Textes, théories

Dimanche 23 juillet 2006
Normands, habitants de Normandie, jeunesse normande,

La Normandie est une terre riche d'une histoire, d'une culture, d'une langue, d'un passé historique riche et glorieux.
La culture des traditions est nécessaire et utile pour garantir la diversité culturelle de la France et du monde. Or, la culture normande est de plus en plus menacé par le "melting pot" à la Française (comprenez l'étatsunisation culturelle).
Il ne faut pas oublier le passé, et il est de notre devoir de le faire vivre et revivre, sans sombrer dans le communautarisme indépendantiste passéiste d'une classe terroriste d'extrême-droite. Oublier le passé, le dénigrer, fait apparaître des convictions populaires aussi folkloriques que dangereuses, par exemple sur le mythe  du totalitarisme soviétique, ou sur la légende du bon colonisateur européen.
Mais la culture normande appartient aussi au riche patrimoine de l'humanité, et l'enrichit considérablement.
Alors qu'aujourd'hui, la Normandie est la région de France où le régionalisme a la place la plus minuscule dans le coeur de ses habitants, nous osons appeler à la culture des racines chez les membres de la communauté normande, notemment au sein de la jeunesse dont nous représentons une partie, certes infime. Une culture des racines dans un esprit de tolérance, comme moyen de développer l'ouverture d'esprit, comme moyen d'éveiller au danger des instutions supra-nationales du capital qui oeuvrent pour le profit au mépris des peuples, et donc des individus !
Aujourd'hui, nous clamons : vive la Normandie, et vive le socialisme en France !


Quand tout renaît à l'espérance,
Et que l'hiver fuit loin de nous,
Sous le beau ciel de notre France,
Quand le soleil revient plus doux,
Quand la nature est reverdie,
Quand l'hirondelle est de retour,
J'aime à revoir ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.
J'ai vu les champs de l'Helvétie,
Et ses chalets et ses glaciers,
J'ai vu le ciel de l'Italie,
Et Venise et ses gondeliers.
En saluant chaque patrie,
Je me disais aucun séjour
N'est plus beau que ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.
Il est un âge dans la vie,
Où chaque rêve doit finir,
Un âge ou l'âme recueillie
A besoin de se souvenir.
Lorsque ma muse refroidie
Vers le passé fera retour,
J'irai revoir ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.
Par JRCF 61
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Samedi 29 juillet 2006

            Le but d'une société est le bonheur universel. Ou du moins le bonheur universel de la classe dirigeante. Une société qui en déroge est une société condamnée à court terme.

            Mais voilà, aujourd'hui, une société dispose de moyens de subsistance pour les cas où elle ne perpétue plus cette règle, ou quand le pouvoir a été volé à une classe par une autre - cas de nos sociétés libéralistes où le pouvoir, sensé appartenir au peuple, est aujourd'hui l'affaire d'une élite ploutocratique. Ces moyens, apanage du "totalitarisme douceâtre", sont des méthodes simples ayant l'acceptation quasi-unanime de toutes les franges de la société, et qui permettent sous des atours de liberté d'asservir les masses populaires.

            Le moyen, en phase de devenir universel, ayant le plus d'échos dans nos sociétés occidentales "modernes", est bien sûr la télévision. Ah, la télévision, une abondance d'images et de sons variés servis pour notre bonheur ! Une liberté totale... de changer de chaînes et de choisir ses programmes ! L'école de la vie, en version moderne, sur les canapés ! Cette liberté, il nous semble légitime de se demander pourquoi est-elle produite par une toute petite minorité de maisons de productions sous la houlette de patrons richissimes, et pourquoi les hommes libres la regardent jusqu’à y sacrifier leur indépendance d’esprit et même leur esprit critique. Peut-être tout simplement est-ce car ceci est le but unique de la télévision : faire changer celui-ci de rêve, lui imposer des rêves formatés à coups de destins formidables, de chance incroyable à saisir, de penalty sauveur de la nation, et tout ce genre de concept, comme sous les fascismes on embrigadait les individus dans des corps armés pour leur faire rêver de montée en grade ?

