PRCF/JRCF Normandie

Mercredi 28 juin 2006

1. Quel est l'enjeu des élections?

Officiellement, la campagne électorale ne commence au Congo que le 29 juin. Mais de nombreux candidats ont déjà commencé des réunions de sensibilisation sur leur enjeu. Sur la photo: Hubert Mupepe, candidat indépendant, tient une réunion à Masina. (Photo Solidaire, Tony Busselen)

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Entre 1998 et 2003, quelque cinq millions de Congolais ont perdu la vie durant une guerre d'agression menée pour le compte des États-Unis par les pays voisins, le Rwanda et l'Ouganda. Cinq années durant, le Congo a été divisé en trois. Un: le territoire passé sous contrôle du gouvernement central de Kinshasa, dirigé par Laurent-Désiré Kabila et, après son assassinat en janvier 2001, par son fils Joseph Kabila. Deux: le territoire occupé par les troupes rwandaises et contrôlé par les prétendus «rebelles» de la RCD, les collaborateurs congolais du Rwanda. Trois: le territoire occupé par l'armée ougandaise et contrôlé par le MLC, le mouvement de Jean-Pierre Bemba, grand mobutiste (partisan de feu le dictateur Mobutu, ndlr) et valet de l'Ouganda.

Les agresseurs étrangers ont été protégés par les États-Unis et la communauté internationale, dirigée par les États-Unis, a imposé aux Congolais un accord humiliant (voir encadré). L'actuel gouvernement de transition a été composé sur base de cet accord et intronisé le 24 juillet 2003. Les élections étaient prévues pour le 30 juin 2005 mais l'accord prévoyait la possibilité de reporter les élections d'un an pour raisons techniques, ce qui s'est effectivement passé. Ces élections doivent donc conclure une période caractérisée par une invasion et une occupation par des troupes étrangères, un pillage à grande échelle et des tentatives de balkanisation du conflit (désagrégation du pays par des guerres civiles, comme cela s'est produit dans les Balkans, ndlr).

2. Quelles forces, au Congo, soutiennent l'organisation des élections et pourquoi?

Malgré les millions de morts et les nombreuses souffrances, le peuple congolais a refusé de laisser diviser le pays par la guerre. L'an dernier, 25,6 millions d'électeurs (sur les 28 millions possibles) se sont inscrits et la Constitution a été adoptée en masse lors du référendum du 18 décembre 2005. Le peuple congolais veut la paix, un État congolais uni capable de mettre un terme à l'impunité des criminels de guerre et d'uvrer activement à la reconstruction du pays.

Vu les rapports de forces défavorables ­ soutien des États-Unis aux agresseurs, et la supériorité militaire et organisationnelle de ces derniers ­ le président Joseph Kabila a fait des concessions très importantes et a suuporté bien des humiliations afin de préserver l'essentiel: l'unité du pays, la paix et la souveraineté nationale. L'organisation des élections marque le point final de cette période douloureuse. Si, lors de ces élections, l'actuel président reçoit une légitimité, il sera finalement possible de travailler à la reconstruction du pays et il y aura de la place pour un débat ouvert à propos de la façon dont il convient de le faire.

3. Les élections seront-elles vraiment démocratiques?

Malgré les nombreux problèmes et limitations, ces élections constituent un énorme pas en avant puisque, pour la première fois depuis 1960, le peuple congolais a l'occasion de s'exprimer sur les diverses forces politiques. Les élections constituent en effet une sorte de baromètre des rapports de force entre les diverses forces politiques au Congo. Les anciens mouvements rebelles représentent moins de 5% de la population et, pourtant, ils détiennent chacun, aujourd'hui, un quart du pouvoir au sein de l'État, grâce à un accord imposé par les États-Unis. Cette situation n'a pas l'ombre d'une chance de survivre aux élections.

4. Qui sabote les élections?

Trois groupes différents, respectivement autour de Jean-Pierre Bemba, d'Honoré Ngbanda et d'Etienne Tshisekedi, ont constitué une alliance. Ils misent tout sur le report des élections en exigeant de nouvelles négociations et en couvrant Joseph Kabila de calomnies. Leurs thèmes: un racisme extrême et des attaques personnelles contre l'actuel président.

Jean-Pierre Bemba (MLC), ancien dirigeant des collaborateurs pro-ougandais, est détesté dans la région qu'il a contrôlée durant la guerre. Une plainte a été déposée contre lui pour les crimes de guerre commis par ses troupes dans le pays voisin, la République centrafricaine. Un dossier est également prêt contre lui à la Cour internationale de La Haye pour les crimes commis au Congo. Bemba n'a aucune chance de remporter les élections présidentielles, bien qu'il ait déclaré publiquement avoir mis 22 millions de dollars de côté pour ces élections.

L'un des porte-parole les plus surprenants des nombreux grands barons de l'ancien régime Mobutu est Honoré Ngbanda, alias «Terminator», l'ancien conseiller en matière de sécurité de Mobutu et l'homme chargé de toutes les basses besognes.

Enfin, il y a aussi l'UDPS sous la direction de Tshisekedi qui, il est vrai, s'est présenté dans le passé comme le principal opposant de Mobutu mais qui, à chaque moment décisif, a quand même choisi le camp de ce dernier.

Le RCD de Ruberwa, l'ancien mouvement rebelle pro-rwandais, sait qu'il n'obtiendra qu'un nombre très restreint d'élus et il se profile de façon plus modérée. Il se rend compte que la communauté internationale ­ et surtout l'Union européenne ­ est opposée à la politique de provocation de l'alliance MLC-Ngbanda-UDPS. Le report des élections signifie d'ailleurs une grande instabilité.

5. Quelle est l'attitude de l'Union européenne?

L'Europe considère l'Afrique comme sa chasse gardée, tout comme les États-Unis le font avec l'Amérique latine. Le Congo est en outre l'une des régions les plus riches de l'Afrique. Le ministre allemand de la Défense, Jung, déclarait récemment, à propos du Congo: «La stabilité de cette région riche en matières premières est profitable à l'industrie allemande Aussi, depuis le début du gouvernement de transition, en 2003, l'Union européenne a-t-elle déjà engagé 750 millions d'euros au Congo. Puis il y a encore eu 480 millions d'euros pour le financement du processus électoral. On n'a jamais vu cela dans aucun autre pays du monde. Et, ensuite, il y a encore l'aide au Congo consentie par chaque État membre de l'UE séparément. Tout cet argent est censé créer les conditions d'une exploitation efficace des matières premières congolaises. L'UE est bien décidée à défendre son «investissement» et elle envoie à cet effet une force spéciale d'intervention au Congo. Son but est d'assurer la sécurité des élections et d'empêcher qu'après celles-ci, les perdants sèment des troubles. L'opération complète comprend 2500 militaires et durera 7 mois. 14 États membres de l'UE, plus la Turquie, en fourniront les effectifs.

Javier Solana, responsable des Affaires étrangères de l'UE, a toute confiance en cette opération et annonce qu'elle n'est autre que le début d'une présence militaire plus active encore en Afrique: «Je suis sûr que cela va être un grand succès pour les Congolais et pour les Européens. ... Cette mission sera un exemple pour de futures missions. Ce type d'opération sera amené à se produire plus souvent à l'avenir À un moment où la capacité militaire de l'armée congolaise est limitée et où l'État congolais est extrêmement affaibli, cette intervention signifie un soutien objectif aux nationalistes rassemblés autour de Joseph Kabila.

6. Et quelle est la position des États-Unis?

Washington a organisé l'invasion des armées ougandaise et rwandaise dans un but: l'élimination des nationalistes congolais sous la direction de Mzee Kabila. Cette politique a abouti à un fiasco complet. Non seulement le but n'a pas été atteint, mais la guerre s'est éternisée durant cinq ans et cinq millions de personnes y ont perdu la vie. Les États-Unis ont été forcés de troquer la confrontation militaire pour une confrontation politique. Mais la chance de voir Joseph Kabila devenir président et acquérir une forte légitimité est grande. Il aura alors les mains libres pour mener une politique nationaliste et utiliser les matières premières du Congo pour le bien-être du peuple congolais. Un nouveau Chavez ou Morales, cette fois au cur de l'Afrique, voilà qui répugne aux Américains. D'où le fait qu'en coulisses, les États-Unis en colère s'emploient à affaiblir et intimider Kabila au maximum. La campagne de calomnie contre la personne de Kabila n'a donc rien d'un hasard: tout est mis en uvre afin de mettre sa légitimité en doute après les élections. En même temps, le président du Rwanda, Kagame, principale figure de proue de la guerre d'agression contre le Congo, est présenté sous un jour favorable. Le 31 mai dernier, Kagame a été reçu à la Maison-Blanche pour la seconde fois en deux ans. Bush ne lui a pas ménagé ses louanges: «C'est un homme d'action, à la tête d'une société transparente et qui sait comment se faire obéir Des propos particulièrement menaçants lorsqu'on sait les excès des troupes de Kagame au Congo La reprise de la guerre d'agression, ou quelque autre sale truc des États-Unis, n'est donc pas à exclure.

