Actualité française

Dimanche 30 juillet 2006

Socialisme ou barbarie

«Au moins, Arlette, elle parle vrai, elle n'est pas comme les autres», entendait-on à la sortie des meetings électoraux. Idem pour le jeune Besancenot. «Un jeune qui tranche avec les fossiles qui encombrent la scène politique.» Leur discours semble en effet en rupture totale avec la pensée unique, soumise au capital et aux «valeurs républicaines», des autres candidats. Mais la pensée unique, c'est aussi celle qui présente toute expérience en dehors de ce système comme dictatoriale ou terroriste. La pensée unique, c'est aussi l'anti-communisme, la haine contre la construction du socialisme au 20ème siècle et contre les pays socialistes actuels. Une pensée que partagent Arlette Laguiller et Olivier Besancenot, comme tous les trotskistes.

Alice Bernard,  23 avril 2002

En France comme ailleurs, les travailleurs sont confrontés depuis une dizaine d'années à une vague sans précédent de restructurations, fusions, fermetures, licenciements, privatisations,... Attirant les voix de 12% d'électeurs qui ont voulu voter pour de vrais communistes, les deux candidats trotskistes ont dénoncé le patronat et ses valets avec beaucoup de verve dans tous leurs discours : «Qu'a donc fait le gouvernement de gauche pour s'opposer aux licenciements massifs ? Rien !»1 «Toute l'économie est une machine à fabriquer les inégalités, l'injustice.»2

Les candidats trotskistes ont attiré les voix de travailleurs révoltés par les attaques qui s'abattent sur eux depuis dix ans. Des attaques qui, à en croire les trotskistes, n'ont rien à voir avec un affrontement entre capitalisme et socialisme.

Or, cette offensive du capital ne tombe pas du ciel. La restauration du capitalisme en Europe de l'Est, en 1989, a fondamentalement modifié le rapport de forces mondial et l'ambiance dans les entreprises (délocalisations, flexibilité, agressivité patronale). L'impérialisme a réussi à détruire son ennemi héréditaire, le camp socialiste, et croit pouvoir maintenant écraser toute velléité de résistance. Il s'est résolument tourné vers la guerre : l'Irak, la Yougoslavie et l'Afghanistan ont été dévastés par les bombes. Et il en prépare de nouvelles encore plus meurtrières. Des guerres qui n'auraient pas été possibles du temps de l'existence du camp socialiste. Mais pour Arlette, «... la disparition de l'URSS n'a rien changé...»3.

Résistants ou terroristes

Toute la Quatrième Internationale trotskiste, dont fait partie la LCR de Besancenot, a applaudi l'effondrement du camp socialiste. «Après la chute du Mur de Berlin et la désintégration de l'Union soviétique, une nouvelle époque s'est ouverte. Nous avons salué sans regrets l'effondrement des dictatures bureaucratiques que nous avons combattues dès l'origine.»4 Un mois après la chute du Mur de Berlin, Lutte Ouvrière et Laguiller écrivaient : «la classe ouvrière n'a rien à perdre à l'évolution actuelle de la RDA, et même si (la réunification allemande) se fait entièrement sous l'égide du capitalisme, les révolutionnaires n'ont aucune raison d'y être opposés»5. Leur aveuglement anticommuniste a poussé les trotskistes à soutenir la contre-révolution qui a mis l'Union soviétique dans les mains des multinationales et de véritables rapaces. L'ensemble des pays de l'Est a connu une croissance négative depuis 1990.

La contre-révolution de 1989 est un événement politique majeur qui oblige toutes les forces en présence à se positionner. En l'applaudissant, les trotskistes ont montré leur vraie nature et leur véritable raison d'être: l'anticommunisme.

Cet anticommunisme viscéral n'est pas nouveau. Au vingtième siècle, le capitalisme a par deux fois jeté l'humanité entière dans la guerre. Mais si la deuxième guerre mondiale a commencé comme la première pour un repartage des colonies, elle a pris sa véritable dimension quand les nazis ont attaqué l'Union soviétique dans le but d'y détruire le socialisme. Et les USA n'intervinrent que pour assurer leur hégémonie et empêcher une victoire de l'Armée rouge sur le continent européen.

Mais lorsque la guerre des partisans se développe, sous la direction du parti communiste, les trotskistes s'y opposent avec violence. Pour eux, il faut adopter la même position que pendant la première guerre mondiale et fraterniser avec les soldats allemands, «prolétaires sous l'uniforme». Dès le 15 septembre 1941, ils condamnent le «terrorisme» : «le geste terroriste creuse le fossé entre les travailleurs français et les soldats allemands».6 Pendant la guerre, l'organisation d'Arlette Laguiller «sera le groupe le plus hostile à la Résistance armée au nom de ... l'internationalisme.»7