            Mais, me direz-vous, concrètement, où est le rapport avec le cannabis et sa légalisation ? Et bien voilà, tout le monde n’est pas dupe ! Certains, conscients de l’état anti-démocratique de l’outil télévision, s’en détournent. Ils choisissent une voie de développement politique non reconnue par les médias par lesquels ils sont fréquemment stigmatisés. Ils développent un esprit critique quand à la réalité médiatique. Ils créent des sortes d’ « îlots de résistance », dispersés, aux théories souvent incompatibles et variées.

            Certaines sociétés modernes, aux médias réellement trop médiocres ou pas assez contrôlés, voient émerger dans des proportions inquiétantes pour leur « stabilité » bourgeoise ou féodale, ces groupes de résistance et de contestation non passive. Il est donc nécessaire de trouver d’autres armes aux mêmes effets. Le cannabis est de celles-ci. Toute une frange des personnes contestataires, notamment les héritiers de la pensée gauchiste libertaire soixante-huitarde, au nom de la sacro-sainte liberté, se retourne de manière effective vers le cannabis, pour combler le manque de satisfaction que leur apportent les médias ou juste pour braver l’interdit et se donner une image de « rebelle », comme aiment tant à le faire le lumpenprolétariat et les petits-bourgeois.

            Or, le cannabis est, non content d’être extrêmement dangereux pour la santé, un moyen d’abrutir les individus, de leur faire perdre conscience de la dramatique situation dans laquelle nous plongent les bourgeois au pouvoir. Par ces effets tranquillisants et apaisants, ils rendent l’image de la société plus rose aux yeux du consommateur. Par ces effets rigolards et crétinistes, il empêche l’individu de se focaliser sur un sujet précis et donc de tirer une analyse d’une situation quelconque, bien que donnant une impression d’intelligence à l’individu rendu écervelé par sa prise de drogue.

            Nous pouvons ainsi bien comprendre l’intérêt qu’auront la bourgeoisie de légaliser cette drogue qui reste un important danger socio médical : faire retourner une frange importante des « rebelles » à la pensée unique dans le rang des moutons blancs amateurs de séries américaines et de films légers. Par l’image de rébellion associée à la prise de cannabis, ils sont persuadés que sa consommation aura encore un grand avenir chez les gauchistes ! Et si en plus ça rapporte des deniers…

            Nous pouvons désormais nous demander pourquoi alors toute la bourgeoisie « représentative » des partis politiques adeptes de la pensée unique, de la LCR au MNR, ne sont donc pas tous d’accord pour légaliser cette plante néfaste. Tout simplement pour une raison qui pèse gros sur le débat non officiel que se font les politiques à ce sujet. Il y a bien sûr la flatterie qu’exerce une bonne frange de la classe politique, notamment à l’encontre de l’électorat moraliste chrétien.

Mais ce n’est pas tout. La deuxième raison est tout simplement de choisir entre ces deux options : ou légaliser le cannabis pour abrutir les gauchistes et les anarchistes anti-oppressifs, ou le prohiber pour leur permettre de cogiter et de développer des théories ultra violentes, de casser des vitrines en acte de rébellion et tout ce genre de choses. En effet, interdire le cannabis incitera à la violence les anti-oppressifs : ils seront capables de manifester leur colère pour toute sorte de cause, et en priorité leur rancune envers ceux qui ne veulent pas légaliser la chose, et une partie de la jeunesse « rebelle » de la petite bourgeoisie se tournera vers l’alcool, peur du gendarme oblige, et l’alcool libère les pulsions.

En permettant la violence de ces jeunes, on crée des images très utiles pour les médias, du fait de l’auto décrédibilisation de ces mouvements pourtant en marge des principaux groupes politiques d’extrême-gauche, ce qui permet d’accuser tous les mouvements protestataires et progressistes dans un véritable tour de force de généralisation digne des propagandes du PNS dans les années 20 !

