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Cinq années se sont écoulées depuis qu'en janvier 2001 le président américain Clinton avait reconnu le massacre de populations civiles perpétré par les troupes d'agression américaines dans la commune de Rogun de la province du Chungchong du Nord pendant la guerre de Corée, et fait la promesse d'en dédommager la Corée du Sud. C'est un fait bien connu.
Mais les Etats-Unis en ont complètement fait fi. Malgé les cinq années passées, ils n'en ont fait aucune excuse et aucun dédommagement. Loin de là, ils se sont évertués à couvrir leurs crimes barbares par une mascarade d'érection d'une "stèle à la mémoire des victimes". C'est, à n'en pas douter, dans leur dessein noir de déformer ou de justifier par tous les moyens leur histoire de génocide, de calmer la rancune et la colère amassées et le sentiment antiaméricain croissant chez le peuple sud-coréen, et à la longue, de commettre encore indéfiniment tous les méfaits possibles.
Les Yankees démoniaques avaient en effet massacré sans discrimination, en juillet l950, à la commune de Rogun, femmes, vieillards et enfants innocents à coup de mitrailleuses, d'obusiers et de baïonnettes, après les avoir refoulés sous un pont ferroviaire et dans une grotte. C'est un acte de génocide peu commun, inqualifiable et intolérable, qui ferait trembler d'indignation la nature inanimée.
Or, de pareils actes criminels des fauves yankees sont innombrables. Le massacre de civils dans la grotte de Kokgye à Tanyang dans la province du Chungchong du Nord, le bombardement de la gare de Riri (actuel Iksan) dans la province du Jolla du Nord, le massacre de civils à Ryechon dans la province du Kyongsang du Nord, voilà pour ne citer, à titre d'exemple, que ceux démasqués successivement peu après celui à Rogun. Et en ce moment, les GI’s, se conduisant en maîtres en Corée du Sud, ne cessent de tuer des gens, de violer des femmes, de brutaliser les passants et de se lancer à des brigandages.
Tous ces faits sont là pour prouver que les GI’s, occupant la Corée du Sud et voyant en Sud-Coréens un "peuple arriéré" de colonie, des "rats" ou des "faisans", forment un troupeau de fauves cruels qui se livrent à cœur joie à des crimes de toutes sortes et que les Etats-Unis, nés de guerres et de carnages, constituent le plus grand royaume empiétant sur les droits de l'homme.
C'est vraiment absurde, scandaleux et monstrueux qu'un tel Etat, le criminel de génocide No 1, veuille accuser autrui de violation de droits de l'homme.
Les Etats-Unis doivent savoir clairement que notre peuple n'est plus un peuple qu'ils puissent comme autrefois massacrer ou fouler au pied à leur guise.
Le bureau du Nord du Comité national d'enquête spéciale appelé à dévoiler la vérité sur les crimes des troupes américaines profite de cette occasion pour les condamner avec véhémence, au nom de tout le peuple coréen, et exige des Etats-Unis qu'ils tiennent bien compte de l'indignation terrible de toute la nation coréenne, s'excusent de tous les crimes affreux commis contre elle, sans parler celui perpétré dans la commune de Rogun, et l'en dédommagent intégralement, tout comme l'ex-président Clinton avait promis.
La nation coréenne tout entière n'oubliera jamais le génocide horrible commis par les Etats-Unis et ne manquera pas de s'en venger.
La nature agressive, pillarde et bestiale de l'impérialisme américain ne changera pas, ne pourra d'ailleurs jamais changer, tout comme un loup ne pourra devenir un mouton même s'il s'affuble de la peau de celui-ci.
Par conséquent, aussi longtemps que les troupes d'agression américaines resteront en Corée du Sud, les Sud-Coréens ne pourront nullement se débarrasser des calamités, des malheurs et de la honte ni sauvegarder la dignité nationale, la souveraineté du pays et la paix.