1 Indymedia.be, 27/4/2006. http://www.indymedia.be/nl/node/2228 ·2 Louis Michel dans ACP, 1er février 2006. · 3 AFP, 7 juin 2006. · 4 Jeune Afrique, 4 juin 2006.

Par JRCF 61 - Publié dans : Présentation
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Lundi 26 juin 2006
1. Le libéralisme est à droite OUI

Le libéralisme ne peut être classé ni à droite ni à gauche. En déduire qu'il est "centriste" serait aussi une erreur, sauf à dire qu'il est éloigné tant des tendances redistributives de la gauche (et aussi de la droite) que des tendances autoritaires de la droite (et aussi de la gauche), ces deux types de tendances reposant sur l'étatisme et l'interventionnisme, réprouvés par les libéraux. Si on tient à tout prix à coller des étiquettes politiques sur les libéraux, on aura :


Non, le Libéralisme ne peut être qu'à droite car il est à l'origine de l'idéologie dominante . A la différence du véritable anarchisme qui se trouve contre la propriété privée et qui cherche à détruire le système actuel.

2. Libéralisme et capitalisme, même combat: OUI

Parmi les idées reçues les plus tenaces, on trouve celle qui consiste à assimiler le libéralisme au capitalisme. Pourtant, s'il est vrai que le capitalisme ne prospère jamais mieux que dans une société de liberté, la France montre l’exemple d’un capitalisme d'Etat dans une société collectiviste, c’est à dire l’opposé d’une société libérale. Le capitalisme est en réalité "politiquement neutre", c'est un système économique qui peut être mis en oeuvre dans différents types de sociétés. Le capitalisme d'état n'a rien de libéral, l'arbitraire du Prince en matière économique n'étant pas du libéralisme.

Non ! La france ne saurait en aucun cas être dite "collectiviste". Il n'y a que très peu de collectivisation des moyens de production en France, et de moins en moins. Sans collectivisation des moyens de production ou de la propriété, on ne peut pas appeller un système "collectiviste". Au contraire la France est mille fois plus libérale que l'URSS sous Staline qui était vraiment collectiviste. L'Etat n'agit presque plus dans la production et de moins en moins dans l'économie. Il se place comme gendarme de l'économie . Toute société dont les échanges sont régis par un contrôle privé de la production est une société libérale. Le keynesianisme fut tout autant même une organisation Libérale de la société, les mesures de l'Etat constituant des limites à la production privée, et non sa disparition. C'est à dire la réglementation de l'économie ce qui ne pourrait être assimilé à un contrôle. La société vraiment collectiviste doit gérer l'ensemble de la production , et non s'établir comme un gendarme de l'économie.


Soulignons également que le libéralisme va bien au delà du simple domaine économique, son domaine étant en réalité celui du droit, et non de l'économie.

Le domaine du droit se rattachant à la propriété, il se rattache nécéssairement à l'économie . Il est la base de toute économie libérale qui se fondra donc sur la propriété privée . Ainsi le libéral affirmera par la suite: ; que c'est la solution [le marché] la plus juste, celle qui respecte le mieux le droit de l'individu. Comme le dit Pascal Salin: les libéraux ne sont pas concernés par le marché, ils sont concernés par les droits, ce qui n'est pas du tout la même chose.


L'amalgame libéralisme/capitalisme représente l'argument incontournable dont se servent ceux qui veulent présenter le libéralisme comme une idéologie destinée à favoriser les "riches" et à paupériser le reste de la population. Mais remplaçons le mot "riches" par le mot "privilégiés" et le libéralisme devient le procureur et non l'accusé. Car ce sont les privilèges de toutes sortes qui empêchent les êtres humains d'exprimer tout leur potentiel et d'accomplir leur vie. Et le premier des privilèges est celui de l'État, qui réduit le champ de la liberté, supprime la compétition et la diversité et instaure des privilèges, des monopoles, des interdictions, des réglementations dans le but de gêner certains individus pour en favoriser d'autres, amis du pouvoir ou faisant partie de la "clientèle" politique ou électorale. Le résultat est sans appel : chômage, violence, assistanat, pauvreté, corruption. Si certains sont privilégiés par l'Etat et les politiciens, il faut bien qu'il y en ait d'autres qui payent pour ces privilèges.

Remplacer le mot riche par privilégié ne fait aucune différence. Si on se met à appeller un chien un chat, ca ne vas pas les faire changer pour autant. On voit ici toute la contradictions du discours:
1°) L'auteur nous dit que les riches doivent être appellés privilégiés.
2°) L'auteur attaque les privilèges.
3°) L'auteur affirme "Le libéralisme est bien une idéologie pour les riches"
Par conséquent le système Libéral est un système qui privilégie . Il est à la source de la rationalisation capitaliste , d'un nouveau mode de production. Il a remplacé, comme le disait Marx dans le Manifeste du Parti Communiste , tous les privilèges aristocratiques, par de nouveaux privilèges, ceux de la capacité. La méritocrati e prend le dessu. Le résultat ne peut pas être différent sauf sur l'efficacité économique du capitalisme. Cela ne pourrait bien-sûr en aucun changer quoi que ce soit au chômage. Rien ne nous dit en effet qu'il y a plus de chômage de nos jours qu'il y a mille ans, au contraire.
De plus qu'est-ce qui nous permet de dire que l'égalité des chances ne peut se faire que par l'égalité du droit ? C'est un concession réactionnaire au matérialisme. Une inégalité du devenir résulte sans aucun doute d'une inégalité des chances . L'égalitarisme matériel seul peut y répondre.

3. Le libéralisme est egoïste: Le libéralisme est INDIVIDUALISTE (CQFD)


La solidarité est pour les étatistes le prétexte idéal pour instaurer réglementations, impôts, cotisations sociales, lois liberticides, faux droits, etc, et augmenter tant que faire se peut l'emprise de l'Etat sur les "administrés" et les "assujettis". Celui qui proteste est alors montré du doigt comme un déviant : il est "contre la solidarité". Dans une société "normale", la solidarité ne concerne qu'une très petite partie de la population (personnes en difficulté temporaire, handicapés) et peut être prise en charge soit par des associations, soit par des mécanismes d'assurance classiques (assurance-maladie, chômage, etc.), soit directement par les familles concernées. Dans une société fortement étatisée (socialiste ou social-démocrate), les besoins de solidarité, de par l'appauvrissement général causé par l'Etat, sont tellement immenses que la seule solution est de faire appel à nouveau à l'Etat, qui est pourtant la cause-même du problème. La solidarité privée disparaît pour laisser place à l'assistanat étatique.

La solidarité est la base du lien humain . Le Libéralisme ne peut que causer la destruction des liens entre les individus par la propriété privée, en privilégiant donc l'intérêt particulier qui fait sans aucun doute abstraction de la "petite partie de la population". La particularité des conditions ne pourra laisser place qu'à une capitalisation sécuritaire en accentuant les inégalités . La société libérale ne constitue bien-sûr pas plus une société "normale" que la société "étatisée". Dans une société à fort lien social, ce n'est pas la pauvreté qui fait les liens entre les individus. A t-on vu plus de solidarité en France lors de la restructuration de l'économie des années 1970 ? Non, Au contraire !Cet argument est un mensonge . La solidarité se forme autour de la production et de l'intérêt collectif.


Au delà du fait que la "solidarité" étatique soit moralement condamnable malgré les vertus dont elle se pare, elle est par ailleurs contre-productive et inefficace. La solidarité telle qu'elle est mise en oeuvre décourage les sources de richesse : le travail, en taxant les travailleurs et en subventionnant ceux qui ne travaillent pas, et l'épargne, puisque plus on est riche plus on est taxé. Les agents économiques - individus mais aussi entreprises - sont plus tentés par la possibilité de s'enrichir sur le dos des autres en captant telle ou telle subvention à leur profit plutôt que de s'associer entre individus et d'innover pour produire de nouvelles richesses.