            Il existe ainsi deux choix politiques pour garantir la stabilité du système par rapport au cannabis : soit on le légalise pour entretenir la léthargie mentale de la population, soit on continue de l’interdire pour garantir la violence d’une population marginale, ce qui conclut à la léthargie mentale du reste de la population.

Notre position est très simple sur ce débat : garantir la bonne santé mentale et physique des jeunes et leur capacité à l’analyse critique de la situation, tout en empêchant les mafieux et les industries de la drogue de s’engraisser passe par une interdiction très stricte de cette drogue. Il faut également envisager de toute urgence un programme de démantèlement de l’industrie du tabac et d’ouvertures massives de centres de désintoxication et de diffusion de traitements dans ce sens pour faire progressivement disparaître la consommation du tabac et réduire la consommation nocive et abusive de l’alcool. Ceci dans un but de salubrité publique, et même de salut public !

Par JRCF 61
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Mercredi 6 septembre 2006

Après son 33ème congrès, le PCF ne propose plus de nationalisations

Dans la préparation du 33ème congrès du PCF, des débats nombreux ont portés sur les propositions utiles pour s’attaquer à la domination du capital sur le travail, et notamment sur deux formules proposées dans la base commune de discussion, la « distribution gratuite d’actions aux salariés » et la « modulation des cotisations sociales en fonction de la politique de l’emploi menée par l’entreprise ». Ces deux formules cristallisent le débat sur les formes alternatives à l’actionnariat capitaliste qui tirent les leçons des expériences de nationalisation du siècle dernier.

Il est utile de constater ce que sont devenus ces deux sujets dans le texte finalement voté par le 33ème congrès et devenu donc le programme politique du PCF.

La proposition de distribution d’actions gratuites semble avoir été abandonné, le texte annonçant que « L’actionnariat salarial actuel sera mis en extinction. ». Mais le paragraphe poursuit en évoquant « les distributions d’actions gratuites actuelles », qui devront être « émancipées des marchés financiers », feront l’objet de règles particulières, les titres étant « non négociables », sauf cession à des « Fonds non spéculatif dans l’entreprise géré par les salariés et leurs organisations »… En quelque sorte, il reste nécessaire de gérer l’actionnariat salarié. D’ailleurs l’épargne gérée par les assurances, FCP et autres SICAV doit être « mobilisée au service de l’emploi et d’une nouvelle croissance réelle ». Cette épargne est bien sûr largement une épargne de salariés.

On n’est donc plus très sûr de comprendre ce que veut dire le texte. Sur le fonds, est-ce une bonne chose ou non que les salariés soient actionnaires, que ce soit de leur entreprise ou d’une autre ? Le capitalisme « populaire » ou des millions de salariés pèserait sur les décisions à travers leur présence dans le capital est-il un piège ou une voie possible de transformation sociale ? Le projet du PCF repose-t-il en partie sur une participation des salariés au capital ? Une forme possible de la visée communiste du PCF peut-elle être des entreprises gérées démocratiquement par des salariés-actionnaires ayant exclu du pouvoir le capital financier ?

Le texte peut paraître refuser la notion d’actionnaires dans le deuxième engagement qui annonce sans ambiguïté : « Dans la mondialisation capitaliste, le pouvoir est confisqué par le capital et les actionnaires. C’est la dictature des marchés financiers. La démocratie sociale reste à inventer pour rendre effectif le droit constitutionnel à l’emploi pour tous, qui doit primer sur l’exigence de rentabilité et le pouvoir des actionnaires. ». Le constat est donc sans équivoque sur la dénonciation du rôle actuel des actionnaires. Tout le problème est bien sûr de définir ce que peut être cette démocratie sociale qui doit faire primer l’emploi sur la rentabilité. Repose-t-elle sur un rôle nouveau des actionnaires, et parmi eux des salariés ?