Essai manqué

Aux yeux des trotskistes, aucune expérience socialiste n'a abouti. Pour la IVème Internationale, s'il faut combattre l'embargo qui frappe Cuba, il faut aussi lutter contre la «dictature» de Castro. Arlette Laguiller ne connaît qu'une seule révolution, celle de 1917. Mais elle n'a pas réussi. Elle n'a duré que quelques années: de 1917 à 1922. Ensuite, «la ferveur révolutionnaire du début fut remplacée par des pratiques bureaucratiques de gouvernement.»8 En conclusion, «l'URSS n'était ni une société, ni un régime communistes. Tout au plus un Etat, un gouvernement qui se disaient communistes.»9

Du premier jour, la jeune Union soviétique a été assaillie par l'intervention, le blocus économique, l'encerclement politique et militaire, la subversion, le sabotage et la désinformation. Les lamentations des trotskistes contre le «bureaucratisme» se rallient à cet assaut.

L'industrialisation socialiste, qui est à la base du bien-être matériel et culturel et a rendu possible une véritable révolution culturelle, a réussi parce que l'Union soviétique a mobilisé le peuple. Les communistes ont réalisé un boom économique sans précédent dans l'histoire, en se basant exclusivement sur leurs propres forces. Et finalement, c'est sous la direction des communistes soi-disants «bureaucrates», que le peuple soviétique a pu abattre le monstre nazi.

L'affrontement entre la barbarie impérialiste et le socialisme a fondamentalement marqué tout le 20ème siècle. En ce début de 21ème siècle, il faut en tirer les leçons et choisir son camp. Mener la lutte antifasciste aujourd'hui, c'est se battre pour la destruction de ce système capitaliste qui organise la misère et les guerres pour le remplacer par le socialisme. L'anticommunisme des trotskistes les a toujours fait aboutir dans le mauvais camp.

1 Arlette Laguiller, discours au Zénith (Paris), 14 avril 2002 · 2 Olivier Besancenot, programme de campagne, www.lcr-rouge.org · 3 Arlette Laguiller, Mon communisme, Ed. Plon, Paris, 2002, p.23 · 4 www.lcr-rouge.org Voir aussi Le trotskisme au service de la CIA contre les pays socialistes, Ludo Martens, Ed. PTB, Bruxelles, 1992 · 5 Lutte de Classe, revue de Lutte Ouvrière, décembre 1989, cité par Communistes en lutte, février 2002 · 6 La Vérité, Etudes et documentation internationales, Paris, 1978, p.59 · 7 Intervention communiste, n°45, nov-déc 2001 · 8 Arlette Laguiller, Mon communisme, Ed. Plon, Paris, 2002, p.146 · 9 idem, p.8

Cette analyse est tirée de l'excellent site, riche et bien documenté, Communisme-Bolchevisme (proche de l'URCF)
Par JRCF 61
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Vendredi 1 septembre 2006
L'image “http://ist-socrates.berkeley.edu/~vbonnell/images/tov_lenin_ochishchaet.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Réitérant leur habitude innommable de prendre le téléspectateur pour un imbécile, la pourriture culturelle "Star Ac'" reprend sur les chapeaux de roues pour une énième saison, démarrée en grande pompe avec le soutien d'une importante frange  d'"intellectuels" et de tous les médias "populaires".

 Cette émission "culturelle" de "real TV" fait partie du même processus de débilisation des classes victimes du démagogique despotisme de la bourgeoisie espérant protéger sa domination intensive sur le peuple français, et vise à retirer toute pensée analytique active du prolétariat sur le système. C'est une réalisation concrète et bien réelle du totalitarisme vrai, le totalitarisme avec "consentement" des masses.

En effet, tout le processus économique est orienté vers l'instauration du libéral-fascisme totalitaire, donnant de plus en plus de libertés aux entreprises et de moins en moins aux
particuliers.

La contestation de cet état de faits entraîne une réaction ultra-violente des décideurs, le patronat contrôlant les médias et le gouvernement : marginalisation, stigmatisation, accusation de réactionnaire, de despotisme, de liberticide, sont les attaques récurrentes envers ceux qui trouvent à contester la fascisation de notre société ultra-libérale réactionnaire.

La parodie de démocratie est aussi un point fort de la propagande libérale : on fait croire que le pouvoir est dans les mains du peuple, alors même qu'il se contente juste de choisir sa dictature tous les 5 ans parmi les choix proposés par les mass médias. Aucune influence sur les programmes qui ne proposent ainsi aucune alternative réelle, aucune possibilité de choisir une alternative pas assez néo-libérale, les tenants de ces semi alternatives populistes étant eux aussi critiqués dès qu'ils atteignent un seuil de dangerosité électorale (risques d'être élus).

C'est d'ailleurs sur le comportement des médias bourgeois que l'on peut juger de la réelle volonté de changements dont sont porteurs les partis politiques par rapport au libéral-fascisme : un bonhomme se prétendant communiste et révolutionnaire traîné sur tous les plateaux des chaînes de TV et de radios qu'il aurait devoir de débarrasser du carcan bourgeois, et donc de nuire aux actuels directeurs de leurs programmes, ne respire pas l'honnêteté dans ses propos "révolutionnaires". D'ailleurs, une analyse plus approfondie de son "programme" nous apprendra qu'il ressemble à peu prêt à celui du camp socialiste une quarantaine d'années auparavant.