Tout d'abord l'expression "moralement condamnable " est une expression bourgeoise . Les hommes pauvres et non éduqué n'ont que faire de la morale idéaliste métaphysique car ils cherchent d'abord à vivre. La "morale" ne peut en aucun cas effacer les rapports d'intérêts entre les hommes. Seul l' égalitarisme peut y répondre.
D'autre part depuis longtemps cette conception microéconomique libérale classique et néoclassique à été réfutée, que ce soit par Marx ou par Keynes. Premièrement la taxation permet une redistribution et un investissement dans des secteurs collectifs, elle assure le revenu de l'Etat qui permet de se charger de choses qu' aucune entreprise privée ne saurait satisfaire, du fait de l'investissement à perte. La taxation est nécéssaire au bon fonctionnement de l'Etat et à la redistribution. Les taxations et les subventions profitent aussi à la demande qui est absolument nécéssaire au bon fonctionnement de l'économie capitaliste, pour le profit des entreprises. De plus, les impôts dégressifs appliqués en économie capitaliste rend la phrade "plus on est riche plus on est taxé" entièrement obsolète. S'opposer à l'épargne est aussi une condition très souvent nécéssaire à l'augmentation de la consommation.

Les subventions ne sont pas accordées de manière aléatoire mais bien en vue d' inciter une entreprise à innover. De plus la protection sociale et l'abscence de concurrence permettent d'investir plus facilement dans la recherche de manière à augmenter la consommation, donc les profits . L'intérêt du monopole est donc garanti. Le libéral ne dit-il pas à la fin: D'ailleurs quel serait l'interet des grands patrons de multionationales d'encourager la concurrence et la libre entreprise?
En société Socialiste, l'abscence de la racherche aveugle du profit efface naturellement les défauts du monopole et confèrent à son économie une puissance technlogique et innovatrice inégalée. Ainsi, malgré une économie désastreuse et une production primaire lourde, l'URSS pu procéder au lancement de Spoutnik. La RDA confectionnait les meilleurs appareil optiques.

Enfin dans une économie collectiviste, la taxation n'existe pas au sens capitaliste. Il s'agit d'un rassemblement des fruits du travail, égal pour chaqun, puis une redistribution nécéssairement égalitaire qui permet d'entreprendre de grand travaux dans l' intérêt commun .




La solution: La solution libérale est l'abolition des systèmes de "solidarité" étatique. Seuls les actes de charité volontaire peuvent être considérés comme étant solidaires. De manière générale, si aujourd'hui les citoyens sont honnêtement attachés à la lutte contre la pauvreté, la situation n'a pas raison de changer dans une société libérale ; les hommes, responsabilisés, ont la possibilité et la capacité de s'organiser volontairement sous forme de mutuelles - comme c'est d'ores et déjà le cas - ainsi que sous forme d'associations d'aides aux plus démunis, dont la plupart sont d'essence privée. Les problèmes liés à la nature d'un système public sont alors éliminés ; le système étant privé, il est impossible de tenter de s'enrichir aux dépens des autres individus ; par ailleurs, l'organisation est alors beaucoup plus flexible et efficace à la différence d'un système étatisé - puisque responsabilisé. Se reposer sur l'Etat pour combattre la pauvreté est une façon d'évacuer le sujet en le confiant à l'organisation qui a le moins intérêt à cela. La pratique montre que les pays les moins étatisés sont aussi ceux où les fondations et les associations d'assistance sont les plus développées.

Tout d'abord la privatisation ne saurait en aucun cas assurer que certaines personnes n'agiront pas au profit d'autres. Le salariat est ainsi une forme d'appropriation du travail humain qui est la première source efficace de profits. C'est à dire, l'acquisiton du sur-travail et sa transformation en plus-value. AInsi toute entreprise qui privilégie le profit capitaliste est une forme d'exploitation. L'Etat au contraire, n'à pas pour fonction le profit. Il se charge uniquement de mater la classe dominée et d'assurer la stabilité des rapports de force .





4. Les libéraux ramenent tout au marché



Par ailleurs, tout n'est pas "marchandise" : le don, le bénévolat, la solidarité non contrainte, la mise en commun volontaire de biens, constituent autant de façons d'échapper au marché, toutes respectables tant qu'elles ne sont pas coercitives. Elles illustrent en fait la thèse libérale de la subjectivité de la valeur : une personne peut accorder plus de valeur à telle forme d'échange (peut-être non marchand, non monnayé ou non monnayable) qu'à telle autre.

La théorie de l'offre et la demande ne peut constituer qu'une valeur marchande . Elle s'éloigne de la véritable valeur des choses qui réside dans le travail absorbé . Ainsi tout le monde aura besoin de bois pour son feux, le peu de travail absorbé, le fait que l'on puisse le trouver dans chaque forêt par soi même ferait la faiblesse du prix du bois de chauffage. Une économie saine, avec une rétribution réellement juste ne peut se faire que par rapport à la valeur-travail.


Autre élément important : pour un libéral, l'homme n'est pas une marchandise, car il ne peut faire l'objet d'un droit de propriété. Comme philosophie politique opposée à l'esclavage et à la servitude, le libéralisme ne cautionne donc pas l'idée selon laquelle un individu pourrait être cédé ou vendu comme le serait un produit commercialisé. A ceux qui assimilent le salariat à l'esclavage, il convient de répondre qu'en tant que salarié un individu est payé pour le service qu'il rend à son employeur, et non pas parce qu'il aurait loué ou, a fortiori, vendu son corps. Ensuite, le contrat de travail a été signé librement par celui qui a accepté de devenir employé.

Rien ne permet de justifier que le contrat de travail fut signé librement. C'est souvent la nécéssité d'une chose qui pousse à signer le contrat de travail. Une fois de plus la "Liberté" au sens libéral du terme sert à cautionner la servitude dite "volontaire". Le salariat est une forme d' esclavagisme car une grande part du travail fourni par le salarié sera absorbé par le système capitaliste. Ce travail, le sur-travail forme la plus-value qui est la source de la capitalisation. Si chaqun à un droit sur le fruit de son travail, comme l'affirment les libéraux, de quel droit un autre s'approprierait celui d'autrui ? L'homme est donc bien utilisé comme une marchandise. Qu'il se vende "lui-même", ou qu'on le vende. Quelle différence comme il n'existe pas de liberté individuelle qui ne soit une concession une fois de plus réactionnaireà l'idéalisme ?

5. Le libéralisme est une idéologie de riche

Ceux qui sont révoltés par la richesse de certains (sentiment humainement compréhensible) devraient se poser la seule question qui compte : quelle est l'origine de cette richesse ? Provient-elle de la coercition / de la violence, ou de l'échange libre ? En laissant de côté tout sentiment de jalousie et d'envie, suis-je personnellement lésé par cette richesse ?

Comme nous le dision, est-ce que la moralité importe aux hommes pauvres ? Ont-il acces à l'éducation, à cette "raison" privilégiée par cette masse de libéraux ? Non ! Ce dont un homme pauvre se rend compte, c'est qu'il en existe des plus riches que lui. Pourquoi ? Est-ce par volonté de Dieu, ou parce qu'il ne fut pas suffisament formé, éduqué, pas apte à prendre un tel poste glorieux et bien rémunéré ? Que ce soit le premier ou le second cas, quelle est la différence ? Il n'y en a pas .

Le libéralisme est bien une idéologie pour les riches (comme l'affirment certains), oui, mais aussi pour les moins riches, et pour les pauvres : sa préoccupation n'est pas d'entériner les différences sociales, mais de garantir le droit légitime de chacun en empêchant la loi du plus fort d'instaurer des privilèges. Seul le libéralisme permet aux pauvres de devenir riches, alors que le collectivisme garantit la même pauvreté à tous - sauf à la nomenklatura étatique.
D'ailleurs quel serait l'interet des grands patrons de multionationales d'encourager la concurrence et la libre entreprise?