La question est d’autant plus pertinente que le texte porte un jugement ambigu sur l’alternative classique de la « nationalisation » en écrivant - « Une propriété publique étendue, si elle ne suffit pas comme l’a montré les dérives de l’étatisation, reste toutefois indispensable ». Ces « dérives de l’étatisation », semblent porter entre autres sur l’expérience des nationalisations en France. Mais comment combattre ces dérives ? Et s’agit-il de combattre ces dérives ou l’étatisation elle-même ? La phrase suivante est indicative. Pour « contrer la puissance des marchés financiers », « l’Agence des participations de l’Etat, démocratique, transparente et représentative, aura deux finalités fondamentales : sécuriser et promouvoir l’emploi, la formation et la recherche dans les entreprises au capital desquelles l’Etat participe ; développer les territoires en répondant efficacement aux besoins de leurs populations ». La réponse aux dérives est donc le rôle d’une agence des participations de l’état, clairement considéré comme un actionnaire, dont les participations à coté d’autres actionnaires sont contrôlées par cette agence.

On très loin de la nationalisation qui faisait de Renault à la sortie de la guerre une régie nationale avant sa transformation en SA en 1990 par Michel Rocard premier ministre puis sa privatisation en 1996 par la droite, très loin des arsenaux d’état qu’il a fallu « désétatisé » en 1990 (par la gauche) après le regroupement en 1971 (par la droite) des activités industrielles du ministère de la défense en un groupement (le GIAT) qui passera de 17000 salariés a 2500 aujourd’hui très loin encore d’EDF dont le statut d’établissement public issu de la loi de nationalisation dfe 1946 a du être transformé en société anonyme selon les accords de Barcelone (Jospin), mis en œuvre il y a peu (Sarkozy..) pour qu’on puisse parler d’actionnaires…

En fait, le texte n’utilise strictement jamais le mot de « nationalisation ». Le rejet des « dérives » de l’étatisation a donc emporté le bébé avec l’eau du bain, le PCF ne propose plus de nationalisations comme forme d’appropriation sociale.

Pourtant, le texte affirme : « Dans chaque grand secteur relevant du service public, il y a besoin de maintenir ou de créer un opérateur public fonctionnant sur des principes en rupture avec ceux des groupes privés ». Mais alors qu’est-ce qui caractérise un opérateur public ? un actionnariat public important, majoritaire ? Sous quelle forme sans nationalisation ? Une « agence de contrôle de l’état » suffit-elle à assurer son caractère public quelquesoit la part d’actionnariat public ?. Qu’est-ce qu’une « propriété publique » et comment passer d’une propriété « privée » a une propriété « publique » sans nationalisation ? Le texte ne répond pas puisque le mot de « propriété » n’est utilisé qu’une seule fois pour parler de « propriété publique ».

Jean-Claude Gayssot avait comme ministre défendu l’idée que l’introduction d’actionnaires privés minoritaires n’était pas une privatisation. On se demande finalement si dans cette logique, la propriété publique ne serait pas conciliable avec un actionnariat privé ? En tout cas, cette idée est proche de celle très répandue que l’essentiel sont les engagements de services publics que peut prendre même une entreprise privée.

De fait, ce qui nous est proposé est bien dans la poursuite de cette vieille idée que la propriété n’est pas l’élément déterminant et qu’au contraire, ce sont les objectifs et la démocratie de la gestion qui sont essentiels, quelque soit la forme de propriété publique ou privée. Cette idée est d’autant plus dangereuse que son aboutissement est le Blayrisme qui privatise à tour de bras pour assurer une meilleure efficacité au service du public, y compris ce qui semble rester en France trop symbolique, le système scolaire primaire.