De même, vanter les louanges d'un représentant "écolo" dont les émissions sont financés par l'entreprise la plus polluante de France fait douter des convictions humanistes de l'individu, soutenant par ailleurs Sarkozy, dont la candidature ne semble servir qu'à une médiatique déstabilisation et division du camp des "bobos" pseudo verts pseudo alternatifs.

De même, la "pipolisation" des deux géants de la scène politique française, tous deux prétendant à l'alternative, qui à la droite, qui aux "archaïsmes", mais tous deux porteurs d'un même programme visant à légaliser et étendre le domaine de suprématie du capital monopoliste privé n'est qu'un coup monté organisé par le patronat supranational. Vanter les louanges de deux personnes adhérant entièrement aux idées réactionnaires néo-libérales qui ont déjà prouvé leur nuisance semble être le coup de grâce à un peuple de plus en plus débilisé, aveuglé par les despotes de l'univers et plongeant "volontairement" dans les eaux marécageuses et polluées du "modernisme" libéral-fasciste monopoliste.

 


Par JRCF 61
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Lundi 4 septembre 2006
A tous les étudiants, lycéens et collégiens concernés par cette rentrée supplémentaire, il nous est nécessaire de relancer cet appel à la solidarité entre élèves !
Comme nul ne l'ignore, les élèves sans-papiers ont été massivement victimes de rafles cet été. Les forces de l'ordre, sensément dues garantir la sécurité des citoyens, se sont livrées à des exactions injustes visant à évincer les sans-papiers immigrés du territoire "souverain" français, au mépris de toute éthique et considération humanitaire.
Nous appelons donc tous les élèves ayant dans leur établissement scolaire une chaise vide, souffrant de l'absence d'un camarade, à protester ouvertement et à soutenir les mouvements de protestations organisés par le Réseau Education  Sans-Frontière ou autres groupes présents dans l'établissement concerné.
Préférer ne pas sacrifier sa semaine de cours pour suivre une grève ou autre est un comportement égoïste, inhumain, petit-bourgeois et méprisable ! N'ayons pas peur de perdre du temps sur le programme pour se montrer solidaire et peut-être, sauver une vie !

Et rappelons-nous :

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foule, esclaves, debout, debout
La monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

{Refrain:}
C'est la lutte finale
Groupons nous, et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l'esprit du cachot
Soufflons nous même notre forge
Battons le fer quand il est chaud.

{au Refrain}

L'état comprime et la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez, languir en tutelle
L'égalité veut d'autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Égaux, pas de devoirs sans droits!

{au Refrain}

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a crée s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

{au Refrain}

Les rois nous soûlaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air et rompons les rangs
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

{au Refrain}

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n'appartient qu'aux hommes
L'oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.

Par JRCF 61
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Mercredi 6 septembre 2006

A partir du 7 septembre sera examiné au Parlement le projet de loi énergie portant sur la transposition des directives européennes d’ouverture des marchés et comprenant la privatisation totale de GDF préalable à sa fusion avec Suez.

Si, comme il le prétend, le gouvernement cherchait à préserver la filière énergétique nationale, la solution serait qu’il renationalise à 100% EDF et GDF, qu’il les associe formellement et qu’il nationalise Suez pour former un pôle public français de l’énergie !

En réalité, en fidèle commis des affaires du grand patronat, le gouvernement s’acharne à vouloir offrir GDF sur un plateau aux gros actionnaires du groupe privé Suez pour constituer un euro-monopole capitaliste électro-gazier rival d’EDF, alors même que la population et les salariés sont massivement hostiles à la privatisation dont ils savent les conséquences (envolée des tarifs, suppressions d’emplois, dégradation des conditions de travail et du service aux « clients », baisse des investissements dans la sécurité et le développement des capacités de production…).

Le PRCF soutient les initiatives des salariés du groupe et appelle à construire un vaste rassemblement populaire contre les privatisations susceptible de mettre en échec le projet euro-gouvernemental. Dans cette optique, toutes les forces compteront - même s’il ne faut pas attendre grand-chose de ceux qui feignent aujourd’hui de s’opposer en promettant une « guérilla parlementaire » (90 000 amendements !) sans issue alors qu’ils ont laissé les mains libres à Sarkozy et à Villepin en refusant de s’appuyer sur la volonté populaire pour exiger la démission du gouvernement et de l’assemblée après le 29 mai 2005 ou pendant le mouvement anti-CPE .