Le bureau du Nord du Comité national d'enquête spéciale appelé à dévoiler la vérité sur les crimes des troupes américaines exprime à cette occasion l'espoir que les organisations de toutes les classes et couches du Sud et les Sud-Coréens vont pénétrer le vrai visage de l'impérialisme américain insolent et s'engager énergiquement dans la lutte antiaméricaine pour expulser au plus tôt, hors de Coré du Sud, les troupes américaines d'occupation, source de tous les malheurs et douleurs dont souffre la nation coréenne
Pyongyang
Le 28 février 2006
A l’heure qu’il est, partout dans le monde s’élève la voix condamnant les actes de violation des droits de l’homme commis par les Etats-Unis. Ils sont, comme l’indiquent les opinions publiques, les auteurs des horribles crimes de violation des droits de l’homme de taille perpétrés sur la scène internationale. Sous prétexte de « guerre au terrorisme » et de « défense des droits de l’homme », ils se permettent de se lancer sans hésitation à l’attaque armée contre d’autres pays et au massacre de peuples. La guerre de Balkans, celle d’Afghanistan et la guerre d’agression contre l’Irak, ces grands désastres abattus sur les peuples, ont été perpétrées par les Etats-Unis sous prétexte d’« assurer la liberté et la démocratie » et « combattre le terrorisme ». Ces guerres ont entraîné des conséquence funestes : destructions sans discrimination et massacres. L’Afghanistan a été affreusement dévasté. L’Irak, devenu un théâtre du terrorisme et de la vengeance, est en proie à un désordre et à une confusion extrêmes. L’agression et l’occupation militaire de l’Irak par les Etats-Unis ont coûté la vie d’innombrables innocents ; et ceux qui exigent la liberté et la démocratie sont accusés de « criminels » et exécutés. Le pays est toujours là, mais pas de démocratie, rien que discorde, déchirements et tueries, telle est la réalité actuelle de l’Irak. Tout cela est imputable aux Etats-Unis qui, pourtant, décrivent tout cela comme actes pour la liberté et la démocratie. Là réside en fait leur dessein noir de justifier leurs actes de violation des droits de l’homme et de continuer leurs actes d’agression contre les pays indépendants.
Les droits de l’homme sont appelés à défendre et assurer la liberté de l’homme. Il est impossible de dire que les droits de l’homme soient assurés là où la souveraineté nationale est violée et là où le peuple est dans l’impossibilité d’exercer son droit souverain. Les Etats-Unis accusent les pays s’opposant à leur politique de domination et d’agression de ne pas assurer les droits de l’homme et la liberté, et recourent aux forces armées pour les écraser. C’est, pour eux, un principe d’action militaire universel. Ils légalisent l’emploi des forces armées contre ces pays, les taxant de « pays terroristes », de « pays dangereux ».
Comme il a été récemment révélé, les détenus enfermés dans la base navale de Guantanamo sont si brutalement frappés que leurs dents et omoplates sont cassés, voire, certains ont été entraînés devant la cage de lions pour se voir sérieusement menacés leur vie. C’est les persécutions et les tortures en miniature commises par les Etats-Unis, soi-disant « défenseur des droits de l’homme ».
Ils ont arrêté et détenu injustement des patriotes cubains et ont commis contre eux toutes sortes de forfaits alors qu’ils protègent le terroriste international tristement célèbre Posada Carillis, le présentant comme un « vaillant combattant antiterroriste ». Cette conduite démontre en évidence la fausseté et l’absurdité de leur « défense des droits de l’homme » et de leur « guerre au terrorisme ». Carillis a tenté plusieurs fois l’attentat contre le dirigeant cubain et perpétré des actes terroristes à Cuba. Si les Etats-Unis sont vraiment contre le terrorisme, ils auraient dû le juger d’après les lois internationales, et encore le renvoyer à Cuba, comme l’exige le gouvernement cubain, pour lui infliger le jugement du peuple. Mais loin de là, les Etats-Unis le protègent et prennent toujours son parti. En vue d’écraser la révolution cubaine, ils ont jusqu’ici organisé et financé une quarantaine de groupes terroristes spécialisés dans la destruction et l’assassinat. Leur but est de former un plus grand nombre de terroristes, de renverser Cuba socialiste et d’y instaurer l’ordre politique à l’américaine.
Les prétendus « antiterrorisme » et « défense des droits de l’homme » des Etats-Unis sont en fait leur doctrine d’agression et celle d’étouffement des droits de l’homme. Plus les Etats-Unis élèvent leur voix pour la « défense des droits de l’homme » et contre le « terrorisme », plus leur guerre d’agression se multiplie et leur répression criminelle des droits de l’homme devient plus odieuse partout dans le monde, et plus les populations en tombent victimes.
Le monde redouble de vigilance envers de telles prétentions des Etats-Unis. L’opposition catégorique à leur « guerre contre le terrorisme » et à leurs actes de violation des droits de l’homme est le moyen sûr de sauvegarder la souveraineté nationale de même que les droits de l’homme. Les peuples progressistes dans le monde exigent énergiquement que les crimes des Etats-Unis portant atteinte à la souveraineté nationale des pays et aux droits de l’homme soient mis au jour, que ces violateurs des droits de l’homme soient traduits devant le tribunal international et châtiés.
