PRCF/JRCF Normandie

Mercredi 4 octobre 2006
Dénoncé par son propre frère, l’ex-agent secret Alain Royal, frère de sa Psychorigidité, est accusé d’avoir lui-même posé la bombe qui a causé la mort d’un homme d’équipage du Rainbow Warrior. Cet assassinat d’Etat avait été commandité par Mitterrand pour “sécuriser” les essais nucléaires français dans le Pacifique, essais “menacés” par Greenpeace (!!!). Or la fille du colonel n’en continue pas moins de se déclarer “fière de son frère”, nageur de combat de son état (ah la belle famille proche du prolétariat!). Moralité: pendant que les mauvais terroristes meurent en prison, comme par exemple les prisonniers d’AD, les “bons” sont relâchés (Papon) ou couverts d’honneur par des candidats à la présidence de la “République”… Et cela porte un nom: la démocratie bourgeoise voguant, toutes voiles dehors, vers la fascisation.
Par JRCF 61 - Publié dans : Actualité française
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Samedi 30 septembre 2006

Lors de la fête de l’Huma, des camarades du CGT-E Dalkia sont venus sur le stand du PRCF et ont participé à notre débat syndical. Ils ont exposé la situation de leur camarade Evelyne Gaillet, licenciée pour fait syndical par la direction de son entreprise avec la complicité d’organisations syndicales devenues de véritables relais du patronat.

Un comité de soutien se met en place et une pétition est mise en ligne (http://www.cgtedalkia.com/comitesoutienine.htm). Il est important de la signer afin de défendre Evelyne et de manifester notre solidarité. En défendant Evelyne, nous nous défendons nous-mêmes !

Par JRCF 61 - Publié dans : Pétitions
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Dimanche 17 septembre 2006

« choix » présidentiel sous tutelle
Pour 2007, les médias du capital ont fait leur tri : nous sommes sommés de « choisir » entre le fascisant Sarkozy de Nagy-Bocsa, émule de Thatcher et de Berlusconi… et sa doublure « de gauche », la bien nommée S. Royal, petite fille modèle de Tony Blair et de… la Comtesse de Ségur : une « socialiste » fascinée par l’Uniforme, l’Europe et la Bible et maladivement hostile aux… enseignants (Royal a jadis secondé le malfaisant Allègre à l’Education nationale) ! Qu’importe d’ailleurs l’identité du futur élu, puisque sa « feuille de route » est déjà imprimée à Bruxelles : quel qu’il soit, il ou elle sera chargé(e) de faire passer en force la constitution européenne (maintenue « dans sa substance », précise la résolution votée par Chirac) quand son tour viendra de présider l’Union européenne entre 2008 et 2009 …
Confrontée à ce « choix » désespérant, notre peuple s’interroge : comment la France populaire, qui a voté Non en mai 2005 et qui a balayé le CPE en avril 2006, fera-t-elle enfin entendre sa voix majoritaire au niveau politique ? Comment notre peuple, héritier de 1789, de 1936 et de la Résistance, brisera-t-il l’étau qui l’étrangle entre l’UMP-PS maastrichtienne et l’extrême droite du FN et autre De Villiers ?

Les charlatans de l’ « Europe sociale »…
Pour briser cet étau, il faudrait que les forces progressistes qui ont voté Non le 29 mai 2005 désignent pour les présidentielles un candidat commun susceptible de rompre le monopole électoral de l’UMPS et, pourquoi pas, d’aller au second tour. C’est dans ce sens que le PRCF s’est récemment prononcé, tout en précisant que l’idéal serait qu’émerge un candidat franchement communiste totalement indépendant du PS (1) , capable d’associer le drapeau rouge au drapeau tricolore pour unir lutte sociale et engagement républicain.
On pouvait penser que la création d’un comité d’initiative par M.-G. Buffet, P. Braouzec, J. Bové et autres Picquet (LCR) permettrait de lancer une dynamique anti-libérale… Mais ce comité « unitaire » n’était qu’un faux-semblant : le premier, Bové est sorti du bois pour proposer sa candidature au grand dam de Mmes Voynet et Buffet. Pourtant tous ces leaders « euro-constructifs » qui vont du rouge pâle au vert pomme, diffèrent peu sur le fond: tous militent pour l’illusoire « renégociation de la constitution européenne » ; tous sont fascinés par la prétendue sécurité sociale professionnelle, ce pseudonyme de la flexi-sécurité à la danoise dont rêve le MEDEF pour individualiser les garanties collectives des salariés et délocaliser sans faire de vagues. Ni Bové (qui a voté Oui à Maastricht) ni Buffet (qui fut ministre de Jospin pendant cinq ans) ne veulent abolir l’ensemble des contre-réformes UMP-PS, renationaliser les entreprises privatisées, reconstituer le pouvoir d’achat populaire, la Sécu et les retraites en taxant les grands actionnaires…
Il serait pourtant possible de fédérer la « gauche alternative » sur la revendication minimale d’abroger les traités européens néolibéraux, d’interdire les délocalisations, d’annuler les contre-réformes UMP et de renationali-ser tous les services publics privatisées. Mais aucun des partisans du Oui à une « autre Europe », les Arlette, Olivier, José, Marie-Georges, ne veut de ces solutions « primaires », un peut trop susceptibles de déborder le débat électoral, de fédérer le mouvement social et de cibler l’ennemi principal, le grand capital maastrichtien !