C'est la loi du plus fort que les libéraux veulent mettre en place ici. Que ce soit le plus fort physiquement, ou intellectuellement, quelle est la différence sinon que l'un est efficace et l'autre moins. La méritocratie n'est pas plus juste. Il est impossible pour un pauvre de devenir riche. Ou il est pauvre, ou il est riche.
Comment peut-on être assez idiot, pour dire qu'il existe une nomenklatura riche avec un peuple pauvre dans une société socialiste ou collectiviste ? C'est un contresens absurde. La propriété collective interdit cela. Dans le cas contraire ce ne peut être une société collectiviste. Voila encore l'un des mensonges (ou lacune intellectuelle) étalée au grand jour.


On voit bien ici, comment sous le prétexte d'un "droit naturel", légitime, qui constitue une concession réactionnaire à l'idéalisme, les libraux ont permis de fonder le nouvel ordre d'exploitation. Ceux-ci se révèlent tellement incompétents à combler les lacunes profondes de leur idéologie, que seule une vision microéconomique, ou individualiste, qui ne permet pas d'englober l'ensemble des rapports humains, permet à leur système de se tenir. Cela avec l'appui de cet idéalisme qui pense pouvoir se cacher sous un matérialisme fictif.


Remerciement à : Vladimir, Anarcap
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Samedi 24 juin 2006
    La rumeur courrait depuis plusieurs années déjà. Depuis désormais environ un an, nous sommes fixés : un nouveau restaurant Mc Donald comptait bel et bien envahir un peu plus le décor urbain alençonnais. Les travaux sont  désormais achevés, et le restaurant ouvre ses portes dans quelques jours.
     Il est de notre devoir de ne pas aller y "manger". Nous devons à tout prix boycotter cet infâme restaurant, fleuron de l'industrie capitaliste agro-alimentaire intensive étatsunienne.
    En effet, les conditions de travail dans ces restaurants sont déplorables. Un contrat précaire et de misère, un salaire minimum pour une firme en plein boum économique, des horaires intolérables brisant toute vie sociale, une cadence infernale digne d'une usine, voici la triste réalité des restaurants rapides. Bien sûr, la première année de travail, pour les étudiants, on leur fait miroiter une évolution de carrière fantastique, on les ménage. Mais plus de ça dès que l'employé contenté revient ! Et l'on ose vanter les mérites de cette firme qui offre des emplois !
    Parlons de la qualité de la nourriture. Certes, l'hygiène est impeccable dans ces restaurants. C'est la moindre des choses. Tout de fois, la qualité de la nourriture elle-même est on ne peut plus lamentable.  Des animaux et des plantes  élevés à la chaîne, entassés dans des enclots, gavés de substance pour doper la croissance, rendre résistant, et tout ce genre de chose, chez les producteurs français les plus adaptés aux normes nord-américaines tristement bien connus. Des aliments apportant des glucides, des lipides et des protéines dans des proportions toujours mauvaises, très dangereux pour la santé. Une publicité agressive et omniprésente pour vanter les mérites du modèle de vie "limace". et à côté de cela, des bénéfices records pour la firme et ses employés les plus hauts placés.


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Samedi 24 juin 2006
    La première constitution de la Réoublique française a été votée voici 213 ans, lors de la première année du calendrier révolitonnaire. Elle enterre définitivement la monarchie.
    Cette Constitution est donc adoptée par la Convention dans un climat révolutionnaire particulièrement progressif. En effet, celle-ci est basée sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Elle énonce que le "but de la société est le bonheur commun", ou encore que "les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler."
    Aujourd'hui en France, le démentellement des services publics va bon train, avec prochainement la privatisation de GDF. La France compte également 16% d'enfants vivant sous le seuil de pauvreté, et 2 544 000 travailleurs français sont au chômage, selon le BIT.
Par JRCF 61 - Publié dans : Présentation
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Vendredi 23 juin 2006

La lecture critique de la presse dominante internationale réserve souvent des surprises qui ne devraient plus en être. Comme nous le montrons un peu plus à chaque édition, les pages éditoriales de la presse internationale sont le lieu d’opérations de propagande visant à donner une lecture particulière d’un événement donné. Elles peuvent aussi servir à divertir l’attention du public en focalisant son attention sur des sujets secondaires. C’est le cas de la présente livraison qui traite du coup de filet anti-terroriste survenu début juin au Canada. L’abondance de tribunes libres parues à ce propos et le caractère souvent redondant de leurs contenus visent à occuper les colonnes des journaux et l’esprit des lecteurs pour masquer des événements plus importants dont deux au moins ont des répercussions considérables sur l’équilibre mondial, mais passent inaperçus.

Le premier, c’est la sixième conférence de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), structure regroupant la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, associés à quatre observateurs : la Mongolie, l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Cette organisation, fondée avant les attentats du 11 septembre, a pour vocation affichée de combattre le terrorisme, qu’elle n’associe non pas à un grand complot islamique mondial comme les pays occidentaux, mais au séparatisme. Or, les dirigeants des pays de l’OCS ont désormais adopté l’interprétation que le général Leonid Ivashov avait développé dans son intervention à la conférence Axis for peace 2005 : les mouvements séparatistes en Tchétchénie et dans toute l’Asie centrale sont instrumentalisés par les Anglo-saxons contre les États de cette région. En proclamant intensifier les efforts conjoints contre cette menace pour leur intégrité territoriale et développer les exercices militaires communs (ce qui nécessite une mise en conformité de leurs équipements militaires), les États de l’OCS ont implicitement déclaré qu’ils opéraient un réarmement conjoint contre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et leurs alliés. La presse occidentale, qui refuse de rendre compte des points de vue russe et chinois, n’a pas été en mesure d’expliquer à ses lecteurs l’évolution de l’OCS. Tout au plus, reprenant à son compte les suggestions du département d’État, elle s’est contentée d’y voir une alliance de circonstance entre régimes qualifiés de totalitaires pour résister à la pression dite démocratique des États-Unis. Traitant à la va-vite le sommet de Shanghai, la presse occidentale n’a pas plus compris l’intégration de l’Iran dans ce dispositif, ni la compétition qui s’engage pour y inclure l’Inde et le Pakistan. Telle l’autruche qui fuit la réalité en enfouissant sa tête dans le sable, la presse atlantiste croit prolonger la domination anglo-saxonne sur le monde en niant la constitution d’un nouveau pôle décisionnel et en persistant à ne traiter de la Russie et de sa politique asiatique que sous l’angle de la « re-soviétisation » ou du déclin.

Le deuxième événement décisif passé inaperçu est la nomination d’Henry Paulson en remplacement de John Snow comme secrétaire au Trésor. Cette entrée sur la scène politique marque l’apothéose de la prise de contrôle des diverses institutions économiques et financières à Washington par Goldman & Sachs, dont Paulson était le Pdg. Tout se passe comme si l’administration Bush était la propriété de quelques multinationales : Lockheed Martin, Bechtel, Halliburton et désormais Goldman & Sachs. L’adhésion de « la » firme, comme ses cadres la nomment, à ce puissant cartel répond à un besoin des partenaires déjà en place. L’économie US est en pleine déconfiture avec la chute de sa production manufacturière et l’accroissement vertigineux de sa dette extérieure. Elle masque sa faiblesse en imprimant des billets verts qui ont perdu leur convertibilité et ne sont plus garantis que par la puissance militaire. Les multinationales qui se sont payées l’administration Bush craignent avant toute chose la revente massive des Bons du Trésor états-unien détenus par la Chine. Pékin, à tout instant, peut provoquer une dévaluation de fait du dollar qui déboucherait sur une crise du capitalisme sans précédent depuis 1929. Or, Henry Paulson est précisémment le banquier qui a vendu ces Bons du Trésor à la Chine. À ce titre, il est le plus apte à raisonner Pékin en faisant valoir qu’un écroulement des Etats-Unis affecterait aussi, par contrecoup, l’économie chinoise. Sa nomination est donc le dernier viatique de Washington pour conjurer la banqueroute. Ce faisant, les États-Unis révèlent leur impuissance à mener une politique agressive en Asie pour la plus grande confusion des néo-conservateurs toujours obsessionnellement occupés à planifier la guerre nucléaire contre la Chine en 2017.

C’est donc avec une certaine lassitude, à défaut de surprise ou d’agacement, qu’en lieu et place de ces évènements essentiels dans la compréhension des enjeux actuels, on assiste à la Nième campagne de diabolisation de la communauté musulmane dans la presse internationale.
On se consolera en analysant comment cette opération illustre le fonctionnement des médias internationaux aussi bien dans la façon de cacher les vrais enjeux que dans la fabrication d’un événement « faisant sens » à l’échelle internationale.