Comme il faut bien dire comment on peut faire du public sans remettre en cause la propriété privée, on insiste à plusieurs reprises sur les droits des salariés. « Nous proposons de donner de nouveaux droits, de nouveaux pouvoirs aux salariés, de créer un système de Sécurité d’emploi ou de formation pour chacun-e (SEF) » ou encore de manière plus fondamentale « La citoyenneté à l’entreprise sera constitutionnelle, avec des droits d’intervention et de décisions des salariés et de leurs organisations et institutions représentatives, dans la gestion des entreprises ». Mais la formule montre bien que si les salariés ont des droits, c’est pour se défendre contre la précarité avec la SEF ou pour intervenir dans la gestion, donc dans une gestion qui n’est pas la leur de droit car elle n’est pas encore leur propre propriété. Cette gestion reste un compromis entre travail et capital dont la propriété n’est pas mise en cause, Ces droits sont donc des droits dans le cadre du système capitaliste. Ils sont certes indispensables comme support de l’action, de la mobilisation, de la négociation et finalement du compromis dans le cadre de rapports des forces entre capital et travail, mais comment peuvent-ils être le projet communiste alternatif au capitalisme ?

Traiter réellement la question de la propriété et donc du mode de gestion lui-même suppose de combattre cette illusion que la gestion serait séparée de la politique, que l’entreprise serait une entité par elle-même, pour elle-même, alors qu’elle n’est qu’une forme d’organisation sociale dans laquelle des êtres humains, fournisseurs, salariés, clients, usagers, voisins… ont des intérêts et des engagements, forme d’organisation qui peut être remplacée par d’autres.. Qui se demande s’il faut trouver des actionnaires à l’école ? L’école, l’hopital, le théatre… sont-ils des « entreprises ». Et quelle différence avec une centrale électrique, un réseau de transport, un éditeur de logiciel, ou même une entreprise de fabrication et maintenance d’ascenseur ?

Réduire l’entreprise a ce qu’elle est dans le capitalisme conduit à un piège concernant les salaires et les cotisations sociales. Car si ce n’est pas la propriété qui est à la base de l’exploitation, alors une « autre gestion » serait possible, tout comme certains pensent qu’une « autre politique » est possible dans le capitalisme. On cherche alors à favoriser les bonnes gestions d’entreprises que ce soit par l’impôt : « Le barème de l’impôt serait progressif. Son taux serait modulé selon la part des bénéfices réinvestis dans la modernisation de l’outil de travail et la recherche avec un progrès de l’emploi, des salaires, de la qualification, tandis que la part distribuée aux actionnaires et/ou placée sur les marchés financiers serait pénalisée » Là encore, le pouvoir des actionnaires de décider des investissements est simplement « régulé » par une taxation différenciée. Mais les actionnaires sont toujours là avec leurs intérêts propres, leurs moyens, leurs médias pour conforter leur bataille contre le travail. Et le capitalisme a déjà produit ses experts pour jouer des lois et des règlements (il existe ainsi une raison sociale « optimiseur de coûts sociaux »), il continuera à le faire et comme toujours les plus gros s’en sortiront toujours mieux !

Cette illusion conduit de la même manière à oublier que les cotisations sociales sont du salaire et donc à proposer de moduler les cotisations… donc le salaire total, en fonction de la politique de l’entreprise ! Le texte réaffirme « A l’opposé des politiques systématiques d’exonérations de cotisations, nous affirmons le besoin d’une extension du montant de ces prélèvements, tant par l’augmentation de certains taux de cotisation, par la croissance de l’assiette salaires, par la création d’une assiette supplémentaire sur les profits financiers des entreprises, par des outils de modulation poussant à faire croître la base emploi et qualifications, par l’extension de mécanismes de bonus/malus, mais aussi par la création de cotisations nouvelles »

Mais si cette modulation semble si efficace pour « peser » sur la politique du patronat, c’est bien parcequ’on croit que le patronat peut choisir de mener une politique plus ou moins « sociale », qu’on ne voit pas que les entreprises de main d’oeuvre et les entreprises à fort actif ne sont différentes que de leur position dans l’organisation technique du travail et certainement pas de la nature de leur capital ou de leurs actionnaires, que très souvent, c’est le même patronat qui joue des répartitions de marge entre secteurs pour optimiser ses impôts en se jouant des « régulations » que prétendent lui imposer ces réformes…