Moutons noirs ou… méchoui Royal ?
Et c’est pourquoi les ténors de la petite gauche s’empoignent aux cris de « union, union, union ! », pendant que la direction du PCF, s’apprête à rabattre sur Royal au second tour… pour ensuite participer à un gouvernement social-maastrichtien ou le soutenir de manière « critique » ? Comme s’il était possible d’ouvrir la moindre perspective progressiste sans contester la domination du PS (et à travers lui, de l’impérialisme européen) sur le mouvement ouvrier ! en réalité, la petite gauche « radicale » ne veut pas affronter l’Empire européen en construction ni se couper du PS… dont tous ces révolutionnaires de salon dépendent pour être élus au second tour !

Mais la France d’en bas n’a ni la mémoire courte…
… et nous nous souvenons de ce qu’ont FAIT les ténors de la « gauche alternative », les Jospin, Voynet, Buffet et autres Royal quand ils étaient ministres de Jospin : privatisations à la louche, mise en place de l’euro (qui plombe notre pouvoir d’achat, notre Sécu, nos retraites, nos services publics, nos exportations…), occupation impérialiste de la Yougoslavie sous la bannière de l’impérialisme US, feu vert aux délocalisations, rétablissement du travail de nuit des ouvrières… la Gauche d’en haut et ses satellites du PC mutant ont ouvert un boulevard à l’UMP, avec en prime un score-fleuve pour Le Pen en 2002 !

ni la vue basse !
Aujourd’hui, il est faux que le PS et ses satellites de la gauche plurielle soient dans l’opposition: le PS européen (PSE) dirige avec l’euro-droite la Commission européenne, qui tire les ficelles pour le haut patronat à l’échelle du continent. C’est le « socialiste » français LAMY, président de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui orchestre l’offensive du Capital à l’échelle mondiale. D’ailleurs, ni le PS ni le PC-PGE n’exigent la dissolution de l’Assemblée nationale UMP, qui a voté la constitution européenne rejetée par le peuple, qui a perdu le soutien de l’UDF et qu’a ridiculisée le retrait en catastrophe du CPE, vomi par les jeunes et les salariés !
Quant au PCF, tournant le dos à son passé internationaliste, il s’est affilié au Parti de la Gauche Européenne, dont le président, le pseudo-communiste Bertinotti, est le bras droit du nouveau premier ministre italien, l’eurocrate Prodi ! On mesure à quel point la « mutation » du PCF, son reniement du marxisme-léninisme et des objectifs révolutionnaires, son ralliement aux campagnes criminalisant l’URSS et la première expérience socialiste de l’histoire, désorientent notre peuple ! On mesure à quel point est vitale pour le monde du travail et pour la Nation la Renaissance d’un vrai parti communiste pour laquelle milite le P.R.C.F. !

Dissolution de cette Assemblée nationale non représentative et malfaisante !
Avec le PRCF osons proclamer qu’il ne faut pas attendre 2007 pour exiger la dissolution de cette Assemblée nationale qui s’assoit sur le Non du 29 mai 2005 pour aggraver l’insécurité sociale (pluie de délocalisations, privatisation du Gaz, feu vert aux pétroliers pour tondre les consommateurs, fusion à risque entre Arcelor/Mittal, suppression de 3000 emplois à la poste, de 8000 emplois dans l’Education nationale, Université soumise au patronat…) et démolir les libertés démocratiques (transformation du maire en shérif, immigration jetable, dénaturation du travail social et des lois sur les mineurs, etc.).