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La déclaration du Comité coréen
antinucléaire et de la paix
Comme on le sait bien, c’est à la suite de la révélation, en janvier dernier sur Internet, de secrets militaires du bureau des Affaires de défense de Corée du Sud, que tous les aspects du programme de développement de sous-marin à propulsion nucléaire poursuivi en catimini par les autorités sud-coréennes jusqu’à présent sont mis au grand jour, ce qui cause un grand scandale tant dans le pays qu’à l’étranger.
Cette entreprise secrète a d’ailleurs déjà été signalée par la presse sud-coréenne en janvier 2004, et des rumeurs semblables ont circulé plusieurs fois pendant l’année passée, mais toutes les fois les autorités sud-coréennes les ont complètement démenties. Or, cette fois, elle a été confirmée par des documents officiels selon lesquels les autorités sud-coréennes avaient promu sous le sceau d’un grand secret ce programme de développement, par exemple, en en travestissant tout le personnel en chercheurs civils ou en intégrant son budget dans le programme de développement des forces conventionnelles comme les sous-marins Diesel. Et, maintenant, il leur est devenu impossible de cacher la vérité.
En fait, en vue du développement de sous-marin nucléaire, les autorités sud-coréennes avaient décidé d’y affecter des sommes astronomiques, mis sur pied une « entreprise » en juin 2003, distribué l’élaboration de dessins de sous-marin nucléaire et les droits de construction de pile atomique et de coque aux firmes respectives. Actuellement, elles dirigent leurs forces sur l’élaboration de l’uranium enrichi de 90%, combustible à destiner au réacteur du futur sous-marin nucléaire.
Elles prétendent maintenant que leur programme de développement de sous-marin nucléaire se propose pour but de combler le « vide » qui allait se former à la suite du retrait des troupes d’occupation américaines et d’assurer la sécurité des voies de navigation maritimes, mais leur but fondamental est en fait de parfaire avec les Etats-Unis leurs préparatifs de guerre contre le Nord et d’ouvrir, à la longue, la voie à l’armement nucléaire.
L’uranium enrichi de 90% destiné à la pile atomique de sous-marin peut être facilement converti en uranium enrichi de 95% utilisable à l’armement. C’est une connaissance élémentaire. Les militaires sud-coréens le reconnaissent eux aussi.
Voilà les faits qui mettent en évidence la fausseté des autorités sud-coréennes qui, dans le sillage des Etats-Unis, s’en prennent obstinément à nous en parlant tant à cor et à cri de la « dénucléarisation » de la péninsule coréenne en public, mais qui en cachette mettent tant de passion à leur armement nucléaire sous la protection de leurs suzerains.
On sait bien que les bellicistes du Sud avaient transformé, depuis des dizaines d’années déjà, tout le territoire sud-coréen en arsenal nucléaire américain dirigé contre leurs compatriotes du Nord. Maintenant, loin de s’en contenter, les voilà engagés à eux seuls dans la voie de l’armement nucléaire. C’est très dangereux, c’est un acte antinational criminel et intolérable.
Il est clair que, si la Corée du Sud, privée de toute souveraineté et de toute autorité de commandement militaire et complètement assujettie aux Etats-Unis par « alliance » de nature agressive, accède aux armes nucléaires, celles-ci, destinées à l’attaque contre le Nord, vont sûrement jeter, en vertu de la politique d’agression américaine, ses compatriotes dans une hécatombe terrible et devenir ainsi des armes criminelles antinationales.
Les manœuvres des autorités sud-coréennes pour armement nucléaire représentent donc une menace grave pour la paix dans la péninsule coréenne, le destin de la nation coréenne et la sécurité de la région du Nord-Est asiatique.
Ce qui nous paraît plus grave encore, c’est que les Etats-Unis sont très indulgents et plaident activement pour la Corée du Sud dans son armement nucléaire alors qu’ils s’en prennent obstinément à nous dans la question nucléaire.
Nous avons nettement constaté une fois de plus à cette occasion la nature noire, l’impudence et la conduite ignoble des Etats-Unis à double face qui recourent à l’arbitraire suivant leur intérêt d’agression et leur notion de valeur.
Du moment que les Etats-Unis collaborent avec la Corée du Sud contre notre République en matière d’armement nucléaire, nous ressentons plus vivement la nécessité d’avoir en propre des forces nucléaires de dissuasion pour sauvegarder la dignité, la souveraineté et la sécurité de notre nation, et force nous est d’intensifier encore nos activités nucléaires autodéfensives.