Par JRCF 61
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Lundi 11 septembre 2006

Derrière la fusion Suez-GdF, la privatisation totale de l’Energie française
UNE SEULE SOLUTION, L’ACTION DE CLASSE jusqu’au retrait du projet Villepin-Sarkozy-Breton

Violant la « promesse » du parjure Sarkozy, outrepassant le mandat électoral de ses députés (à aucun moment Chirac et l’UMP n’ont parlé de privatiser GdF avant d’être élus !), abusant pour passer en force de sa « majorité » désavouée par le peuple (1), l’UMP veut offrir au MEDEF deux nouveaux cadeaux : d’une part, un effarant budget antisocial (15000 suppressions de postes dans la fonction publique, dont 8000 dans les lycées et collèges !), d’autre part la privatisation de Gaz de France au profit des actionnaires de SUEZ.

Le prétexte invoqué pour privatiser GDF est provocateur : comment croire au « patriotisme économique » d’un gouvernement qui encourage les délocalisations (en élargissant sans cesse l’Europe à l’est), qui a laissé le trust MITTAL absorber ARCELOR, qui a « ramé » avec le PS pour la constitution supranationale quitte à priver la France du droit à disposer d’elle-même ?

En fait, le gouvernement veut briser les entreprises publiques EDF et GDF ; il veut détruire un bastion CGT pour faciliter l’offensive thatchérienne que Sarkozy prépare pour 2007 sous le nom de « rupture » ; en annexant GdF à Suez, Villepin et Breton veulent créer un monopole privé de l’énergie, concurrent direct d’EDF qui aura assez de force pour harceler, asphyxier, puis privatiser EDF, nationalisée en 1946 par le ministre et résistant communiste Marcel Paul. Dénationaliser EDF/GDF, ce n’est donc pas du « patriotisme économique », c’est de la trahison nationale, motivée par la haine contre la classe ouvrière et par la servilité envers l’U.E. des financiers !

Si le gouvernement voulait vraiment donner à la France de nouveaux outils énergétiques, il procèderait tout autrement. Comme le propose le Pôle de Renaissance Communiste en France, il faudrait au contraire :

-re-nationaliser à 100% GDF et EDF, sans indemnités pour les grands actionnaires ;
-nationaliser SUEZ en accordant un statut à ses agents;
-constituer un pôle public nationalisé de l’Energie autour d’EDF ;
-rejeter les diktats de Bruxelles, quitte à sortir des ruineux traités de Maastricht et de Nice. Le peuple de France a balayé les rois en 1793, il s’est soulevé contre Hitler en 44, ce n’est pas pour baisser la tête devant une poignée d’eurocrates à genoux devant le grand capital !

Mais malgré ses amendements-spectacle, la « Gauche d’en-haut » ne VEUT pas gagner la bataille de l’énergie.

D’abord, rappelons que c’est Jospin, dans le silence de ses ministres « communistes » Buffet et Gayssot, qui a signé l’Accord européen de Barcelone privatisant l’Energie et portant la retraite à 67 ans dans l’UE…

Ensuite, la « résistance » parlementaire du PS n’est qu’un baroud d’honneur : si la fusion Suez-GdF se fait, Hollande a annoncé dans « le Monde », que ce sera « irréversible » : en clair, le PS ne re-nationalisera pas s’il gagne les élections. Bref, que la droite fasse le sale boulot, ensuite le PS continuera sur ses traces, comme Jospin l’a fait en 97/2002 en refusant de toucher au Plan Juppé !

Enfin, le PS « ouiste » et la « gauche d’en-haut» n’ont tiré aucune leçon du Non à la constitution européenne ; quant à la « petite gauche » (PCF, LCR, Bové, LO), elle continue d’appeler à « l’Europe sociale » dans le cadre de l’UE. Mensonge ! Tôt ou tard, pour reprendre la voie du progrès, les travailleurs n’auront d’autre solution que de reconquérir l’indépendance de la France et remettre en cause Maastricht et l’euro, qui plombe notre pouvoir d’achat, nos services publics, nos retraites, notre Sécu et nos exportations.

Face à cette TRAHISON permanente, s’en tenir au « lobbying citoyen » serait suicidaire : c’est de l’action de classe et de masse que nous avons besoin ! Salariés d’EdF, GdF et Suez, travailleurs du privé et du public, étudiants, unité !

Pourquoi d’ailleurs les salariés actuels seraient-ils moins courageux que leurs pères qui ont fait 36, 45, 68 ? Pourquoi ne prendrions-nous pas modèle sur nos FILS et FILLES qui, en trois semaines de luttes dures, avec piquets de grève et manifs, ont eu la peau du scandaleux Contrat Première Embauche ? Nous sommes le PEUPLE, nous sommes la MAJORITE, comme l’a montré le 29 mai 2005 !

C’est pourquoi le PRCF appelle à construire un Front de Résistance et d’Alternative Populaire pour SORTIR la France du collier étrangleur de l’UE de Maastricht, (re-)nationaliser les secteurs clés de l’économie, ré-industrialiser le pays, reconquérir les acquis et le pouvoir d’achat, annuler les contre-réformes UMPS, construire des traités internationaux respectueux des peuples, bâtir une République sociale, souveraine et démocratique en marche vers le socialisme. C’est d’un tel programme que les partis de gauche devraient discuter au lieu de passer leur temps à se concurrencer en bêlant après l’« Europe sociale » !