Affronter le grand capital mastrichtien, faire renaître un Parti franchement communiste !
Autour des travailleurs et de la jeunesse rebelle, avec l’ensemble des couches sociales précarisées par le grand capital, construisons un Front de Résistance et d’Alternative Populaire pour abroger les contre-réformes UMPS, rompre avec l’U.E. des financiers, reconquérir l’indépendance nationale, bâtir de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples, nationaliser les secteurs clés de l’économie, reconstituer de vrais services publics (Education nationale, Santé, Sécu, transports, énergie…), relancer les acquis sociaux, le pouvoir d’achat et le logement social, développer l’emploi productif (industrie, agriculture, Recherche…), taxer le grand capital, interdire les délocalisations ! Mettons les actionnaires milliardaires à la raison ! Abrogeons le Traité de Maastricht et l’actuel régime présidentiel monarchique, développons la démocratie populaire de lutte ! Ouvrons la voie à une nouvelle République sociale, souveraine, fraternelle et démocratique en marche vers le socialisme ! Avec le PRCF, tissons des convergences d’action avec tous les vrais communistes, membres ou non du PCF, et organisons sur tout le territoire national une nouvelle avant-garde franchement communiste au service des travailleurs !

(1) Le PRCF est en train d’écrire à ce sujet aux 36000 maires de France.

Par JRCF 61 - Publié dans : Vie du Pôle
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Samedi 16 septembre 2006

Surexploitation du travail, opulence des gros actionnaires, précarité, difficulté à se loger et à « boucler le mois »… : cette société capitaliste est de plus en plus injuste, antidémocratique, inhumaine…

Ses médias, au service du MEDEF et de l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP) sèment en permanence le mensonge, l’anticommunisme, le désespoir, la haine de l’autre, la division entre les salariés…

Quant aux dirigeants de la Droite et de la fausse gauche, ils n’ont qu’une obsession : se faire élire à tout prix, réussir leur « plan de carrière »…

Il y a d’abord ce gouvernement UMP qui applique à la lettre la feuille de route du MEDEF et de Bruxelles : privatisation du Gaz, destruction de la Fonction publique, austérité salariale, délocalisation de la Métallurgie, traque aux ouvriers immigrés non-européens… pendant que la finance internationale fait main basse sur notre pays…

Il y a les gros patrons et actionnaires « français », qui ne parlent qu’anglais entre eux, et qui se gavent de profits (23% de plus pour les manitous du CAC 40 en 2006 !) pendant que l’emploi industriel et le pouvoir d’achat partent en vrille !

Il y a Sarkozy de Nagy-Bocsa, digne héritier d’une dynastie d’aristos qui ont fui la Hongrie populaire et qui se sont recyclés au MEDEF ou à Neuilly; ce Sarcow-boy est allé voir Bush pour accuser la France d’ « arrogance » ! Son programme ? ARASER le statut de la fonction publique, aligner sur le bas les conquêtes sociales, étrangler le droit de grève, instaurer un contrat de travail unique PRECAIRE pour tous, traquer le « pré-délinquant » dès la maternelle… Sa « RUPTURE » consiste à déclencher en France un raz-de-marée thatcherien, avec en prime l’étranglement de l’indépendance nationale et des libertés syndicales et démocratiques !

Il y a la dame patronnesse Sarkolène Royal, qui rivalise avec Ségozy en matière d’attaques contre les valeurs de gauche et qui séduit les médias en appelant à fliquer les jeunes, à « aligner » la RTT, EDF, les cheminots et les enseignants (au lieu d’annuler les contre-réformes Balladur-Fillon sur les retraites). Mais quel(le) que soit le ou la futur(e) élu(e), Bruxelles lui a déjà « passé commande » : elle ou il devra faire passer à tout prix la constitution européenne en 2008 quand la France présidera l’Union européenne ! …

Il y a le PC mutant et décaféiné de Mme Buffet qui rabat déjà sur Sarkolène, rêve de ministères dans un gouverne-ment « royal » et ne jure que par l’Europe sociale… Comme si l’UE de Maastricht n’était pas à 100% contre les travailleurs !

Enfin il y a Le Pen et de Villiers qui espèrent rafler la mise avec leur alternative raciste, xénophobe et fasciste…

Mais notre peuple flaire le piège. La « France d’en bas » sait que quand elle s’unit, comme elle l’a fait en mai 2005 et lors de la lutte contre le CPE, elle devient irrésistible. Encore faut-il pour cela ne pas s’en tenir à de grand coups de colère pour ensuite « rentrer dans le rang » de « l’UMPS » (l’Union Maastrichtienne Patronale et Social-démocrate) lors des élections

Encore faut-il oser affronter les états-majors syndicaux qui ont renié le combat de classe et qui nous mènent de défaite en défaite au nom du « dialogue social » et d’un « syndicalisme rassemblé »… derrière le jaunissant Chérèque !

Encore faut-il que les vrais progressistes, notamment les vrais communistes, osent agir en toute indépendance par rapport à la « Gauche-plus-rien » et à son fidèle rabatteur de second tour, le PC mutant.

Encore faut-il ne pas semer l’illusion qu’on peut « infléchir » le PS « royaliste », ou qu’on peut « redresser du dedans » le PC officiel : celui-ci est désormais arrimé au PGE, le « Parti de la Gauche Européenne », dont le président (le « communiste » italien Bertinotti) est un pilier du gouvernement super-maastrichtien de Romano Prodi.