Les Etats-Unis et les autorités sud-coréennes devront endosser toute la responsabilité des conséquences graves de leur collaboration téméraire et dangereuse en matière d’armement nucléaire.
A P P E L d u 2 9 M A I 2 0 0 6
Prolongeons les victoires du 29 mai 2005 et du 10 avril 2006 (retrait du CPE)
en construisant le Front pour la Résistance et l’Alternative Populaire !
Agissons pour le retrait de la France du Carcan Patronal Européen !
Le 29 mai 2005, malgré le harcèlement médiatique de l’Union européenne, du MEDEF, et de l’UMPS, les « moutons noirs » de France ont dit catégoriquement Non à la Constitution de l’Europe supranationale du grand capital.
Ouvriers, employés, chômeurs, étudiants, agents des services publics, artisans, paysans travailleurs, ont refusé la constitution totalitaire que voulait imposer la Franceurope d’en haut pour liquider la souveraineté de la France, détruire les acquis du Front populaire et de la Libération, régionaliser la République une, laïque et indivisible, accélérer les délocalisations et les privatisations, aggraver la précarité du travail, écraser le pouvoir d’achat populaire, gonfler les monstrueux profits du grand capital.
En rejetant la Partie III de l’euro-constitution, qui prétendait graver dans le marbre la « concurrence libre et non faussée », le peuple a condamné les Traités de Rome, Maastricht, Nice, Lisbonne et Barcelone, fondés sur les mêmes principes, et qui interdisent toute alternative à l’organisation capitaliste et néolibérale de l’économie. En disant Non, des millions d’électeurs ont aussi condamné l’euro, qui « plombe » notre pouvoir d’achat, nos exportations, le budget des services publics et les dépenses sociales (retraites, Sécu…) au seul bénéfice des spéculateurs et de la Finance européenne.
Enfin, le 29 mai a désavoué Chirac, sa « majorité » UMP et… le Parti « socialouiste » qui, depuis des décennies, « accompagne de gauche » la casse des conquêtes sociales.
Le 10 avril 2006, à l’issue d’un bras de fer de deux mois avec le pouvoir UMP aiguillonné par la Commission de Bruxelles (le vrai chef d’orchestre de la précarité dans toute l’Europe !), les lycéens et étudiants, rejoints par les salariés et par les syndicalistes les plus combatifs, ont forcé Chirac, Villepin et Sarkozy, hystériquement soutenus par Le Pen et de Villiers, à retirer leur CPE esclavagiste. Ridiculisant ceux qui parlent de « mort de la lutte des classes », le tous ensemble des étudiants et des salariés a déstabilisé le pouvoir UMP en renouant avec les méthodes du syndicalisme de classe si décriées par Chérèque et par son ami Thibault, liquidateur des principes de classe de la CGT : AG de lutte, démocratie directe, coordinations d’action, piquets de grève, blocage du profit capitaliste, manifs combatives… Manifestement, le bras de fer de mars-avril 2006 constitue une répétition générale : faisant suite aux grèves de décembre 95 contre le plan Juppé, au mouvement de 2003 pour les retraites, au 29 mai, les luttes de 2006 sont une nouvelle étape de cet affrontement de classes qui oppose sourdement le peuple travailleur au Grand Capital maastrichtien, « tueur » de France et d’acquis sociaux.
C’est ainsi que le pouvoir UMP est entré en crise sur fond de coups bas entre les maffias qui se disputent l’Etat. De plus en plus, « ceux d’en bas refusent d’être gouvernés comme avant », tandis que « ceux d’en haut peuvent de moins en moins gouverner comme avant ». Si un vrai parti ouvrier révolutionnaire existait encore en France, comme c’était le cas lorsque le PCF se réclamait du marxisme-léninisme, la France vivrait actuellement une situation pré-révolutionnaire ; et au lieu d’être obligé de parer les mauvais coups, le monde du travail serait dès aujourd’hui en état de revendiquer le pouvoir politique et économique pour le mieux-être de toute la société !
Pourtant, malgré ces deux succès, 29 mai 2005 et avril 2006, qui ont réveillé dans le monde entier la sympathie pour le frondeur peuple de France, l’UMPS, mais aussi l’extrême droite qui sert au Grand Capital de « réserve » fasciste, font tout pour reprendre la main. Sarkozy quittera-t-il le radeau chiraquien en perdition ou prendra-t-il la direction du gouvernement pour accélérer encore sa politique de « rupture » « thatchérien » et ultra-libéral de balayer TOUS les acquis AVANT 2007 ?