Sans cette rupture avec le grand capital, ce sera la « rupture » sarkozyste à la Thatcher (ou à la Blair, si c’est Sarkolène qui gagne !) avec un déluge de mesures policières et fascisantes à la clé.

Pour retrouver le combat de classe déserté par la fausse gauche et par le PC « mutant », le PRCF invite les salariés à le rejoindre : tant qu’il y eut en France un PCF marxiste-léniniste et lié aux travailleurs, le peuple a tenu le capital en respect. Depuis que le vrai PCF de Jacques Duclos, de Maurice Thorez (statut de la fonction publique) et de Marcel Paul a été dénaturé par la « mutation », c’est la CATA pour les salariés et pour la France ! Il faut reconstruire une avant-garde FRANCHEMENT COMMUNISTE!

Alors, si nous voulons vaincre et non « accompagner » la casse, aidons le PRCF à unir à nouveau le drapeau tricolore au drapeau rouge.

(1) L’UMP a été battue à TOUS les scrutins depuis 2002 : régionales, européennes, 29 mai 2005 ; en outre elle est lâchée par l’UDF sans laquelle les députés UMP n’auraient pas été élus. Ce parlement ne tient que parce que la « gauche plurielle » n’ose pas en demander la dissolution. DISSOLUTION de cette ASSEMBLEE NATIONALE MINORITAIRE !

LE PRCF

Par JRCF 61
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Samedi 16 septembre 2006

Surexploitation du travail, opulence des gros actionnaires, précarité, difficulté à se loger et à « boucler le mois »… : cette société capitaliste est de plus en plus injuste, antidémocratique, inhumaine…

Ses médias, au service du MEDEF et de l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP) sèment en permanence le mensonge, l’anticommunisme, le désespoir, la haine de l’autre, la division entre les salariés…

Quant aux dirigeants de la Droite et de la fausse gauche, ils n’ont qu’une obsession : se faire élire à tout prix, réussir leur « plan de carrière »…

Il y a d’abord ce gouvernement UMP qui applique à la lettre la feuille de route du MEDEF et de Bruxelles : privatisation du Gaz, destruction de la Fonction publique, austérité salariale, délocalisation de la Métallurgie, traque aux ouvriers immigrés non-européens… pendant que la finance internationale fait main basse sur notre pays…

Il y a les gros patrons et actionnaires « français », qui ne parlent qu’anglais entre eux, et qui se gavent de profits (23% de plus pour les manitous du CAC 40 en 2006 !) pendant que l’emploi industriel et le pouvoir d’achat partent en vrille !

Il y a Sarkozy de Nagy-Bocsa, digne héritier d’une dynastie d’aristos qui ont fui la Hongrie populaire et qui se sont recyclés au MEDEF ou à Neuilly; ce Sarcow-boy est allé voir Bush pour accuser la France d’ « arrogance » ! Son programme ? ARASER le statut de la fonction publique, aligner sur le bas les conquêtes sociales, étrangler le droit de grève, instaurer un contrat de travail unique PRECAIRE pour tous, traquer le « pré-délinquant » dès la maternelle… Sa « RUPTURE » consiste à déclencher en France un raz-de-marée thatcherien, avec en prime l’étranglement de l’indépendance nationale et des libertés syndicales et démocratiques !

Il y a la dame patronnesse Sarkolène Royal, qui rivalise avec Ségozy en matière d’attaques contre les valeurs de gauche et qui séduit les médias en appelant à fliquer les jeunes, à « aligner » la RTT, EDF, les cheminots et les enseignants (au lieu d’annuler les contre-réformes Balladur-Fillon sur les retraites). Mais quel(le) que soit le ou la futur(e) élu(e), Bruxelles lui a déjà « passé commande » : elle ou il devra faire passer à tout prix la constitution européenne en 2008 quand la France présidera l’Union européenne ! …

Il y a le PC mutant et décaféiné de Mme Buffet qui rabat déjà sur Sarkolène, rêve de ministères dans un gouverne-ment « royal » et ne jure que par l’Europe sociale… Comme si l’UE de Maastricht n’était pas à 100% contre les travailleurs !

Enfin il y a Le Pen et de Villiers qui espèrent rafler la mise avec leur alternative raciste, xénophobe et fasciste…

Mais notre peuple flaire le piège. La « France d’en bas » sait que quand elle s’unit, comme elle l’a fait en mai 2005 et lors de la lutte contre le CPE, elle devient irrésistible. Encore faut-il pour cela ne pas s’en tenir à de grand coups de colère pour ensuite « rentrer dans le rang » de « l’UMPS » (l’Union Maastrichtienne Patronale et Social-démocrate) lors des élections

Encore faut-il oser affronter les états-majors syndicaux qui ont renié le combat de classe et qui nous mènent de défaite en défaite au nom du « dialogue social » et d’un « syndicalisme rassemblé »… derrière le jaunissant Chérèque !

