révèle qu'une telle stratégie entre dans la logique d'une lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la justice. Elle constitue par ailleurs une reconnaissance de la profondeur du rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale.
Aujourd’hui les communistes, demain les syndicalistes et les altermondialistes, après-demain…?
Nous, soussignés, appelons les Parlementaires de l’APCE à rejeter fermement ce projet de résolution.
Prénom et nom fonction signature
Les documents officiels sont à trouver sur le site de l'APCE
http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ArtId=349

Cette affiche a été réalisée par Dimitri Manessis,
le responsable de la rubrique Jeunesse
à Initiative Communiste
A publier et diffuser massivement !
Le fascisme, le stalinisme et X
Un des thèmes privilégiés du discours politique contemporain est la révulsion provoquée par ces grandes horreurs du 20ème siècle que sont le fascisme et le stalinisme, mises en pratique d'idéologies totalitaires. En marge du quarantième anniversaire de l'indépendance du Congo, je voudrais faire quelques remarques sur ce qui me semble être un grand absent dans ce débat, et que, pour cette raison, j'appellerai X.
X est un système d'oppression politique qui s'est étendu à presque toute la planète, durant ici des siècles, là des décennies, et faisant, au total, plus de victimes que le stalinisme et le fascisme mis ensemble. X a déporté des populations entières, annihilé des cultures, utilisé l'esclavage, les camps et le travail forcé. X s'est justifié au moyen d'une idéologie fanatique, le racisme, qui a une grande parenté avec le nazisme ; mais cette parenté, contrairement à celle entre nazisme et stalinisme, est rarement soulignée. X a utilisé, là où il dominait, un obscurantisme imposé par des moyens totalitaires. Les séquelles de X affectent la vie de bien plus de gens que les séquelles du stalinisme ou du fascisme. Il est impossible de comprendre le monde contemporain, qu'il s'agisse de la dette du Tiers Monde, de la politique du FMI, des migrations, du racisme, des problèmes écologiques, ou les événements du Congo, du Zimbabwe, du Liban, ou même des Balkans, sans remonter à X. Des millions de gens dans le monde meurent chaque année, victimes des conséquences de X.
Pourtant, parler de X n'est pas simple ; l'histoire de X, telle que je l'ai apprise à l'école, était purement et simplement négationniste. Aujourd'hui encore, de nombreux livres sont écrits pour justifier d'une façon ou d'une autre X. Personne ne demande de mettre des entraves spécifiques à la liberté d'expression pour les interdire (moi non plus d'ailleurs). Depuis quelques décennies, on peut parler un peu plus objectivement de X, mais il faut faire attention à ne pas exagérer, à ne pas dire n'importe quoi. Il faut éviter de tomber dans l'auto culpabilisation ou de verser les sanglots de l'homme blanc. Il ne faut surtout pas oublier de souligner que X coexistait avec une certaine démocratie, certes limitée aux bénéficiaires de X, mais quand même. Surtout, il ne faut jamais utiliser X pour justifier les crimes de Pol Pot ou des différentes dictatures qui ont succédé à l'effondrement partiel de X. Par contre, il est tout à fait normal d'utiliser, en les invoquant de façon rituelle et hors de tout contexte, les crimes de Staline ou de Pol Pot pour faire taire les dissidents en Occident, qu'il s'agisse de justifier la guerre du Vietnam, celle du Golfe ou l'attaque de l'Otan contre la Yougoslavie.
Les crimes de Staline, dont, contrairement à ceux de X, j'ai entendu parler depuis ma jeunesse, sont constamment révélés ou redécouverts. Par contre, lorsqu'on parle de X, on entend souvent dire que c'est une vielle histoire, que tout le monde connaît. Il est très mal venu de souligner l'idéalisme des militants communistes, les réalisations économiques de l'URSS à l'époque de Staline ou le rôle essentiel de celles-ci dans la défaite du nazisme. Par contre, on peut difficilement parler de X sans rappeler que, quand même, il y avait des aspects positifs et que les motivations des bénéficiaires de X étaient "complexes".