En résumé, on ne peut mettre en cause le capitalisme sans mettre en cause la propriété privée, on ne peut combattre la précarité et l’exploitation sans remettre en cause les logiques d’investissements et de marché, les choix technologiques et de partenariat, on ne peut construire d’appropriation sociale sans exclure le capital de la recherche de sa reproduction élargie, donc sans le priver du droit d’exister pour lui-même. Si le capital en tant qu’accumulation de moyens n’est plus le support d’une classe sociale mais l’outil de la décision politique des citoyens, il ne peut appartenir de manière fractionnée à des actionnaires, mais il doit comme l’eau, l’énergie ou l’espace être un « bien public » inaliénable ! La nationalisation qui donne la propriété des composantes essentielles du capital au peuple est un outil essentiel d’un projet communiste. L’expropriation des actionnaires principaux est une exigence pour renverser le rapport des forces et saper les bases du pouvoir de la grande bourgeoisie. Cela ne règle en rien la question concrète de l’appropriation sociale, de la démocratie sociale dans les décisions technologiques et économiques, mais cela leur est un préalable indispensable.

Pierre-Alain Millet

P.S. Sur ces deux sujets, la conférence fédérale du rhône avait modifié le texte de la base commune a la quasi unanimité, rejetant et la modulation des cotisations sociales et la notion d’actionnariat salarié. Michel Laurent, représentant la direction nationale, avait tenté de défendre le texte, puis Louis Levêque, adjoint au maire de Lyon. Visiblement, ils étaient les seuls à être « dans le coup du 33ème congrès » !

Par JRCF 61
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Mardi 31 octobre 2006

En Normandie comme ailleurs, les classes dirigeantes, par une série de lois et déclarations haineuses, font se développer le communautarisme estudiantin comme une gangrène visant à briser l’homogénéité sociale des étudiants. Avec le projet de créer une forte divergence d’intérêts et ainsi briser toute mobilisation massive des lycéens et universitaires en cas d’agression caractérisée (ex : contrats précaires, fascisation des institutions scolaires, etc.), on assiste à une ghettoïsation massive, passant par plusieurs critères de divergence.

 

 

Il y a bien sûr en premier lieu l’antique séparation public/privé, l’éducation privée servant à former l’élite conservatrice noble.

 

 

Mais aujourd’hui, comme dans toute la société, on assiste à une assimilation culturelle et ethnique dans l’imagination du Français entre l’immigré et le lumpenprolétariat, due à une stigmatisation des classes sociales souvent prolétariennes issues de l’immigration. Cette stigmatisation, accusant l’immigré de tous les maux de la société française, a pris une forte ampleur dans les médias et partis politiques bourgeois, à cause de la morosité croissante de l’économie capitaliste depuis une dizaine d’années qui se fait ressentir chez la classe moyenne, mais avant tout pour détourner l’attention du prolétariat des réformes réactionnaires néo-libérales.

 

 
 

Le communautarisme a déjà fortement progressé dans les mouvements étudiants : on assiste à un regain d’intérêt pour les groupes d’extrême-droite, et nombre de Français craignent l’étranger, tenant des propos d’apparence anodine tel « Je les accepte tant qu’ils foutent pas le bordel ». La division ethnique héritée de la carte scolaire au sein de la fréquentation des lycées n’arrange rien.

 


Nous autres, étudiants, devons à tout prix lutter contre la plaie opportuniste du communautarisme. Les luttes sociales ne se gagnent pas par la division, mais par l’unité !

 

 

L’ennemi commun est le grand capital, et il nous guette pour attaquer dès que nous ne serons plus prêts !

 

 

Jeunes de toutes les communautés, unissez-vous !

Par JRCF 61
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