Encore faut-il rompre avec l’illusion qu’on peut « réorienter socialement » l’Europe impérialiste du grand capital !

C’est pour aider le peuple à sortir la France du collier étrangleur de l’euro et de l’UE du capital que le Pôle de Renaissance Communiste a été constitué en 2004 à l’initiative de militants fidèles au PCF du Front populaire et de la Résis-tance. Travailleurs salariés, étudiants, artisans et paysans, unissons-nous contre Maastricht et le grand capital, militons pour une République sociale, souveraine et populaire, pour une rupture progressiste, anticapitaliste et républicaine.

Communistes, membres ou non du PCF, renforçons le PRCF pour réorganiser une force franchement communiste en France, construire des convergences communistes d’action , nous réapproprier le marxisme-léninisme et refuser la criminalisation du communisme ! Affichons sans complexe la perspective du socialisme comme les révolution-naires cubains, vénézueliens et boliviens !

Nous sommes le peuple : si nous passons à l’action comme l’ont fait les jeunes contre le CPE, si nous nous unissons dans un Front de Résistance et d’Alternative Populaire associant le drapeau tricolore au drapeau rouge, si nous reconstruisons une avant-garde indépendante du PS « royaliste », alors le désarroi changera de camp ; et l’heure sonnera d’engager la transformation révolutionnaire de la société !

VENEZ DEBATTRE FRATERNELLEMENT DE CES IDEES A NOTRE STAND !

Par JRCF 61 - Publié dans : Actualité française
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Mercredi 13 septembre 2006


Les JRCF de la région de Normandie sont fiers de vous présenter le numéro 0 d’un tout nouveau journal politique destinée à la jeunesse qui lutte pour changer le monde !
Plus sérieusement, ce journal, l’organe officiel des JRCF de Normandie, permet à notre organisation de jeunesse, le plus influent groupe de jeunesse marxiste-léniniste en France, de s’exprimer à une plus grande échelle et de présenter ses théories et analyses de l’actualité .
Le combat pour la destruction du dictatorial despotisme étatique libéraliste et la création d’une république socialiste est un combat permanent, un combat contre le mensonge, un combat d’éducation incessant, un combat populaire. Cet organe de presse est désormais un outil de combat pour la jeunesse en lutte.
Pourquoi lutter, pouvez-vous vous demander? Lutter contre le libéralisme qui a largement su prouver son rôle réactionnaire de manipulateur despotique de la jeunesse. Lutter contre les inégalités, qui divise la jeunesse. Lutter contre la répression policière
incessante qui frappe la jeunesse en lutte contre la destruction de leurs droits légitimes et souverains. Lutter contre les politicards fascisants qui précarisent à tour de bras une jeunesse peinant à trouver sa place dans une société cernée de toute part par l’autorité oppressante du grand capital.
Lutter pour le socialisme, l’organisation planifiée, centralisée de l’économie par le peuple souverain.
Lutter pour une éducation de qualité, égalitariste, favorisant l’émancipation du jeune. Lutter pour des services sociaux de qualité, gratuits et illimités. Lutter pour un pouvoir d’achat plus élevé permettant à tous de vivre dignement. Lutter pour la paix. Pour la démocratie.
Car la jeunesse est la flamme de la révolution, il nous est nécessaire de lutter. Ne pas se battre pour obtenir notre dû permettrai encore à des escrocs de décider de notre avenir, à notre place. L’histoire l’a montré, la victoire est uniquement dans la lutte et le rapport de force.
Cependant, il est nécessaire de ne pas lutter passagèrement pour obtenir une seule revendication. C’est purement utilitariste, et n’offre aucun espoir de changement réel et durable. C’est à nous tous d’organiser le changement, par la destruction de l’appareil d’état bourgeois.
La révolution nous va si bien !
Par JRCF 61 - Publié dans : Présentation
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Mercredi 13 septembre 2006

