Union Européenne

Samedi 14 octobre 2006

Alors que les difficultés d’EADS à tenir les délais de livraison de l’A 380 étaient déjà connues des « décideurs », la « réussite de la grande entreprise européenne d’aéronautique» a été cyniquement utilisée par l’UMP et le PS pour promouvoir la constitution européenne au cours de la campagne référendaire de 2005. Chacun peut voir aujourd’hui à quoi mène en réalité le projet supranational et néo-libéral qui est à la base du montage du capital d’EADS : à mettre en péril le fleuron de l’aéronautique nationale en menaçant des dizaines de milliers d’emplois directs et induits en France et en Allemagne ; une fois de plus, les travailleurs,-dont les conditions de travail sont déjà fortement dégradées par la pression des dirigeants d’EADS-, sont les victimes désignées de l’impéritie des dirigeants et des frictions au sommet du groupe…

Mais loin de remettre en cause le montage capitalistique d’EADS, qui associe l’Axe politique réactionnaire franco-allemand aux trusts militaro-industriels des deux pays, le gouvernement UMP, les médias et la pseudo-« opposition » socialiste nous vantent les vertus de Louis Gallois, l’ex-« patron de gauche » (sic) de la SNCF qui a réussi, avec la complicité de certains syndicats, à engager sans heurts la libéralisation-privatisation du transport ferroviaire, du fret et du transport voyageur.

C’est aussi Gallois qui a promis aux cheminots d’épargner leur régime de retraite au moment des grandes luttes de 2003 contre la réforme Fillon, de manière à isoler les enseignants en grève reconductible et à diviser le mouvement populaire. Là encore, chacun voit ce que valent de tels « engagements », alors que Sarkozy et Royal rivalisent d’attaques contre les « régimes spéciaux » de la SNCF, d’EDF-GDF et de la RATP ! Tout cela n’empêche pas les dirigeants complices de la fausse gauche politico-syndicale de saluer le nouveau patron d’EADS, qui est chargé de licencier « en souplesse » et de pressurer « humainement » les sous-traitants et leurs salariés pour augmenter les profits du groupe… tout en évitant un conflit social majeur en France et en Allemagne. Au demeurant les « marchés financiers » ont cyniquement accueilli l’annonce des licenciements par une hausse du cours des actions, alors que les ouvriers, techniciens, employés, chercheurs et ingénieurs sont dans les affres à Toulouse comme à Hambourg !

C’est pourquoi le PRCF appelle les travailleurs d’EADS à refuser catégoriquement TOUT licenciement en France comme en Allemagne : c’est aux actionnaires de payer leurs errements en prenant sur leurs copieux dividendes et sur leurs indécentes plus-values boursières ! A l’Axe franco-allemand réactionnaire Chirac/Merkel/SPD, opposons la solidarité de classe des salariés des deux rives du Rhin !

Exigeons la dé-privatisation complète d’EADS qui doit échapper à l’obsédante pression financière de ses actionnaires privés et redevenir une grande entreprise entièrement publique tournée vers l’innovation et jouant un rôle moteur dans l’essor industriel de nos pays menacées de désindustrialisation totale par l’Europe supranationale et la mondialisation capitaliste.

Revendiquons la re-nationalisation d’Airbus Industrie et la constitution d’un pôle public national aéronautique par la nationalisation de Dassault, Lagardère et SNECMA.

En lieu et place d’un directoire supranational et semi-privé secoué par les conflits à répétition, les délits d’initiés et la concurrence « intra », l’avenir est à la coopération industrielle directe d’Etat à Etat ; cette coopération a donné d’excellents résultats pour la mise en place initiale d’Ariane et d’Airbus, alors que le mode de fonctionnement eurolibéral d’EADS sème angoisse et désarroi dans des milliers de foyers !

Refusons la collaboration de classes entre Louis Gallois, pompier du grand capital et exécuteur de ses basses œuvres, et les salariés licenciables et sur-exploitables à merci d’EADS !

Travailleurs français et allemands, unissez-vous ! Résistance !
Deutsche und französiche Arbeiter, vereinigt euch! Widerstand!
A bas l’Europe de Maastricht et du grand capital! Vive l’Europe des luttes ouvrières et de la coopération entre peuples souverains!
Nieder mit dem Maastrichter Europa des Grosskapitals ! Es lebe Europa der Arbeiterkämpfe und der Mitarbeitung zwischen freien Völker!

Par JRCF 61
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Mercredi 18 octobre 2006
Les camarades de la JCT (KSM) nous informent que l’Etat “démocratique” tchèque vient de dissoudre leur organisation malgré la campagne internationale de solidarité avec les jeunes communistes tchèques. Cela en dit long sur la prétendue “révolution de velours antitotalitaire” à Prague; il s’agit bel et bien d’une contre-révolution de plus en plus ouvertement fascisante qui utilise des moyens dictatoriaux, dans le silence complice des grands “démocrates occidentaux”, pour se débarrasser de ceux qui résistent au nouvel Empire européen et à la restauration de l’exploitation capitaliste à Prague. Cette décision s’inscrit dans la campagne euromaccarthyste ouverte par l’adoption du rapport Lindblad par le conseil de l’Europe, qui tend à criminaliser le communisme à l’égal du nazisme en diabolisant le premier et en banalisant le second au mépris des immenses sacrifices consentis par l’URSS et par les résistants communistes pour abattre le monstre fasciste. Le PRCF appelle les démocrates de France à condamner cette décision et à soutenir les jeunes communistes tchèques qui ne vont certainement pas rester inactifs face à cette mesure scélérate tournée contre la classe ouvrière de toute l’Union européenne.
Plus que jamais, il est impossible de se leurrer sur la possibilité de “réorienter” l’UE vers “l’Europe sociale”. Il faut sortir la France de cet Empire fascisant, anticommuniste, antiouvrier et dangereux pour la paix et les libertés!
Communistes, démocrates de tous les pays, unissons-nous! travaillons à la reconstitution du Front anti-impérialiste mondial et du Mouvement communiste inter, détruits par l’opportunisme et par la trahison gorbatchévienne!
Par JRCF 61
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Dimanche 12 novembre 2006