Quant au PS, loin d’exiger la dissolution de ce Parlement ultra-patronal et non représentatif, il promeut la dame patronnesse S. Royal. Propulsée par les médias du capital, cette européiste acharnée affiche son admiration pour Tony Blair, doublure anglaise de Bush et continuateur « travailliste » de Thatcher ; nul n’a oublié l’époque où, ministre de « l’enseignement scolaire » de Jospin, la bien-nommée Royal aidait le sinistre C. Allègre à « dégraisser » l’école de la République !
Tout est donc fait pour empêcher notre peuple travailleur de traduire sur le plan politique son aspiration à un changement progressiste ! Le dispositif mis en place par l’UMPS vise à « coincer » les Français dans une alternance bidon entre maastrichtiens de droite et de « gauche » (de 97 à 2002, secondé par des ministres pseudo-communistes, Jospin a massivement privatisé, bombardé Belgrade et installé l’euro sans consulter le peuple) ; pour compléter cette « tenaille » politique, l’extrême droite attend son heure, postée en embuscade. Son rôle est de dévoyer le ras-le-bol vers son alternative de mort, de tourner le mécontentement contre les travailleurs étrangers pour détourner l’attention des agissements anti-nationaux des milliardaires, dont le richissime Le Pen fait partie.
Que faire dans ces conditions? Faut-il continuer, comme Mme Buffet, à larmoyer sur l’introuvable « l’Europe sociale » en réclamant stérilement la « renégociation de la constitution européenne » au risque d’accepter dans son principe l’UE de Maastricht… pour mieux rabattre au second tour sur le PS maastrichtien ? !
Au contraire, il faut rompre avec ces mensonges de « l’Europe sociale » : l’U.E. est un nouvel EMPIRE capitaliste, aussi dangereux pour la paix, la démocratie et le progrès social que l’EMPIRE U.S. de Bush ! Au lieu de prétendre « réorienter dans un sens progressiste » l’Etat supranational européen, il faut exiger que la France sorte de cette UE. impérialiste, dont le seul but est de permettre à l’euro-capitalisme d’affronter ses rivaux et complices des USA dans la course à l’hégémonie mondiale! C’est en AFFRONTANT et en DISLOQUANT les traités supranationaux construits par Bush en Amérique latine, que le Venezuela de Chavez, Cuba socialiste et la Bolivie d’Evo Morales ont pu créer l’ALBA, un nouveau traité international qui respecte la souveraineté des peuples et oriente la croissance, non vers le profit de quelques-uns, mais vers le développement de tous !
C’est pourquoi le PRCF propose de prolonger le 29 mai et le 10 avril par un Front de Résistance et d’Alternative Populaire (FRAP !) qui, en rassemblant autour des travailleurs et des jeunes en lutte les victimes de Maastricht (artisans, paysans travailleurs, petits entrepreneurs étranglés par les banques…), se fixera pour but :
-d’abroger toutes les contre-réformes maastrichtiennes (casse des retraites, de la sécu et des indemnités chômage, privatisations, CNE, loi Fillon, étranglement des libertés démocratiques par le fascisant Sarkozy qui, en ciblant les travailleurs immigrés, veut diviser la classe ouvrière de France pour détruire plus facilement la nation) ;
-de sortir la France du carcan de Maastricht, de la monnaie unique, de l’OTAN sous pilotage US …, pour reconstituer la souveraineté politique, sociale et économique de notre pays ;
-de (re-)nationaliser les services publics et les secteurs-clés de l’économie (banques, assurances, grande industrie), interdire les délocalisations, adopter un plan de ré-industrialisation du pays, promouvoir la Recherche publique, démocratiser la gestion des entreprises et du service public ;
-de supprimer les subventions publiques et les dégrèvements accordés au GRAND patronat, développer l’emploi dans l’Education nationale, la Santé publique et les autres services publics ;
-transformer les emplois précaires en emplois stables; augmenter les petits et moyens salaires, les retraites et revenus de substitution, taxer les profits du grand capital, la grande fortune et les revenus spéculatifs ;
-mettre en place de nouveaux traités internationaux non limités à l’Europe, respectueux des nations et des acquis sociaux ;
-rompre avec les institutions anti-démocratiques de la 5ème République pour constituer une nouvelle République sociale, souveraine, fraternelle et démocratique, de manière à remettre à l’ordre du jour la rupture avec le capitalisme et la transformation socialiste de la France.