Encore faut-il que les vrais progressistes, notamment les vrais communistes, osent agir en toute indépendance par rapport à la « Gauche-plus-rien » et à son fidèle rabatteur de second tour, le PC mutant.

Encore faut-il ne pas semer l’illusion qu’on peut « infléchir » le PS « royaliste », ou qu’on peut « redresser du dedans » le PC officiel : celui-ci est désormais arrimé au PGE, le « Parti de la Gauche Européenne », dont le président (le « communiste » italien Bertinotti) est un pilier du gouvernement super-maastrichtien de Romano Prodi.

Encore faut-il rompre avec l’illusion qu’on peut « réorienter socialement » l’Europe impérialiste du grand capital !

C’est pour aider le peuple à sortir la France du collier étrangleur de l’euro et de l’UE du capital que le Pôle de Renaissance Communiste a été constitué en 2004 à l’initiative de militants fidèles au PCF du Front populaire et de la Résis-tance. Travailleurs salariés, étudiants, artisans et paysans, unissons-nous contre Maastricht et le grand capital, militons pour une République sociale, souveraine et populaire, pour une rupture progressiste, anticapitaliste et républicaine.

Communistes, membres ou non du PCF, renforçons le PRCF pour réorganiser une force franchement communiste en France, construire des convergences communistes d’action , nous réapproprier le marxisme-léninisme et refuser la criminalisation du communisme ! Affichons sans complexe la perspective du socialisme comme les révolution-naires cubains, vénézueliens et boliviens !

Nous sommes le peuple : si nous passons à l’action comme l’ont fait les jeunes contre le CPE, si nous nous unissons dans un Front de Résistance et d’Alternative Populaire associant le drapeau tricolore au drapeau rouge, si nous reconstruisons une avant-garde indépendante du PS « royaliste », alors le désarroi changera de camp ; et l’heure sonnera d’engager la transformation révolutionnaire de la société !

VENEZ DEBATTRE FRATERNELLEMENT DE CES IDEES A NOTRE STAND !

Par JRCF 61
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Mercredi 4 octobre 2006
Dénoncé par son propre frère, l’ex-agent secret Alain Royal, frère de sa Psychorigidité, est accusé d’avoir lui-même posé la bombe qui a causé la mort d’un homme d’équipage du Rainbow Warrior. Cet assassinat d’Etat avait été commandité par Mitterrand pour “sécuriser” les essais nucléaires français dans le Pacifique, essais “menacés” par Greenpeace (!!!). Or la fille du colonel n’en continue pas moins de se déclarer “fière de son frère”, nageur de combat de son état (ah la belle famille proche du prolétariat!). Moralité: pendant que les mauvais terroristes meurent en prison, comme par exemple les prisonniers d’AD, les “bons” sont relâchés (Papon) ou couverts d’honneur par des candidats à la présidence de la “République”… Et cela porte un nom: la démocratie bourgeoise voguant, toutes voiles dehors, vers la fascisation.
Par JRCF 61
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Mercredi 11 octobre 2006

Pour ses prises de position lucides et courageuses contre les guerres impérialistes des Etats-Unis, leurs menaces contre Cuba socialiste et les exactions criminelles d’Israël au Liban et en Palestine, la sociologue Danielle Bleitrach est l’objet de harcèlement de l a part d’officines ultra sionistes qui vont jusqu’à l’appel au meurtre contre elle !
Le plus odieux dans ces menaces est que notre camarade fille de déportés, est d’autant plus haïe qu’elle est d’origine juive, ce qui aux yeux des sionistes (une fois de plus ils rejoignent les pires anti-sémites) constitue manifestement une circonstance aggravante.
Il est scandaleux que des insultes assorties d’appels au meurtre, qui sont la négation la plus fanati-que de la liberté d’expression, soient tolérées par les autorités de l’Etat.
Ce type de campagne contraire aux principes laïques de la République en dit long sur le climat de fascisation rampante et de communautarisme exacerbé entretenu dans notre pays et dans l’Europe « démocratique et libérale » de Maastricht en proie aux offensives tous azimuts du capital, au néo maccarthysme anticommuniste (rapport Linblad), aux tentatives de chasse aux sorcières contre les fonctionnaires et les enseignants mal-pensants.
Déjà sans aucune réaction des autorités de l’Etat, censées faire respecter la loi et le statut des fonc-tionnaires, Annie Lacroix Riz, historienne de renom international est l’objet d’attaques odieuses de la part de groupuscules d’extrême droite et d’ukrainiens blancs.
Le PRCF appelle solennellement tous les démocrates sincères à témoigner leur solidarité à Danielle Bleitrach et à demander aux autorités politiques et universitaires de faire respecter la loi républi-caine en recherchant et en châtiant comme ils le méritent les auteurs des appels au meurtre contre une intellectuelle communiste fidèle à son idéal et que le PRCF assure de sa fraternelle solidarité.
A bas l’anticommunisme fauteur de fascisme ! A bas le fascisme et l’intégrisme de quelque milieu qu’ils émanent ! A bas le monstrueux antisémitisme y compris celui des sionistes ultra qui veulent imposer leur pensée unique à tous les citoyens d’origine juive ou non juive en violation de la liberté de conscience. ! Halte à la fascisation de notre pays !