Le 2 juin 2006, 17 personnes ont été arrêtées au Canada, accusées d’avoir voulu organiser des attentats à grande échelle sur le sol canadien. Ces hommes, pour la plupart très jeunes (cinq d’entre eux sont mineurs, la moitié à moins de 21 ans), ont immédiatement été présentés à la presse comme des fanatiques prêts à attaquer le Parlement, à prendre des députés en otage, voire à décapiter le Premier ministre canadien conservateur Stephen Harper.
Une partie de la presse canadienne s’est alors déchaînée. The Ottawa Citizen a estimé dans un éditorial intitulé « Jihad in Canada » que ces arrestations démontraient que le Canada était lui aussi menacé. Le quotidien s’étonnait même qu’elles interviennent si tard, tant il était sûr que la menace était présente. Prenant de vagues pincettes, le journal déclarait quand même que ceux qui étaient en cause étaient des islamistes, pas des musulmans. On trouva des propos similaires sous la plume d’Eric Margolis dans le Toronto Sun. L’éditorialiste trouvait là la preuve que le Canada est une cible au même titre que tous les États occidentaux. Le très néoconservateur National Post allait encore plus loin titrant sur « ces jihadistes parmi nous ». Il affirmait que ces arrestations démontrent que le péril islamiste est une réalité en elle-même, indépendamment de la guerre en Irak, puisque le Canada n’y participe pas. La gauche devrait l’admettre une fois pour toutes et les lois antiterroristes devraient être renforcées.
Le lecteur observera le caractère maladif de cet emballement médiatique : 17 adolescents menacent la sécurité d’un pays de 33 millions d’habitants ; ils sont dangereux et coupables parce qu’ils ont été arrêtés ; il faut sacrifier nos libertés pour nous protéger du terroriste qui sommeille chez tout gamin musulman.

Une fois la surenchère médiatique retombée, des voix dissonantes se firent pourtant entendre et des craintes s’exprimèrent. Dans The Globe and Mail, l’éditorialiste Lawrence Martin redoutait que la peur suscitée par ces annonces catastrophistes ne servent à Stephen Harper pour lier davantage le pays à la coalition anglo-saxonne. Dans le Winnipeg Free Press, le journaliste britannique Gwynne Dyer, jugeait pour sa part que la menace terroriste était totalement exagérée. Des militants pacifistes canadiens s’étonnèrent que ce groupe soit arrêté aujourd’hui alors que de nombreuses déclarations officielles font état d’une surveillance des suspects depuis 2004. Ils remirent en cause de nombreuses invraisemblances sur la « dangerosité » de ces hommes.
Aussi, malgré un démarrage en fanfare, des positions plus mesurées vinrent vite contrebalancer les « Unes » paranoïaques de la presse dominante canadienne. Cette remise en cause eu le don d’agacer l’ancien rédacteur des discours de George W. Bush, David Frum. Dans un éditorial du National Post, il dénonce l’irresponsabilité de ces Canadiens qui ne veulent pas prendre l’affaire au sérieux. Il y décèle la preuve d’une faiblesse psychologique qui les empêche de voir en face la vérité du péril « jihadiste ». Ne niant pas que les « terroristes » arrêtés ont fait preuve d’une grande maladresse, il assure que cela ne les rendait pas moins dangereux.

Dans la presse arabe, cet événement fut présenté comme un nouvel avatar des campagnes de communications que les gouvernements americanistes orchestrent avec la complicité de leurs appareils judiciaires et de leurs médias pour justifier un rapprochement avec Washington.
Ainsi dans Dar-Alhayat, le journaliste libano-canadien, Ali Haouili, redoute que cet événement ne soit utilisé par les États-Unis pour pousser le Canada à s’aligner sur ses positions sécuritaires. Allant plus loin, le célèbre journaliste britannique Robert Fisk, constate dans Al Watan, que la presse canadienne s’est emparée d’un fait divers pour réaffirmer son racisme latent, désignant les présumés terroristes comme « des bruns », présentant leurs partisans comme des femmes voilés (afin de renforcer leur image d’islamiste et de les désigner comme coupables). Pour le journaliste, le pays de l’Érable risque fort de s’ajouter à la liste des contrées inhospitalières pour les musulmans.

On le voit, cette affaire fait débat au Canada et apparaît comme une manipulation du pouvoir canadien dans la presse arabe. Mais dans la majeure partie de la presse internationale, ces évènements canadiens servent de support à une nouvelle campagne faisant des musulmans une communauté intrinsèquement dangereuse et perméable au « jihadisme ». On assiste là à un phénomène semblable à celui auquel nous avions assisté lors des émeutes de novembre 2005 en France. A l’époque, la presse française avait débattu des évènements en hésitant à les analyser d’un point de vue social ou ethnique, c’est-à-dire en rechignant à entrer dans la logique du « Choc des civilisations ». La presse internationale avait pour sa part majoritairement présenté ces évènements comme une preuve de la dangerosité des « immigrés » musulmans et de l’influence du « jihad » en Europe.
Aujourd’hui, quand le débat canadien se déplace de la dangerosité des 17 personnes arrêtées à la possible manipulation que représente ces arrestations médiatiques, la presse internationale préfère titrer sur le danger de radicalisation des jeunes musulmans vivant en « Occident ». La distorsion des réalités étrangères est toujours plus facile pour convaincre son lectorat de l’imminence de la « menace islamiste ».

L’ancien commandeur de l’alliance atlantique lors des bombardements de la Serbie, le général démocrate Wesley Clark, élargit l’affaire canadienne à toute la communauté des démocraties et en tire quelques généralités. Dans The Globe and Mail il clame aux lecteurs canadiens qu’ils ne sont pas seuls à faire face à la menace « jihadiste ». Il estime que l’Occident doit montrer une attention particulière à ses « immigrés de seconde génération » et à ses communautés musulmanes qu’elle doit encadrer, faire collaborer avec les services de renseignement et qu’elle doit infiltrer.
Il est suivi dans son analyse par l’éditorialiste du Boston Globe, H.D.S. Greenway, qui s’inquiète lui aussi de la séduction de l’islamisme chez les jeunes musulmans.

Le cabinet de relations publiques Project Syndicate, se montre très actif dans la mise en scène des arrestations au Canada et leur utilisation pour accuser les jeunes musulmans d’être des dangers pour les sociétés occidentales.
La chercheuse au Royal Institute for International Affairs, Mai Yamani, considère dans le Korea Herald, le Japan Times et le Daily Star que les jeunes musulmans vivant en « Occident » sont trop perméables à la radicalisation. C’est pour cela qu’il faut démontrer que « l’Occident » souhaite sincèrement la démocratisation du monde musulman en soutenant les démocrates dans les pays d’origine de ces populations. Bref, s’appuyant sur le climat médiatique suscité par les arrestations canadiennes, l’auteur demande un ralliement international aux objectifs affichés des néo-conservateurs.
Le linguiste et écrivain français Tzvetan Todorov va dans le même sens dans Los TiemposDaily Star (Liban), le Taipei Times (Taïwan), le Daily Times (Pakistan) et sans doute d’autres publications nous ayant échappé. Il revient lui aussi sur cette « contagion islamiste » qui touche ces « assassins naturalisés ». Dans un texte ambiguë où il se plaît à dénoncer l’action de George W. Bush, l’auteur n’en reprend pas moins les grands arguments de la guerre au terrorisme : menace émanant du monde musulman, nécessité de remettre en cause l’équilibre entre sécurité et liberté et union sacrée de l’Occident face à ce nouveau péril.

A nouveau, les pages opinion, détournent l’attention des vraies questions, falsifient les débats et donnent aux lecteurs une vision faussée des problématiques internationales. Et comme toujours, Project Syndicate, l’officine de George Soros, est particulièrement actif dans ce processus.

 

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Mercredi 21 juin 2006
Droits de l’ Homme à l’ONU : Allocution de M.Perez Roque, Ministre des Affaires Etrangères de Cuba.



Aujourd’hui est un jour hautement symbolique. Cuba est membre fondateur du Conseil des droits de l’homme ; les Etats-Unis, non. Cuba a été élue par cent trente-cinq pays, plus des deux tiers de l’assemblée générale des Nations Unies ; les Etats-Unis n’ont même pas osé présenter leur candidature. Cuba avait des raisons de faire confiance au vote secret ; les Etats-Unis en avaient peur, pour les mêmes raisons.