Pour cela, il faut reconstruire une avant-garde communiste, révolutionnaire, marxiste, liée à la classe travailleuse et héritière du vrai PCF dont l’actuel PC-PGE usurpe le nom : tournant le dos à l’œuvre des vrais ministres communistes de 45/46, les Thorez, Croizat, Marcel Paul, qui mirent en place la Sécu, les statuts, les conventions collectives, les nationalisations, les retraites par répartition, le PC-PGE a renié Marx et la Révolution d’Octobre, aidé Jospin à privatiser le secteur public (France-Télécom, Snecma, Aérospatiale…), il s’est affilié au Parti de la Gauche Européenne dont le président, le « communiste » Bertinotti, est le bras gauche du nouveau 1er ministre italien Prodi, l’ancien président ultra-libéral de la Commission de Bruxelles !
C’est pourquoi il faut renforcer le PRCF et son réseau Jeunes pour la Renaissance Communiste, qui seuls en France, unissent le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau au drapeau tricolore de 89. Le PRCF proposera d’ailleurs des candidatures franchement communistes aux prochaines législatives afin de poser des repères pour une politique neuve, en totale rupture avec la politique unique de l’UMPS !
Quant aux prochaines présidentielles, le mieux serait qu’un candidat franchement communiste, totalement démarqué du PC-PGE, y incarne le vrai changement : mais pour présenter un candidat indépendant de la Gauche d’en haut, il faut des sommes astronomiques… ce qui réserve l’accès à l’élection aux partis subventionnés par l’Etat bourgeois. Dès lors, les progressistes ne doivent-ils pas exiger que les organisations de gauche qui ont voté Non le 29 mai, s’unissent sur une candidature commune et pluraliste, non pour rabattre vers le PS ouiste au second tour, mais pour rompre le monopole étouffant de l’UMPS ? Une telle candidature unitaire ne peut émaner d’une ex-ministre de Jospin, ni de parlementaires ayant soutenu ses contre-réformes ; ce candidat devrait au minimum s’engager à annuler toutes les contre-réformes UMP, à reconstituer le secteur public, à sortir de l’OTAN et à abroger immédiatement le traité de Maastricht et ses codicilles.
Qu’il soit cependant clair que l’alternative progressiste n’émergera pas des institutions actuelles, verrouillées par Maastricht, par l’UMPS et par ces fascisants « liberos » du capital que sont De Villiers et Le Pen. Pour balayer la Sainte-Alliance du MEDEF, de l’U.E. et de l’UMP, il nous faut surtout construire un immense « tous ensemble » des jeunes et des salariés et des autres victimes du grand capital. Dans cet esprit, le PRCF invite la jeunesse et le peuple travailleur à élargir le rassemblement populaire majoritaire du 29 mai, prolongé par la lutte victorieuse contre le CPE !
Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)
Continuant et élargissant le combat des vrais communistes qui, certains depuis des décennies, dénoncent les dérives et reniements du PC officiel, le Pôle de Renaissance Communiste en France a été fondé le 18 janvier 2004 en présence de 400 congressistes représentant plus de cinquante départements.
Le PRCF est ouvert à tous les militants franchement communistes, qu’ils soient membres du PCF, qu’ils n’en soient plus membres ou qu’ils n’en aient jamais été adhérents. Le réseau « Jeunes pour la renaissance communiste » est associé au PRCF. Le mensuel du PRCF est « Initiative communiste » (22 € par an), sa revue théorique « EtincelleS ». Son site national est www.initiative-communiste.fr.
A la direction nationale du PRCF figurent notamment Georges Hage, président d’honneur, doyen de l’Assemblée nationale ; Léon Landini (ancien FTP-MOI) et Jean-Pierre Hemmen, présidents ; Georges Gastaud, secrétaire national ; Vincent Flament, rédacteur en chef d’I.C. ; Pierre Pranchère, ancien FTP, a. député et membre du CC du PCF ; Jacques Coignard, a. secrétaire fédéral des Côtes d’Armor ; Simone Nicolo, directrice du « Citoyen », ancienne résistante ; parmi les personnalités connues du PRCF, signalons Arsène Tchakarian, compagnon de lutte FTP-MOI de Manouchian (« l’Affiche rouge »), René Gilli, vétéran des luttes FTP et de l’organisation communiste dans les Alpes-maritimes, l’historienne Annie Lacroix-Riz, plusieurs dirigeants syndicalistes connus de la métallurgie, de l’enseignement, des dirigeants du syndicalisme agricole, etc.