Le secrétariat politique du PRCF

Par JRCF 61
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Samedi 20 janvier 2007
La Star Ac' à Alençon : dépenser en question.

                                                                                par Johann Lefebvre



    Exception faite des six élus de l'opposition qui n'ont pas voté la convention entre la société de production DTS et la ville, on aura noté le sens de l'innovation culturelle de l'équipe municipale alençonnaise, en parfait avec accord avec sa ringardise et son conformisme bourgeois. Sous couvert d'une manifestation populaire, la venue du spectacle hyper-formaté, et mauvais, de TF1 au parc des expositions, ces fins esthètes et mélomanes avertis ont décidé de faire un beau cadeau à leurs administrés en leur offrant une soirée entièrement gratuite, de réputation nationale-télévisuelle. Cette messe bruyante aura lieu le 30 juin prochain, à 20h30. Quand je dis gratuit, je rectifie tout de suite, c'est quand même une histoire de gros sous. Car 74000 euros ce n'est pas rien, et le coût de la prestation, entièrement pris en charge par la ville, est évidemment à double tranchant. C'est comme dire : "Je te fais un cadeau, mais c'est toi qui le payes". Ramené au nombre d'habitants que compte la préfecture ornaise, ça doit faire pas loin de deux euros cinquante centimes par tête de pipe. Certes le tri sélectif est onéreux, mais adapté à la télé-poubelle il devient carrément exorbitant.
    Passons à l'analyse. Tout d'abord inutile de vouloir contacter un responsable de la communication à la mairie, le poste étant vacant depuis un moment (pour ceux que l'aventure intéresse, l'offre d'emploi est référencée 474811I à l'ANPE depuis le 26 octobre 2006). Par ailleurs, il est relativement difficile de savoir d'où vient l'initiative d'un tel événement pseudo-culturel, difficile de savoir si c'est la mairie qui a contacté la société de production DTS ou l'inverse. Cependant, il semblerait que dans cette affaire le service culturel de la municipalité ait été tout simplement court-circuité puisque l'annonce de la convention a été faite par madame le maire et non par son adjoint (dé)chargé de la culture. L'argument sous-jacent a été le suivant : la culture est souvent perçue par beaucoup, et tout particulièrement par les classes dites populaires, comme une sphère d'activités relativement élitiste et, partie de ce constat, madame le maire a donc décidé, a priori seule, de soulager ce ressenti populaire en faisant cadeau d'un événement spectaculaire gratuit, en pensant peut-être que dégager une telle somme d'argent faisait montre d'un bel effort politique et que les alençonnais allaient apprécier la démarche. C'était sans compter, c'est le cas de le dire, sur la force symbolique des chiffres, surtout si l'on en vient à comparer le montant alloué pour la venue de la Star Ac' aux sommes modestes que peut manipuler par exemple un smicard dans sa vie quotidienne. Quand on sait aussi que la même municipalité prétend avoir de sérieuses difficultés à soutenir financièrement les emplois des animateurs dans les maisons pour tous, emplois menacés de disparition par défaut de renouvellement, on se prend à douter sérieusement du réel volontarisme affiché de se rapprocher des gens en difficultés et de soutenir les actions culturelles dans les quartiers. Avec 74000 euros, on doit pouvoir maintenir quelques animateurs culturels en poste. Du point de vue comptable, on s'étonnera encore qu'une somme aussi coquette ait pu ainsi surgir presque par magie : est-ce inscrit au budget de la culture ? Du fonctionnement ?
    Bon nombre de spectacles de passage dans la ville, de qualité bien supérieure, et qui peuvent justement niveler par le haut la consommation culturelle, devraient pouvoir bénéficier de telles prérogatives pécuniaires, mais cela exige un tout autre courage politique et une conscience sociale que les thuriféraires de la rupture tranquille ne possèdent visiblement pas. Et tout ce cirque, car il s'agit de cela —la plèbe veut des jeux, qu'on lui en donne !—, est présenté comme un événement d'importance, et médiatique, qui participera au rayonnement de la Cité des Ducs. Ceux qui se battent concrètement, jour après jour, avec des moyens parfois minimes, pour promouvoir la diversité musicale ou, de façon plus générale, la multitude artistique, apprécieront également l'élégance de la démarche qui, à la frontière délicate du populisme, révèle aussi une tactique électoraliste taillée dans la masse. Faire venir dans une salle de spectacle ce que produit de plus mauvais la télévision ce n'est pas, à proprement parler, amener les individus à découvrir les larges horizons de la culture et de la création, c'est au contraire les maintenir dans l'abrutissement que génère chaque jour la petite boîte à images et qui arrange tous ceux qui, savourant l'ordre établi, redoutent l'esprit critique et la libre pensée.