L’élection de Cuba est la victoire des principes et de la vérité, la reconnaissance du courage de notre résistance. L’absence des Etats-Unis est la déroute du mensonge, la punition morale de l’arrogance impériale.

L’élection a supposé une évaluation exigeante. Chacun a reçu ce qu’il méritait : Cuba a été récompensée ; les Etats-Unis ont été châtiés. Chacun avait son histoire, et les pays qui votaient la connaissaient pertinemment.

Les pays africains se rappelaient que plus de deux mille combattants cubains ont versé leur sang généreux dans la lutte contre le régime ignominieux de l’apartheid, celui-là même que les Etats-Unis soutenaient et équipaient, y compris d’armes atomiques.

Cuba, au jour de l’élection, pouvait faire état de presque trente mille médecins en train de sauver des vies et de soulager la douleur dans soixante-dix pays ; les Etats-Unis pouvaient faire état, eux, de cent cinquante mille soldats envahisseurs, envoyés pour tuer et mourir dans une guerre injuste et illicite.

Cuba, au jour de l’élection, pouvait faire état de plus de trois cent mille patients de vingt-six pays latino-américains et caribéens ayant retrouvé la vue grâce aux opérations réalisées gratuitement par des ophtalmologues cubains ; les Etats-Unis pouvaient faire état, eux, de plus de cent mille civils assassinés et de deux mille cinq cents jeunes étasuniens morts dans une guerre ourdie pour voler le pétrole d’un pays et faire cadeau de juteux contrats aux petits amis du président de la seule superpuissance de notre planète.

Cuba, au jour de l’élection, pouvait faire état de plus de vingt-cinq mille jeunes de cent vingt pays du tiers monde faisant des études gratuites dans ses universités ; les Etats-Unis pouvaient faire état, eux, d’un camp de concentration à Guantánamo où l’on torture les prisonniers et où les geôliers déclarent officiellement que le suicide de trois hommes « n’est pas un acte de désespoir, mais un acte de guerre et de propagande ».

Cuba, au jour de l’élection, pouvait faire état d’avions transportant ses médecins et ses hôpitaux de campagne là où étaient survenues des catastrophes naturelles ou des épidémies ; les Etats-Unis pouvaient faire état, eux, d’avions transportant en secret d’une prison à une autre des prisonniers drogués et menottés.

Cuba, au jour de l’élection, proclamait la primauté du droit sur la force, défendait la Charte des Nations Unies, réclamait un monde meilleur et se battait pour ; les Etats-Unis proclamaient, eux : « Qui n’est pas avec moi est contre moi. »

Cuba, au jour de l’élection, proposait d’allouer le billion de dollars gaspillé tous les ans en armes à la lutte contre la mort qui frappe, pour des causes que l’on pourrait prévenir, onze millions d’enfants de moins de cinq ans et six cent mille femmes pauvres en couches ; les Etats-Unis proclamaient, eux, leur droit de bombarder et de raser « à titre préventif » ce qu’ils ont appelé d’un ton méprisant « n’importe quel trou perdu de la planète » au cas où l’on résisterait à leurs visées, y compris La Haye si le Tribunal pénal international prétendait juger un de leurs soldats.

Tandis que Cuba défendait les droits du peuple palestinien, les Etats-Unis étaient, eux, le principal soutien des crimes et des atrocités d’Israël.

Tandis que le gouvernement des Etats-Unis livrait des centaines de milliers de personnes, la plupart des Noirs et des pauvres, à la furie du cyclone Katrina, Cuba offrait, elle, d’envoyer sur-le-champ mille cent médecins qui auraient pu sauver des vies et soulager des souffrances.

Je pourrais égrener ainsi des raisons à l’infini. Je voudrais juste ajouter que c’est le gouvernement des Etats-Unis qui n’occupe pas son siège comme membre du Conseil, non le peuple étasunien. Celui-ci sera représenté par les autres, Cuba comprise. Notre délégation se constituera aussi en porte-parole des droits du peuple étasunien, en particulier de ses secteurs les plus discriminés et marginalisés.

Le fait est, toutefois, que les Etats-Unis n’ont pas été seuls dans leurs manigances et pressions grossières et désespérées pour empêcher l’élection de Cuba. Un petit groupe d’alliés les a accompagnés jusqu’au bout. Ceux de toujours. Pour la plupart, des bénéficiaires de l’ordre mondial injuste et fondé sur l’exclusion, d’anciennes métropoles coloniales qui n’ont toujours pas payé leur dette historique envers les pays qui furent leurs colonies.

Cuba connaît parfaitement, jusque dans ses moindres détails, l’accord secret négocié à Bruxelles aux termes duquel l’Union européenne s’est engagée à ne pas voter pour notre pays et à travailler étroitement de concert avec les États-Unis à bloquer notre candidature. Mais l’échec a été total. Il s’avère que Cuba a été élue sans son soutien, tandis que son allié incommode, dont elle a besoin comme gendarme qui garantisse ses privilèges et son opulence gaspilleuse, n’a même pas pu se présenter aux élections.

On entend s’élever maintenant dans les couloirs et les salles de cet édifice des appels réitérés à « commencer de nouveau », à « faire souffler un vent nouveau sur le Conseil », de la bouche même des responsables de la manipulation, de l’hypocrisie et de la sélectivité qui ont fait naufrager la Commission antérieure. Je tiens à souligner qu’il ne suffit pas de biffer le passé pour repartir du bon pied ou de lancer quelques fleurs de rhétorique édulcorée pour régler les problèmes. Nous avons besoin de faits, non de belles paroles.

Si les déclarations des porte-parole de l’Union européenne sont sincères et si nous assistons vraiment à un mea culpa, nous attendons toujours, néanmoins, une rectification de sa part. Non pour Cuba. Non parce qu’elle s’est acoquinée avec les Etats-Unis pour tenter d’empêcher notre élection. Non parce qu’elle n’a même pas été capable de se doter d’une politique fondée sur la morale et indépendante envers Cuba.

Si nous attendons une rectification de l’Union européenne, c’est parce qu’elle a empêché l’an dernier la Commission des droits de l’homme de se prononcer sur l’ouverture d’une enquête concernant les violations massives, flagrantes et systématiques des droits de l’homme commises dans la base navale de Guantánamo.

C’est parce qu’elle a gardé un silence complice devant les centaines de vols secrets réalisés par la CIA pour transporter des personnes séquestrées et l’établissement de prisons clandestines en Europe même, où l’on torture et humilie les prisonniers, et qu’elle a continué à ce jour d’empêcher hypocritement que l’on enquête sur ces faits et qu’on les éclaircisse.

Parce que l’Union européenne n’a pas eu le courage de punir exemplairement les misérables manifestations d’irrespect envers d’autres religions e d’autres coutumes.

Parce que l’Union européenne a été le complice des Etats-Unis dans la conversion de l’ancienne Commission en une sorte d’inquisition contre les pays du Sud, et que nous espérons que ce scénario ne se répétera pas.

Parce que l’Union européenne n’a même pas reconnu sa dette historique envers la centaine de pays, aujourd’hui nations indépendantes au bout d’années de lutte et de sacrifices, qui étaient ses colonies exploitées quand, voilà cinquante-sept ans, le reste de l’humanité adoptait la Déclaration universelle des droits de l’homme où il est affirmé paradoxalement : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits."




Excellences,

Cette session peut marquer le début d’une nouvelle étape dans la lutte pour créer un système véritable de promotion et de protection de tous les droits de l’homme étendus à tous les habitants de la planète, et non aux seuls riches et privilégiés. Mais il y faudra un changement radical, une vraie révolution des conceptions et des méthodes qui ont entravé l’ancienne Commission.

Cuba ne se fait pas d’illusions quant à la disposition réelle des pays développés, alliés des Etats-Unis, à faire ce pas capital et historique. Elle leur concédera toutefois le bénéfice du doute. Elle attendra et les observera.

Si le Conseil œuvre pour concrétiser les promesses proclamées aux quatre vents, alors, il pourra compter sur Cuba. Si le passé se répète et si le Conseil redevient un champ de bataille, soyez sûrs que Cuba reprendra sa place dans les tranchées d’idées du tiers monde.

Mais que l’on ne compte pas sur Cuba pour transformer le Conseil en tribunal exclusif contre les pays sous-développés et pour assurer l’impunité des pays du Nord. Ni pour utiliser contre des pays rebelles la clause permettant l’expulsion du Conseil, ni pour recourir encore et toujours, d’une manière politisée et sélective, à des résolutions pour punir des pays qui refusent de courber le front.