PANNE ELECTRIQUE DU 4 NOVEMBRE : UN PUR PRODUIT DE L’EUROPE DU CAPITAL

Samedi 4 novembre,une panne d’électricité a plongé une grande partie de l’Europe dans le noir(10 millions de foyers ).
Elle a ainsi entrainé des coupures affectant la France(la plus touchée avec 5 millions d’abonnés domestiques privés de courant ),mais aussi l’Allemagne, les Pays Bas,la Belgique,l’Autriche,la Croatie,l’Italie,le Portugal,l’Espagne et même le Maroc.

ARGUMENTS FALACIEUX ET REALITE CONCRETE
Raison invoquée : La coupure d’une ligne de 400.000volts dans le nord de l’Allemagne ,pour permettre le passage d’un navire de croisière aurait entrainé une surcharge générale de son réseau de transport avec un déficit de 10.000mégawatts
(environ 20 pour cent par exemple de la consommation française ce jour là),risquant de provoquer une panne générale du pays.Les réseaux européens étant interconnectés on a ainsi sauvé l’Allemagne de la catastrophe en prélevant 5200 mégawatts à usage domestique à la France, soit pres de 10 pour cent de sa consommation nationale à cet instant, et le reste (environ 5000mgw)sur l’ensemble des pays cités plus haut.

LA REALITE CONCRETE EST BIEN DIFFERENTE
L’électricité est aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises et d’une concurrence acharnée entre les firmes européennes pour la conquête et la domination d’un marché colossal de 1000 milliards d’euros (6500 milliards de francs).Au nom de la libre concurrence la commission européenne orchestre la foire d’empoigne que se livrent les rapaces du capital sur l’energie sans la moindre préoccupation pour les risques qu’engendre cette politique pour les peuples de notre continent.
Mais il faut aussi savoir qu’en Allemagne,production et transport d’électricité sont privés,donc soumis à la loi du profit.Conséquences:un déficit de production en période de pointe (ce qui était le cas ce soir là),assorti d’un reseau haute tension de transport inadapté et vétuste,tous les ingrédients pour une bonne grosse panne ,rien à voir avec un navire de croisiere.
Même situation dans l’ ensemble de l’Europe ou l’électricité est soumise aux lois du marché capitaliste et donc sur une corde raide, ses besoins dépassant ses capacités de production. La France elle même n’échappe pas à ces dysfonctionnements.D’une capacité productive excédentaire d’environ 10 pour cent par rapport à la consommation nationale il y a une quinzaine d’années,celle ci a été progressivement rognée par l’augmentation de la consommation et la fermeture d’un grand nombre d’anciennes centrales thermiques,sans programme déquipement de production pour répondre à l’évolution des besoins,et ne dispose donc plus de la moindre marge de manoeuvre.
En cause la boulimie d’E.D.F.de consacrer tous les investissements à la conquête des marchés internationaux ,en Europe d’abord ou elle a pris une position dominante( premier électricien du Royaume uni,et parmis les premiers en Italie ,en Allemagne,mais aussi en europe de l’est, Pologne,hongrie,etc…..;mais aussi sur les autres continent au point que son chiffre d’affaire international représente plus de 40 pour 100du C.A.global.

SORTIR LA FRANCE DE LA DEPENDANCE DU SYSTEME ELECTRIQUE EUROPEEN
Si l’on considere l’énergie comme un besoin social,l’électricité doit rester un bien public.
En décidant la nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946,le ministre communiste MARCEL PAUL donnait à la France un outil capable de répondre aux besoins de développements economiques et sociaux.Ce fut une réussite exemplaire.pendant une cinquantaine d’années tous les efforts de l’entreprise ont permis de répondre aux besoins du pays tant au niveau de la production que du transport avec un réseau de qualité interconnectant l’ensemble du territoire national et à des tarifs parmis les plus bas d’Europe.
C’est l’Europe imposant l’ouverture à la concurrence (avec l’accord quasi unanime de tous les partis,les élus P.C.F.ayant choisi l’abstention)qui a remis en cause cette situation en 2000.Elle a ainsi retiré à E.D.F.la maitrise du transport et de la distribution,qui concernera y compris les usagers domestiques l’an prochain.
C’est ainsi que le réseau de transport national a été confié à un organisme indépendant :R.T.E.(Réseau de transport électrique),qui peut ainsi détourner à sa guise et sans contrôle l’énergie de notre pays,comme il l’a fait le 4 novembre,au gré des aléas du capitalisme européen.
Voila ou nous conduit l’Europe supranationale du capital.
Le 4 novembre on a frolé une gigantesque catastrophe ,qui aurait pu priver toute l’Europe d’électricité pendant des dizaines d’heures avec de graves conséquences pour la sécurité des consommateurs avec en plus le risque d’endommager les centrales c’est à dire l’appareil de production.
Sortir la france de l’Europe capitaliste s’impose donc pour sortir notre pays de la marchandisation de l’énergie,en renationalisant EDF et GDF dans un grand pôle de l’ énergie au service du public. Ce qui n’empècherait pas une coopération dans l’intéret bien compris des autres peuples européens pouvant s’inspirer de ce modèle pour imposer une autre politique de l’énergie dans leur propre pays.

Par JRCF 61
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