Sur le plan de l’organisation, le PRCF est régi par le centralisme démocratique. Le PRCF comporte déjà plusieurs Fédérations (Hérault, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine, Corrèze, Seine-St-Denis…), une quarantaine d’Associations départementales (A.R.C.), et partout où c’est possible, des sections et des cellules, y compris des cellules d’entreprise. La coordination communiste de Haute-Savoie est associée au PRCF. Plusieurs commissions nationales impulsent le travail politique: la Commission luttes et syndicalisme, qui mène le travail en direction des entreprises et qui défend avec constance le syndicalisme de classe. La Commission Internationale, qui a des rapports fraternels et réguliers (PC de Cuba, PC de Grèce, Parti du travail de Belgique, PC des Peuples d’Espagne, le PC do Brasil, plusieurs PC de l’ex-URSS, PC Polonais, Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme, World Workers Party (USA), etc.) ; la commission formation organise des stages et publie des brochures élémentaires ; la commission économique aide à analyser l’évolution de la société. Une commission histoire et mémoire est en cours de constitution. Le PRCF entretient des rapports fraternels avec le Comité Internationaliste pour la Solidarité de classe, présidé par Margot Honecker, Henri Alleg et Mumia Abu-Jamal, qui impulse depuis quinze ans la résistance au négationnisme, à l’antisoviétisme et à la criminalisation du communisme, notamment dans les ex-pays socialistes.
Sur le plan théorique et idéologique, le PRCF combat le révisionnisme, l’opportunisme, l’anticommunisme, l’antisoviétisme et le réformisme et il se réfère au marxisme-léninisme ; il le fait sans dogmatisme et en développant l’analyse concrète des réalités contemporaines, en favorisant la discussion critique mais constructive sur les premières expériences socialistes de l’histoire, en favorisant un important travail théorique et de formation. Lire en particulier le « Manifeste pour la renaissance communiste » et les différentes recherches publiées par G. Gastaud et par le Cercle Lénine de Culture Populaire sur l’exterminisme capitaliste, l’approche marxiste de la nation, l’économie marxiste, la philosophie marxiste et les sciences, l’héritage politique du PCF.
Le PRCF analyse et dénonce la contre-révolution qui a détruit l’URSS et le camp socialiste, victimes de la pression et de la menace constantes de l’impérialisme, relayée dans le mouvement communiste international par les opportunistes et par le liquidateur en chef Gorbatchev. Cette contre-révolution a permis la re-mondialisation réactionnaire du capitalisme, un système de plus en plus pourrissant et exterministe, qui menace la survie de l’humanité. A la tête de cette mondialisation se trouve l’Empire états-unien, centre mondial du grand capital agresseur, fascisant et belliciste. Plus que jamais, la crise du capitalisme nécessite la socialisation des grands moyens de production et d’échange, le pouvoir des travailleurs, et cela dans le cadre de la lutte internationale et nationale pour le socialisme et pour le communisme. Pour faire échec à la contre-révolution, le PRCF fait son possible pour relancer la construction du Mouvement communiste et révolutionnaire international.
La contre-révolution a également accéléré la construction de l’Europe supranationale de Maastricht, orientée contre les droits des peuples, les acquis sociaux et la paix mondiale. Le PRCF dénonce le mensonge de « l’Europe sociale » propagé par le PS maastrichtien et ses satellites de l’ex-Gauche plurielle, PCF mutant et « extrême gauche » trotskiste en tête. Le PRCF milite pour que la France rompe avec les traités supranationaux de Rome, Maastricht, Nice, pour qu’elle reconquière sa souveraineté nationale en tous domaines, pour qu’elle prenne l’initiative de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples et des travailleurs.
Le PRCF a adopté un programme qu’il soumet à la discussion des travailleurs et de la jeunesse. Il n’y aura pas d’issue durable et profonde à la crise sans révolution socialiste et transformation révolutionnaire de la société sous la direction de la classe ouvrière et des autres travailleurs salariés, ce qui implique la socialisation des grands moyens de production et le pouvoir de classe des travailleurs dans le cadre d’une large démocratie populaire dont les premiers germes apparaissent et apparaîtront toujours plus dans les luttes anticapitalistes.