Que l’on ne compte pas non plus sur Cuba pour utiliser le nouveau mécanisme de révision périodique universelle en tant qu’instrument de nouvelles pressions et campagnes médiatiques.

Que l’on ne compte pas non plus sur Cuba pour défendre le mensonge et agir hypocritement.

Mais s’il s’agit de lutter pour la vérité et la transparence, de défendre le droit à l’indépendance, à l’autodétermination, à la justice sociale, à l’égalité, alors, oui, l’on pourra compter sur Cuba. Ainsi que de défendre le droit à l’alimentation, à l’éducation, à la santé, à la dignité, à une vie décente.

S’il s’agit de défendre la démocratie réelle, la participation véritable, la vraie jouissance de tous les droits de l’homme, l’on pourra compter sur Cuba.

Mais que l’on ne compte pas sur Cuba pour coopérer avec n’importe quel envoyé, représentant ou rapporteur dont le mandat aurait été imposé de force ou après chantage. En revanche, s’il s’agit de coopérer sur un pied d’égalité avec le Conseil et ses mécanismes non sélectifs, l’on pourra compter sur Cuba.

S’il s’agit de faire silence et de ne pas dénoncer le blocus économique cruel dont nous sommes victimes depuis plus que quarante ans, ou de ne pas réclamer le retour dans leur patrie de cinq jeunes Cubains, combattants antiterroristes purs et courageux, incarcérés injustement et illégalement aux Etats-Unis, que l’on ne compte pas sur la coopération de Cuba.

S’il s’agit de renoncer à un seul principe, que l’on ne compte pas sur Cuba. Mais s’il s’agit de défendre le noble idéal d’un monde meilleur pour tous, alors l’on pourra toujours compter sur Cuba.

Je tiens finalement, au nom du peuple cubain qui là-bas, dans notre patrie, rêve, bâtit et défend sa Révolution, à remercier tout spécialement nos frères du tiers monde d’avoir soutenu décisivement l’élection de Cuba au Conseil des droits de l’homme et à leur redire que les Cubains ne trahiront jamais la confiance qu’ils ont déposée en nous.

À l’adresse de ceux qui soutiennent la lutte de Cuba pour ses droits, qui est aussi la lutte pour les droits de tous les peuples du tiers monde et des forces progressistes et démocratiques du premier monde, voici notre message : Jusqu’à la victoire à jamais !

À l’adresse de ceux qui attaquent Cuba et de leurs complices, voilà notre message : La patrie ou la mort ! Nous vaincrons !

Felipe Perez Roque, Ministre des Affaires Etrangères de Cuba.

Source : Mission Permanente de Cuba à Genève
http://www3.itu.ch/MISSIONS/Cuba/
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Mercredi 21 juin 2006
Bas les masques ! Pour répondre aux calomnies voyant le mouvement communiste soutenant les violences urbaines ou l'économie de subsistance, nous répondons cette analyse qui nontre relativement bien nos positions à leur égard.
L'analyse à ce sujet de K. Marx et F. Engels, mais surtout le bon sens, aidant, on ne peut soutenir, favoriser, organiser une économie de subsistance qui, de plus en plus, se dirige vers l'opportunisme, la violence égoïste, le chacun pour soi, autant de valeurs typiquement louées par les libéralistes, ces même tenants de l'ordre et du tout sécuritaire.


Les années de forte croissance économique nous avaient fait oublier l’existence d’une classe sociale qui anima les romans naturalistes du XIX°s, le lumpenprolétariat.

L’expression est de K. Marx qui analysa le rôle et l’identité sociale de ce « prolétariat en guenilles » (ou racaille). Pour le philosophe allemand, la partie la plus pauvre du prolétariat, celle coupée durablement du monde du travail et celle survivant dans l’économie illégale constituait à la fois une conséquence du grand capitalisme et aussi un groupe social utile à la perpétuation des privilèges de la bourgeoisie. En effet, le concubinage surprenant entre puissants et voyous eu toujours pas mal de succès dans l’histoire. Dans toutes les périodes de crise où les élites se sentent menacées, leur réflexe fut de pactiser plus ou moins ouvertement avec les éléments les plus marginaux et les plus violents de la société.


1. Une alliance contre-nature

Les inégalités développent des cultures de ghettos
Quand le capitalisme se développe il fait éclater les modes de vie traditionnels et dissout la vieille morale issue des terroirs. Ainsi, sans les entraves de la charité et de la morale judéo-chrétienne, les plus riches sont amenés à l’être de plus en plus et emploient leur influence économique pour manipuler le pouvoir politique chargé de garantir aux riches des revenus sans cesse en augmentation. Rien de surprenant dans une économie basée sur l’accumulation.
A l’autre bout de la société le même capitalisme génère des quantités énormes de déclassés, de gens coupés de leur milieu social d’origine et aussi déracinés de leurs espaces familiaux. C’est ainsi que les bidonvilles se peuplent de dizaines de milliers de gens dont les repères n’existent plus vraiment et où délinquance et déviances sociales prospèrent dans ces situations où le passé est mort et où l’avenir est bouché.
Les grands bourgeois d’hier et d’aujourd’hui ne rencontrent jamais les plus exclus. Ils vivent dans un monde bien à eux où ils ne craignent pas plus la grande criminalité que la petite délinquance. Encadrés par des gens à leur service, gardés par des vigiles, les oligarques voient le lumpenprolétariat comme une population volontiers exotique, délicieusement effrayante et aucunement menaçante pour leurs intérêts. En effet, voyous, jeunes casseurs, islamistes célibataires et autres nomades cherchent très souvent à mimer de façons pitoyables et grotesques les moeurs des puissants (filles faciles, grosses voitures, vêtements de marque…). C’est une histoire aussi vieille que les empires ! La Rome antique vit coopérer la démesure des sénateurs à la pire misère des Romains affamés. Le but de cette alliance contre-nature ? Briser le mouvement social de l’époque, c'est-à-dire les citoyens romains révulsés et exploités par les riches. Contre cette révolte des braves gens, rien de plus efficace que les bandes armées et violentes laissé libres de voler, frapper et terroriser les Romains moyens, attachés à une certaine morale et à quelques valeurs.
Qui suivi en priorité Hitler dans ses premiers délires racistes ? Généralement des Allemands traumatisés par la défaite de 1918, sans culture politique et sans repères moraux. Ils furent mille fois plus nombreux quand le chômage de masse généralisa les déclassés.
Les exemples de ces confluences inattendues sont très nombreuses : ainsi la Sicile comme l’Amérique du sud ont-elles toujours été des terres propices à ce type d’arrangements. Le seul but des propriétaires terriens est de garder leurs terres contre tout mouvement socialiste de redistribution des terres.
Pour cela, ils salarient littéralement les bandits de grands chemins qui rackettent les paysans moyens ou petits. Ruinés par la délinquance de ces voyous (milices colombiens ou maffias…), les paysans modestes n’ont pas d’autres choix que de vendre leurs terres à bas prix aux latifundiaires. Au début du XX°s l’Italie généralisa cette alliance pour détruire le mouvement ouvrier. Les premières troupes de choc du fascisme des années 20 s’inscrivirent dans cette alliance des plus marginaux et des plus riches : les possédants payaient le parti mussolinien afin que les chemises noires liquident les organisations de gauche.
De même les mafieux américains pactisèrent avec le milieu marseillais afin de s’en prendre au syndicat CGT des dockers dans les années 50.
De manière générale tout gouvernement face à une mobilisation sociale, utilise l’action de « casseurs » anonymes et masqués pour briser et discréditer une manifestation.
Pour le XIX°s les exemples ne manquent pas de sous-prolétaires stipendiés par la bourgeoisie pour servir de porte-flingue aux puissants contre les révoltés politisés .