sur la situation internationale

*motion 1*

La facture des ravages infligés au Liban
doit être adressée à l’agresseur israélien et à ses parrains de Washington !
Comme la bande de Gaza, où l’armée israélienne a méthodiquement détruit les installations payées par les contribuables d’Europe, le Liban a été sciemment ravagé par les criminels de guerre de Tsahal et du gouvernement Olmert : tout est cassé, routes, ponts, habitations civiles, adduction d’eau, centrales électriques, bâtiments publics, installations portuaires et aéroportuaires ; des kilomètres de littoral sont polluées par une marée noire occasionnée par les bombardements israéliens… en violation des accords de cessez-le-feu et malgré les admonestations de Son Impuissance Kofi Anane, Israël maintient son blocus criminel contre les populations civiles !
Or les médias se font gloire de nous expliquer que l’Union européenne, c’est-à-dire les contribuables (principalement, des salariés) d’Europe vont apporter une contribution majeure à la reconstruction. C’est scandaleux : non seulement cela signifie que l’UE accepte qu’Israël détruise périodiquement le produit des subventions européennes, mais cela encourage les agressions futures : pourquoi se priver d’attaquer le Liban, de détruire les ministères palestiniens, etc., si les accords internationaux ne sont conclus qu’à sens unique (Israël a le « droit » de les violer, la FINUL n’est d’avance tournée que contre la résistance libanaise) et si l’armée israélienne n’est jamais comptable de ses déprédations qui devraient conduire ses chefs devant les tribunaux internationaux jugeant des crimes de guerre !
En se substituant à l’Etat auteur de crimes, l’UE encourage de nouvelles agressions contre les peuples arabes, gaspille l’argent des contribuables européens et démontre une fois de plus sa nature de vassal de l’impérialisme américain. Malgré ses rodomontades, le gouvernement français, poussé par l’ultra-atlantiste Sarkozy et par la direction du PS alignée sur la politique israélienne, fait honteusement allégeance à cette politique irresponsable.
Le Pôle de Renaissance Communiste appelle en conséquence tous les citoyens épris de paix et de justice à adresser des protestations à M. Barroso, président de la commission de Bruxelles, ainsi qu’à l’Elysée, en reprenant le titre du présent communiqué.