Pour remettre concrètement à l’ordre du jour la révolution sociale en France, il faut notamment
-développer la résistance sociale et le combat de classe des travailleurs et de la jeunesse, construire le tous ensemble et en même temps sur une base revendicative claire, s’opposer aux orientations destructrices de la Gauche d’en haut et du syndicalisme d’accompagnement fédéré par Chérèque et la Confédération Européenne des Syndicats, défendre l’héritage combatif de la CGT et de la tendance Unité et Action de la FSU ; l’objectif des militants franchement communistes est d’aider les luttes à se fédérer et à se nationaliser, voire à s’internationaliser (notamment en construisant l’Europe des luttes sans cautionner le syndicalisme d’accompagnement CES).
-construire un large Front de Résistance et d’Alternative Populaire qui fédèrera toutes les victimes du grand capital (paysans travailleurs, artisans, etc.) autour de la classe travailleuse dans toute sa diversité, pour combattre et isoler le MEDEF et les monopoles capitalistes qu’il représente, vaincre la politique maastrichtienne unique de l’UMPS, sortir la France de l’Union européenne du capital qui désintègre notre pays. Ce F.R.A.P. militera pour une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique, fraternelle et populaire. Dans cette perspective, le PRCF défend clairement la souveraineté de la France et de toutes les nations, la République une et indivisible héritée de la révolution jacobine ; contre le trotskisme, qui nie la nation et contre l’européisme social-démocrate, le PRCF se réfère à l’union des deux drapeaux fédérés en 1936 et pendant la Résistance par le Parti Communiste Français de Duclos et Thorez : le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau, héritier de Lénine et de la Révolution d’Octobre, et le drapeau tricolore des Sans-Culotte qui symbolise la nation républicaine.

-pour faire avancer la résistance et l’alternative populaires, le PRCF travaille à la renaissance du vrai parti communiste en France. Même s’il regroupe encore minoritairement des révolutionnaires, le PC officiel a achevé sa mutation réformiste en renonçant depuis des décennies à ses fondamentaux (dictature du prolétariat, marxisme-léninisme, centralisme démocratique, lutte pour le socialisme, nationalisations, souveraineté nationale, internationalisme prolétarien), en s’intégrant à la gauche plurielle et en devenant totalement dépendant du PS sur le plan électoral et gouvernemental (les participations PCF aux gouvernements PS de gestion de l’eurocapitalisme, d’abord sous Mitterrand, puis de Jospin, ont aidé le grand capital à désorienter gravement les travailleurs), en acceptant dans son principe l’Union européenne et sa constitution (que le PCF prétend naïvement « renégocier »), en participant à la criminalisation rétrospective de Lénine et de l’URSS, en dénigrant l’héritage de Maurice Thorez et le passé du PCF, en adhérant au « Parti de la Gauche Européenne », dont le président, Bertinotti, est le bras droit du nouveau premier ministre maastrichtien de l’Italie et ex-président de la commission de Bruxelles, l’eurocrate Romano Prodi ! Le PRCF invite les communistes encore présents dans le PCF a se regrouper dans l’action indépendamment de la direction du PC muté, sans cultiver l’illusion destructive d’un « redressement interne » de ce parti.
Pour autant le PRCF ne se considère pas à l’heure actuelle comme un parti mais comme un pôle d’action et d’organisation communiste, qui agit sans attendre pour que renaisse un vrai parti de classe, indispensable aux travailleurs et à la jeunesse à l’heure où le grand capital détruit la nation et tient en réserve la carte du fascisme. Le PRCF appelle tous les communistes opposés à la mutation à construire une Convergence communiste d’action pour combattre ensemble la politique du grand capital et ouvrir des perspectives de lutte.
Le rôle de ceux qui veulent devenir, rester ou redevenir franchement communiste, n’est pas, comme disait Che Guevara « d’attendre de voir passer devant leur porte le cadavre de l’impérialisme ». Le capitalisme est concrètement en train de noyer la civilisation dans « les eaux glacées du calcul égoïste » dont parle le Manifeste communiste. Il ne faut pas « attendre » pour s’engager que tous les communistes se soient à nouveau réunis dans un vrai parti de classe continuateur du grand PCF du congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance, des luttes coloniales, de mai 68 et du combat anti-Maastricht.

Rejoignez le PRCF et les JRCF, qui sont debout et actifs malgré la censure, les attaques, les calomnies et le manque d’argent ! Rejoignez une organisation AGISSANTE et DEMOCRATIQUE dont les militants et les dirigeants sont TOUS des bénévoles et ne mettent pas au premier plan la « lutte des places » mais le combat de classe !

Le choix de la défaite
Les élites françaises dans les années 1930
2006 - 680 pages - format 24x16, Broché - ISBN: 2200267843
35 Euros
(Editions Armand Colin)
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