2. Le même ennemi : le bien commun

Le lumpenprolétariat et les oligarques partagent étonnamment une même vision du monde : certitude que seule la violence paie, mépris des petits propriétaires, rejet du travail, goût de l’exploitation des autres… Ils considèrent que les lois sont faites pour les autres (la classe moyenne) et que rien ne saurait les empêcher de s’imposer et de s’enrichir.
Privilégiés et exclus communient dans la haine implacable du bien commun et de tout changement social. Grands bourgeois et proxénètes sont des conservateurs nés, ils se sont motivés que par la perpétuation de leurs prébendes et ne veulent surtout pas que des agents de l’Etat viennent s’occuper de leurs petites affaires. Ainsi les marginaux des deux extrêmes de l’économie sont-ils foncièrement hostiles aux mouvements politiques proposant une redistribution des richesses. En effet, un rééquilibrage économique en faveur du monde du travail impliquerait nécessairement que les mafieux de toutes sortes renoncent à leurs business et se mettent à travailler. Héritiers de fortunes démentielles ou hommes de main ont la même crainte : devoir renoncer à leurs activités parasitaires. On se souvient comment le mouvement étudiant de 1995 se dissipa suite à une nuit de violences dans l’université de Jussieu. Violences que la police se garda bien de limiter…

3. Sarkozy, racailles : les deux faces de l’ultralibéralisme

Autre épisode fameux de cette alliance anti-populaire : les manifestations lycéennes du mois de mars 2005. Manipulés par le PS et ses satellites, le « mouvement lycéen » se rue alors dans des manifestations qui discréditent le ministre Fillon. Alors que les interventions policières passent très mal dans l’opinion, l’action de centaines de casseurs dans lors de la manifestation du 8 mars arrive à point nommé pour éteindre la combativité des jeunes. Là aussi la police restera totalement statique devant des scènes d’une rare violence. Epouvantés les jeunes cesseront toute action.
Ce type de répression est utile à plus d’un titre aux oligarques : devant la violence « aveugle » des casseurs la masse des petits bourgeois fait bloc avec le gouvernement et verse même dans la xénophobie.
Les violences en banlieues procèdent de la même structure : si les élucubrations de Sarkozy ont déclenché l’incendie, les seules vraies victimes de ces actions destructrices sont bel et bien les travailleurs et les classes moyennes, sûrement pas les électeurs de Neuilly du prince de Lilliput.
En forçant les braves citoyens légitimement révoltés à soutenir de vils politiciens ambitieux comme Sarkozy, les actions des casseurs du lumpenprolétariat tombent à point nommé et traduisent une américanisation des mœurs politiques françaises. En effet, la droite dure américaine a toujours fait son beurre sur la délinquance des grandes villes américaines, délinquance qui est la conséquence logique des « Noirs » et sûrement pas du système économique…
Revendiquant une violence dans les rapports économiques, exploitant financièrement la pauvreté et la faiblesse des autres, les électeurs de Sarkozy comme les voyous de banlieues ne sont que les hommes de main impitoyables et vulgaires du libéralisme le plus vil, celui qui vient des Etats-Unis et qui nous est imposé par l’Europe.
Par JRCF 61 - Publié dans : Présentation
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Mercredi 21 juin 2006
SOLIDARITE AVEC L'UNION DE LA JEUNESSE COMMUNISTE - KSM
 
Nous, soussignés, protestons avec véhémence contre les actions judiciaires arbitraires prises par le Ministère de l'Intérieur de la République tchèque qui ont pour but de rejeter le statut « d'association civique » de l'Union de la Jeunesse Communiste - KSM.
 
Ces actions, basées sur une discrimination politique et idéologique, ne peuvent être considérées que comme faisant partie d'une campagne anti-démocratique et anti-communiste injuste, qui cherche à restreindre la liberté d'association et d'expression du peuple de la République Tchèque et en particulier de sa jeunesse.
 
Les initiatives prises contre la KSM sont une forme inadmissible de manipulation politique et idéologique, qui, en ciblant les communistes, tente une nouvelle fois de criminaliser l'idéologie communiste et toute action sociale revendiquant la mise en oeuvre des aspirations légitimes de la jeunesse envers la paix, l'enseignement, le travail, la solidarité, un environnement sain et une culture progressiste pour tous.
 
La tentative de forcer la KSM à modifier sa base idéologique, ou de bannir ses activités, cela juste avant les élections parlementaires, représente également une nouvelle et sérieuse attaque contre le Parti communiste de Bohème et Moravie, un parti qui occupe la 3ème place au parlement national.
 
Ces mesures minent en fait directement toute une série de libertés et de garanties démocratiques pour la population de la République tchèque.
 
Cette nouvelle action du gouvernement tchèque vise à donner un nouvel élan aux différentes discriminations qui ciblent déjà les communistes et blanchissent les crimes commis par les partisans de la politique et de l'idéologie fasciste et nazie.
 
Nous exprimons notre entière solidarité avec l'Union de la Jeunesse Communiste - KSM, avec les communistes et les autres progressistes de la République Tchèque dans leur combat pour la défense des droits et libertés démocratiques élémentaires.
 
Nous exigeons la fin immédiate des attaques et nous exigeons des démarches concrètes pour restaurer les libertés démocratiques de base de la jeunesse tchèque et la liberté d'action pour l'Union de la Jeunesse Communiste - KSM.
 
Nom                                        Profession/Fonction                                         Pays
 
Signatures à adresser directement à : international@ksm.cz avec copie à cpg@int.kke.gr , reseau.jrcf@wanadoo.fr 
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Mercredi 21 juin 2006
    Il y a 98 ans, 500 000 hommes et femmes anglais se réunissaient à Manchester à l'appel de l'Union sociale et politique féminine. Ces militant(e)s, riches d'une longue histoire révolutionnaire dans l'Angleterre traditionnaliste, réclament l'égalité des droits hommes/femmes et le droit de vote pour les femmes.
    Les militantes féministes, appelées "suffragettes" par les médias, n'ont en effet pas hésité, face à l'ignorance des politiques (masculins) à mener des actions parfois violentes afin de soulever l'opinion. Elles furent éperdument ignorées et même allégrement jetées en prison par les autorités, qui s'arrangent tout de fois pour ne pas choquer l'opinion publique.
    Les citoyennes anglaises n'obtinrent le droit de vote, pour celles âgées de plus de 30 ans, qu'au sortir de la Première Guerre Mondiale. En effet, elles avaient profité de la guerre pour revendiquer avec l'aide de grèves leurs droits légitimes, étant devenues indispensable pour l'économie de guerre de l'Etat bourgeois.
    Nos camarades françaises n'ont obtenu ce droit qu'en 1945, par vote des députés communistes et socialistes. Si l'égalité théorique et judiciaire entre l'homme et la femme est arrivé un peu plus tard encore, l'égalité réelle se révèle, malheureusement, encore aujourd'hui, un pari d'avenir. On constate effectivement toujours, surtout envers les plus jeunes femmes et adolescentes, une condescendance mysogine et machiste de la part d'une forte proportion d'hommes. Mais si cette tendance tend à régresser, les inégalités de salaires, à l'embaûche, ou encore pour la répartition des tâches ménagère ne semble pas prêtes à disparaitre.
    Encore un effort de lutte nous attend !
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Lundi 19 juin 2006

SOUSCRIPTION NATIONALE DU P R C F

L’argent des révolutionnaires

pour le combat révolutionnaire !

Le PRCF a dépensé beaucoup d’argent dans la lutte victorieuse contre le CPE, et dans la lutte contre la criminalisation du communisme. Nos finances sont aujourd’hui « dans le rouge ».
NOUS AVONS LE BESOIN URGENT POUR DEBUT SEPTEMBRE DE PLUSIEURS MILLIERS D’EUROS.

NOTRE COMBAT DOIT CONTINUER ET GRANDIR !

La lutte de classe est au cœur de la vie nationale

NOTRE PAYS, PLUS QUE JAMAIS, A BESOIN D’UNE ORGANISATION COMMUNISTE FORTE ET ACTIVE
Si le PRCF n’existait pas, qui pourrait mener le combat sans compromis pour l’indépendance nationale, contre l’Europe du capital que notre peuple refuse, pour un Front de Résistance et d’Alternative Populaire ouvrant la perspective d’une société socialiste ?

VOUS POUVEZ NOUS AIDER !

NOUS APPELONS LES VISITEURS DE NOTRE SITE, TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI PENSENT QUE LE COMBAT REVOLUTIONNAIRE EST INDISPENSABLE
A VERSER A LA SOUSCRIPTION NATIONALE DU PRCF

JE VERSE LA SOMME DE : …… €
Nom
Prénom
VERSEMENT A L’ORDRE DU PRCF chez Léon Landini 8 rue du Clos Lapaume
92220 Bagneux

premiers souscripteurs :
Daniel Antonini, Benoît Foucambert, Georges Gastaud, Jean-Pierre Hemmen, Alexis Lacroix, Léon Landini, Bernard Parquet…

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