Paris, le 31 août 2006

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*motion 2*

ETE 2006 : vers la constitution d’un Front anti-impérialiste mondial ?
Marqué par la criminelle agression d’Israël et de son parrain US contre les peuples palestinien et libanais, l’été 2006 aura AUSSI été l’été des résistances. Celle des patriotes libanais, musulmans mais aussi communistes, qui ont mis en échec, militairement et politiquement, l’ « invincible Tsahal ».
Résistance également du peuple cubain qui, à l’annonce de l’hospitalisation du camarade Fidel, a fait bloc autour de sa direction communiste.
Celle du mouvement bolivarien dirigé par Hugo Chavez, qui appelle à approfondir la transformation révolutionnaire du Venezuela et qui a visité cet été le Vietnam, la Chine, l’Iran, la Syrie, la Russie et la Biélorussie, tout en rappelant son ambassadeur de Tel Aviv.
Par ailleurs, l’ALBA, le nouveau traité international respectueux des peuples et des souverainetés qu’ont signé ensemble Cuba, la Bolivie et le Venezuela, donne au monde entier l’exemple d’une alternative aux traités supra-nationaux et néo-libéraux du type de Maastricht, de l’ARENA ou de la Constitution européenne que le peuple français a rejetée le 29 mai 2005.
Les pays visités par Chavez sont très divers : bien entendu, les militants franchement communistes, laïques et démocrates, ne peuvent que juger très sévèrement le régime intégriste iranien ; sur un tout autre plan, nous avons par ailleurs exprimé nos réserves sur l’orientation actuelle de la Chine : cela n’empêche pas les communistes de soutenir le peuple iranien contre la guerre projetée contre lui par les USA, ni de prendre fermement position pour la défense de la République populaire de Chine contre les manœuvres impérialistes, contre la subversion anticommuniste et séparatiste appuyée par Washington.
Il n’en reste pas moins que le PRCF a appelé dès sa fondation en janvier 2004 à la constitution d’un Front anti-impérialiste mondial pour contrer l’impérialisme US et de ses vassaux, rivaux et complices de l’UE (engagée dans la construction de l’armée européenne) et de l’impérialisme japonais en plein réarmement. Face à ce prédateur fascisant et sans scrupule qu’est l’Empire dirigé par Bush, l’homme qui marche sur les pas de Hitler dans la voie cynique de l’« unilatéralisme », il faut que les peuples s’unissent par-delà leurs différences pour faire respecter leur souveraineté, leur droit à choisir eux-mêmes leur voie, y compris le socialisme s’ils en décident ainsi. On ne peut que saluer sur ce plan le rôle historique de Cuba socialiste qui associe depuis des décennies dans sa lutte anti-impérialiste le patriotisme le plus ardent à l’internationalisme le plus déterminé.
Dans le même temps, une responsabilité plus grande échoit aux partis, mouvements et militants communistes de tous les pays : le front anti-impérialiste se constituera d’autant plus vite, son orientation et son contenu seront d’autant plus progressistes, les tendances obscurantistes, néo-libérales et anti-féministes y seront d’autant mieux contenues, que des initiatives seront plus rapidement prises pour reconstruire le Mouvement Communiste International sur des bases de classe, marxistes et léninistes, démocratiques et révolutionnaires.
Il est d’autant plus nécessaire d’associer ces deux constructions, celle du Front anti-impérialiste et celle du Mouvement communiste international, que les deux figures de proue de l’union mondiale contre l’impérialisme appartiennent à la mouvance communiste (Castro) et progressiste-révolutionnaire (Chavez).
Cette renaissance du MCI est devenue pour les communistes une question de survie face à la tentative européenne et planétaire de criminaliser et de réprimer le communisme et le léninisme, leur histoire, leurs partis et leurs militants, et au-delà d’eux, tous les acteurs sincères et dévoués du mouvement ouvrier et démocratique. D’autant que l’impérialisme utilise la politique des deux fers au feu et, tandis qu’il criminalise les communistes fidèles aux objectifs révolutionnaire, il promeut l’Internationale « socialiste » et son nouvel appendice, le « Parti de la Gauche Européenne », dont le président, Fausto Bertinotti, est désormais associé au gouvernement de Prodi, l’ex-président de la Commission européenne.
Activer les initiatives en faveur de la renaissance du Mouvement Communiste International est d’autant plus envisageable que les communistes dirigent des luttes populaires considérables de la Colombie au Népal, que des PC puissants demeurent, renaissent ou se renforcent en Europe, en Russie, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, que des mouvements dynamiques se dressent dans plusieurs pays contre les liquidateurs opportunistes du communisme et du léninisme, que des luttes de classe d’ampleur (en France la levée en masse des jeunes qui vient d’obtenir la levée du CPE esclavagiste), que des résistance populaires majoritaires (en France la victoire du non au référendum du 29 mai 2005) montrent que les peuples commencent à redresser la tête après la terrible défaite qu’a été pour eux la victoire de la contre-révolution en ex-URSS et en Europe de l’Est.
Malgré son triomphalisme malsain, le capitalisme ne parvient pas à sortir de sa crise profonde et généralisée, dont les conséquences de toute nature mettent en péril la survie et le développement de l’humanité au 21ème siècle : la résistance des peuples irakien, palestinien et libanais, l’essor du mouvement anti-capitaliste et anti-impérialiste en Amérique latine montre que l’impérialisme n’est pas invincible. Au-delà des armes de destruction massives dont il use contre les peuples, c’est avant tout l’arme de la division et de la désorientation idéologique qu’exploite l’impérialisme contre les peuples !
C’est pourquoi si tous les partis et mouvements communistes fidèles à la Révolution d’Octobre et à l’esprit de Stalingrad multiplient les occasions pour se retrouver et impulser le Front anti-impérialiste mondial, s’ils prennent des initiatives concrètes pour la renaissance du MCI (telles que l’appel récent pour la solidarité anti-impérialiste face aux agressions israélienne lancée par 63 partis communistes), pour stopper en commun la criminalisation du communisme et de son histoire, pour combattre l’opportunisme liquidateur, pour soutenir Cuba socialiste (notamment les Cinq de Miami) et des peuples latino-américains en lutte, pour la solidarité avec les peuples du Moyen-Orient menacés par Bush et par l’Etat - gangster israélien, pour le salut et la liberté du noble Mumia Abu-Jamal, alors les maîtres de la mondialisation capitaliste devront recommencer à trembler devant les peuples unis retrouvant l’espérance.
Dans cet esprit, et à l’échelle qui est la sienne, le PRCF activera son soutien à la publication d’un « Livre noir de l’anticommunisme et de la contre-révolution » pour le 90ème anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917, à l’initiative du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (présidé par Margot Honecker, Henri Alleg et Mumia Abu-Jamal).

Motion du 1er septembre 2006, Liévin

Initiateurs de cet appel pour le PRCF : Hage, Hemmen, Landini, Gastaud, Antonini, Flament, Foucambert, Parquet, Nicolo-Vachon, Gilli, Tchakarian, Pranchère, A. Lacroix.

Par JRCF 61 - Publié dans : Actalité internationale
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Lundi 11 septembre 2006

Derrière la fusion Suez-GdF, la privatisation totale de l’Energie française
UNE SEULE SOLUTION, L’ACTION DE CLASSE jusqu’au retrait du projet Villepin-Sarkozy-Breton

Violant la « promesse » du parjure Sarkozy, outrepassant le mandat électoral de ses députés (à aucun moment Chirac et l’UMP n’ont parlé de privatiser GdF avant d’être élus !), abusant pour passer en force de sa « majorité » désavouée par le peuple (1), l’UMP veut offrir au MEDEF deux nouveaux cadeaux : d’une part, un effarant budget antisocial (15000 suppressions de postes dans la fonction publique, dont 8000 dans les lycées et collèges !), d’autre part la privatisation de Gaz de France au profit des actionnaires de SUEZ.