Beaucoup de grands penseurs en Occident ont soutenu X sans nuances et sans jamais se renier ; ils étaient bien plus que de simples compagnons de route de X. Aucun grief ne leur en est fait, contrairement à ceux qui ont soutenu dans leur jeunesse Staline ou Mao et qui n'en finissent jamais de devoir démontrer, par une fidélité sans faille aux objectifs politiques et militaires de l'Occident, la sincérité de leur repentir. Il est de bon ton de se demander comment quelqu'un comme Sartre a pu écrire ce qu'il a écrit sur le communisme ; mais il serait malvenu de se demander comment quelqu'un comme Hegel a pu écrire ce qu'il a écrit sur les Noirs et les Indiens ; que voulez-vous, c'était l'esprit de l'époque. L'Eglise catholique, la famille royale ainsi que la plupart des partis politiques belges ont entretenu une longue complicité avec X, qu'il n'ont jamais publiquement reniée ; mais, contrairement aux partis suspectés de stalinisme, cela ne leur fait aucun tort. Si un groupe de gens se réunissent sous un portrait de Staline en Russie, cela provoque chez nous l'indignation. Mais la statue équestre d'un des plus grands criminels de l'histoire en plein centre de Bruxelles ne dérange personne ; en effet, ses crimes sont liés à X.
La plupart des grands monuments de Bruxelles ont été construits grâce au pillage rendu possible par X. En allant au terminus du tram 44, on découvre un musée consacré à une apologie à peine déguisée de X. Nos richesses, notre système politique et nos institutions trouvent toutes leurs racines dans l'histoire de X. Mais, alors que l'histoire du stalinisme doit, dit-on, nous amener à rejeter toute utopie, les horreurs de X ne suffisent pas à les discréditer. Au contraire, nous en sommes si fiers que nous avons l'outrecuidance de donner notre mode de vie en exemple au monde entier, en particulier aux victimes de X (comme s'ils pouvaient, eux, reproduire l'histoire de X). Paradoxe ultime : le continent qui a faire naître et qui a profité au maximum de X doit, selon un discours faisant pratiquement l'unanimité de la gauche à la droite, absolument s'unifier sur le plan militaire pour pouvoir mieux intervenir en faveur des droits de l'homme, surtout dans les pays qui ont été victimes de X.
Évidemment, X est le colonialisme et l'impérialisme occidental (pour utiliser un mot quasi tabou). Mon but ici n'est pas de défendre le stalinisme ou le fascisme mais de souligner l'inanité d'une bonne partie du discours politique contemporain qui, en se focalisant sur les crimes de ce qu'on fait passer pour l'Autre de nos sociétés, permet d'occulter de façon quasi-permanente la source principale des conflits qui déchirent le monde actuel. En effet, il y a bien quelque chose de commun à des événements apparemment aussi divers que la guerre du Vietnam, le coup d'État de Pinochet, l'assassinat de Lumumba, les embargos contre Cuba et l'Irak, ou ce qu'on appelle la globalisation : il s'agit de la continuation de X par d'autres moyens. Tant que les Occidentaux n'accepteront pas d'envisager lucidement leur propre passé et n'essayeront pas de redresser les torts qui leur ont fait tant de bien, les discours anti-totalitaires que tant d'intellectuels adorent tenir ne seront en rien moralement supérieurs à ceux sur la charité chrétienne que tenaient les patrons au siècle passé.
Jean Bricmont, anarchiste belge.
Cette affiche a été réalisée par Dimitri Manessis, responsable de la rubrique Jeunesse à Initiative Communiste.
A publier et diffuser massivement !
De Villepin a abdiqué ce lundi, mais inutile de se faire d'illusions : la victoire du peuple sur le capital n'est que partielle.
La loi sur l'égalité des chances, excépté le CPE, est toujours de vigueur, et avec elle les CDD seniors, l'apprentissage dès 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans... La réforme du CESEDA par Sarkozy est elle aussi toujours d'actualité, et avec elle son cortège d'injustices et de discirminations toujours plus flagrantes et répugnantes à l'encontre des immigrés. Et nous vivons toujour en pays capitaliste.
Mais le mouvement populaire s'estompe. Nous étions ce mardi beaucoup moins dans les rues, jusqu'à 100 fois moins dans les pires des cas. Et nombre des lycéens, étudiants et salariés, étaient là pour célébrer une victoire.
Il ne faut pas se faire d'illusions, un essouflement maintenant de notre mouvement aurait des répercussions dramatiques quand à l'avenir de la lutte sociale. Et puis, ils nous ont juste offert la suppression du CPE, mais ils l'ont déjà remplacé, et toujours par le même genre de contrat précaire.
L'alternative est possible, et même nécessaire. L'alternative, ce n'est pas les partis bourgeois se réclamant de gauche qui nous l'apporteront. L'alternative passe nécessairement par l'abrogation du capitalisme. L'alternative, elle passe par la grêve générale. Par le prolongement de notre lutte.
Prolétaires, le combat continue !
Le blog des JRCF pour la région Normandie.
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