Par JRCF 61
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Jeudi 22 février 2007
Il est mort à 96 ans, de vieillesse, entouré par les siens, comme un bon vieillard.
Papon qui organisa l’envoi vers les camps de la mort de 1560 juifs de Gironde, hommes, femmes, vieillards, enfants, parqués dans des wagons à bestiaux comme des animaux, Papon le complice des nazis assassins, jugé et condamné (insuffisamment) pour ses crimes, est mort libre ! Honte à jamais à ceux qui autorisèrent sa sortie de prison !
Cet exécuteur zélé de la politique pétainiste a connu le parcours exemplaire d’un serviteur du capital issu lui-même de la haute bourgeoisie, dont la motivation essentielle, l’ambition mise à part, fut la haine des travailleurs et surtout des communistes.
Il est entré dans la haute administration sous la 3° République, mais dès l’armistice conclu avec l’Allemagne hitlérienne, il se met au service du régime de Vichy.
En 1942, il est nommé Secrétaire Général de la Préfecture de Gironde, en ZONE OCCUPEE, c'est-à-dire sous autorité nazie. Il a dans ses fonctions le service des questions juives, chargé du recensement, de l’arrestation et de l’envoi des juifs de la région bordelaise vers Drancy et les camps d’extermination. Mais ses fonctions sont aussi d’organiser la répression contre la Résistance et sa composante la plus dynamique, les communistes.
En Gironde, la « résistance gaulliste », pour assurer l’avenir de la haute bourgeoisie régionale, a négocié des accords avec les nazis et la gestapo au nom de son anticommunisme viscéral. Cela explique pourquoi le criminel de guerre Papon fut maintenu dans ses fonctions de Secrétaire Général de la Préfecture de Gironde, sur ordre de de Gaulle qui connaissait parfaitement son passé mais pour qui : « l’autorité de l’Etat est si sacrée, le péril constitué par les communistes si intolérable, qu’il est disposé à accepter sans trop de problème de conscience des hommes qui ont pu, un moment assez long, travailler pour le compte de Vichy » (Eric Roussel).
Papon est même nommé préfet des Landes en 1945 ; préfet de Corse en 1947, puis préfet de Constantine (Algérie) en 1949. En 1951 il devient secrétaire général de la Préfecture de police de Paris. En 1954 il est nommé au Maroc comme secrétaire général du protectorat ou il organise la répression contre les nationalistes marocains, puis en 1956 on le retrouve préfet de Constantine en pleine guerre d’Algérie.
En avril 1958, Papon est nommé préfet de police de Paris ; à ce poste stratégique il joue un rôle important au moment du coup de force du 13 mai. Il participe aux réunions gaullistes des comploteurs qui préparent le retour au pouvoir de de Gaulle. Et bien sûr après le coup réussi, il conserve son poste. Le gouvernement gaulliste lui donne carte blanche ( il a acquis une telle expérience de 1942 à 1944, puis au Maroc et en Algérie…) pour maintenir l’ordre dans les rues de Paris contre les patriotes algériens. C’est ainsi que le 17 octobre 1961 lors d’une marche silencieuse organisée par le FLN , la police à ses ordres massacre de sang froid plus de 200 algériens. Le 8 février 1962 une manifestation contre les assassins de l’OAS, est violemment réprimé par la police aux ordres de Papon, sous directives de de Gaulle, huit manifestants tous communistes dont un jeune de 17 ans sont massacrés, un neuvième meurt des suites de ses blessures.
Sous le talon de fer du capital, les fonctions sont interchangeables, en 1967 Papon quitte la préfecture de police et est nommé par le gouvernement président de Sud Aviation. A l’automne 1968, il devient député UNR du Cher, puis trésorier de l’UNR avec le soutien de de Gaulle.
De 1978 à 1981, il est ministre du Budget dans des gouvernements Raymond Barre ( tiens, un autre vichyste). La fidélité ça se paie !
Cette partie de sa carrière, de 1944 à 1983, la plus longue, a été très peu mise en lumière et ça s’explique.
Ce ne sera qu’en 1983 qu’il sera inculpé de crimes contre l’humanité, mais curieusement, il faudra attendre 1997 pour que débute son procès. Il aura tout au long de celui-ci une attitude arrogante sans un mot de remord pour ses crimes.
On connaît la suite condamné à 10 ans de réclusion criminelle et à l’indignité nationale, l’assassin fasciste Papon est libéré au bout de 3 ans pour « raisons de santé ». La complicité de classe a joué à fond.
Un fasciste est mort ; son rôle d’assassin ne s’est pas « limité » à la période 1942-1944, toute sa vie démontre ce dont est capable la bourgeoisie quand elle sent sa domination menacée.
Par JRCF 61
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