Le prétexte invoqué pour privatiser GDF est provocateur : comment croire au « patriotisme économique » d’un gouvernement qui encourage les délocalisations (en élargissant sans cesse l’Europe à l’est), qui a laissé le trust MITTAL absorber ARCELOR, qui a « ramé » avec le PS pour la constitution supranationale quitte à priver la France du droit à disposer d’elle-même ?

En fait, le gouvernement veut briser les entreprises publiques EDF et GDF ; il veut détruire un bastion CGT pour faciliter l’offensive thatchérienne que Sarkozy prépare pour 2007 sous le nom de « rupture » ; en annexant GdF à Suez, Villepin et Breton veulent créer un monopole privé de l’énergie, concurrent direct d’EDF qui aura assez de force pour harceler, asphyxier, puis privatiser EDF, nationalisée en 1946 par le ministre et résistant communiste Marcel Paul. Dénationaliser EDF/GDF, ce n’est donc pas du « patriotisme économique », c’est de la trahison nationale, motivée par la haine contre la classe ouvrière et par la servilité envers l’U.E. des financiers !

Si le gouvernement voulait vraiment donner à la France de nouveaux outils énergétiques, il procèderait tout autrement. Comme le propose le Pôle de Renaissance Communiste en France, il faudrait au contraire :

-re-nationaliser à 100% GDF et EDF, sans indemnités pour les grands actionnaires ;
-nationaliser SUEZ en accordant un statut à ses agents;
-constituer un pôle public nationalisé de l’Energie autour d’EDF ;
-rejeter les diktats de Bruxelles, quitte à sortir des ruineux traités de Maastricht et de Nice. Le peuple de France a balayé les rois en 1793, il s’est soulevé contre Hitler en 44, ce n’est pas pour baisser la tête devant une poignée d’eurocrates à genoux devant le grand capital !

Mais malgré ses amendements-spectacle, la « Gauche d’en-haut » ne VEUT pas gagner la bataille de l’énergie.

D’abord, rappelons que c’est Jospin, dans le silence de ses ministres « communistes » Buffet et Gayssot, qui a signé l’Accord européen de Barcelone privatisant l’Energie et portant la retraite à 67 ans dans l’UE…

Ensuite, la « résistance » parlementaire du PS n’est qu’un baroud d’honneur : si la fusion Suez-GdF se fait, Hollande a annoncé dans « le Monde », que ce sera « irréversible » : en clair, le PS ne re-nationalisera pas s’il gagne les élections. Bref, que la droite fasse le sale boulot, ensuite le PS continuera sur ses traces, comme Jospin l’a fait en 97/2002 en refusant de toucher au Plan Juppé !

Enfin, le PS « ouiste » et la « gauche d’en-haut» n’ont tiré aucune leçon du Non à la constitution européenne ; quant à la « petite gauche » (PCF, LCR, Bové, LO), elle continue d’appeler à « l’Europe sociale » dans le cadre de l’UE. Mensonge ! Tôt ou tard, pour reprendre la voie du progrès, les travailleurs n’auront d’autre solution que de reconquérir l’indépendance de la France et remettre en cause Maastricht et l’euro, qui plombe notre pouvoir d’achat, nos services publics, nos retraites, notre Sécu et nos exportations.

Face à cette TRAHISON permanente, s’en tenir au « lobbying citoyen » serait suicidaire : c’est de l’action de classe et de masse que nous avons besoin ! Salariés d’EdF, GdF et Suez, travailleurs du privé et du public, étudiants, unité !

Pourquoi d’ailleurs les salariés actuels seraient-ils moins courageux que leurs pères qui ont fait 36, 45, 68 ? Pourquoi ne prendrions-nous pas modèle sur nos FILS et FILLES qui, en trois semaines de luttes dures, avec piquets de grève et manifs, ont eu la peau du scandaleux Contrat Première Embauche ? Nous sommes le PEUPLE, nous sommes la MAJORITE, comme l’a montré le 29 mai 2005 !

C’est pourquoi le PRCF appelle à construire un Front de Résistance et d’Alternative Populaire pour SORTIR la France du collier étrangleur de l’UE de Maastricht, (re-)nationaliser les secteurs clés de l’économie, ré-industrialiser le pays, reconquérir les acquis et le pouvoir d’achat, annuler les contre-réformes UMPS, construire des traités internationaux respectueux des peuples, bâtir une République sociale, souveraine et démocratique en marche vers le socialisme. C’est d’un tel programme que les partis de gauche devraient discuter au lieu de passer leur temps à se concurrencer en bêlant après l’« Europe sociale » !

Sans cette rupture avec le grand capital, ce sera la « rupture » sarkozyste à la Thatcher (ou à la Blair, si c’est Sarkolène qui gagne !) avec un déluge de mesures policières et fascisantes à la clé.

Pour retrouver le combat de classe déserté par la fausse gauche et par le PC « mutant », le PRCF invite les salariés à le rejoindre : tant qu’il y eut en France un PCF marxiste-léniniste et lié aux travailleurs, le peuple a tenu le capital en respect. Depuis que le vrai PCF de Jacques Duclos, de Maurice Thorez (statut de la fonction publique) et de Marcel Paul a été dénaturé par la « mutation », c’est la CATA pour les salariés et pour la France ! Il faut reconstruire une avant-garde FRANCHEMENT COMMUNISTE!

Alors, si nous voulons vaincre et non « accompagner » la casse, aidons le PRCF à unir à nouveau le drapeau tricolore au drapeau rouge.

(1) L’UMP a été battue à TOUS les scrutins depuis 2002 : régionales, européennes, 29 mai 2005 ; en outre elle est lâchée par l’UDF sans laquelle les députés UMP n’auraient pas été élus. Ce parlement ne tient que parce que la « gauche plurielle » n’ose pas en demander la dissolution. DISSOLUTION de cette ASSEMBLEE NATIONALE MINORITAIRE !

LE PRCF

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Mercredi 6 septembre 2006

A partir du 7 septembre sera examiné au Parlement le projet de loi énergie portant sur la transposition des directives européennes d’ouverture des marchés et comprenant la privatisation totale de GDF préalable à sa fusion avec Suez.

Si, comme il le prétend, le gouvernement cherchait à préserver la filière énergétique nationale, la solution serait qu’il renationalise à 100% EDF et GDF, qu’il les associe formellement et qu’il nationalise Suez pour former un pôle public français de l’énergie !

En réalité, en fidèle commis des affaires du grand patronat, le gouvernement s’acharne à vouloir offrir GDF sur un plateau aux gros actionnaires du groupe privé Suez pour constituer un euro-monopole capitaliste électro-gazier rival d’EDF, alors même que la population et les salariés sont massivement hostiles à la privatisation dont ils savent les conséquences (envolée des tarifs, suppressions d’emplois, dégradation des conditions de travail et du service aux « clients », baisse des investissements dans la sécurité et le développement des capacités de production…).

Le PRCF soutient les initiatives des salariés du groupe et appelle à construire un vaste rassemblement populaire contre les privatisations susceptible de mettre en échec le projet euro-gouvernemental. Dans cette optique, toutes les forces compteront - même s’il ne faut pas attendre grand-chose de ceux qui feignent aujourd’hui de s’opposer en promettant une « guérilla parlementaire » (90 000 amendements !) sans issue alors qu’ils ont laissé les mains libres à Sarkozy et à Villepin en refusant de s’appuyer sur la volonté populaire pour exiger la démission du gouvernement et de l’assemblée après le 29 mai 2005 ou pendant le mouvement anti-CPE .

Par JRCF 61 - Publié dans : Actualité française
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Mercredi 6 septembre 2006

Après son 33ème congrès, le PCF ne propose plus de nationalisations

Dans la préparation du 33ème congrès du PCF, des débats nombreux ont portés sur les propositions utiles pour s’attaquer à la domination du capital sur le travail, et notamment sur deux formules proposées dans la base commune de discussion, la « distribution gratuite d’actions aux salariés » et la « modulation des cotisations sociales en fonction de la politique de l’emploi menée par l’entreprise ». Ces deux formules cristallisent le débat sur les formes alternatives à l’actionnariat capitaliste qui tirent les leçons des expériences de nationalisation du siècle dernier.

Il est utile de constater ce que sont devenus ces deux sujets dans le texte finalement voté par le 33ème congrès et devenu donc le programme politique du PCF.

La proposition de distribution d’actions gratuites semble avoir été abandonné, le texte annonçant que « L’actionnariat salarial actuel sera mis en extinction. ». Mais le paragraphe poursuit en évoquant « les distributions d’actions gratuites actuelles », qui devront être « émancipées des marchés financiers », feront l’objet de règles particulières, les titres étant « non négociables », sauf cession à des « Fonds non spéculatif dans l’entreprise géré par les salariés et leurs organisations »… En quelque sorte, il reste nécessaire de gérer l’actionnariat salarié. D’ailleurs l’épargne gérée par les assurances, FCP et autres SICAV doit être « mobilisée au service de l’emploi et d’une nouvelle croissance réelle ». Cette épargne est bien sûr largement une épargne de salariés.

On n’est donc plus très sûr de comprendre ce que veut dire le texte. Sur le fonds, est-ce une bonne chose ou non que les salariés soient actionnaires, que ce soit de leur entreprise ou d’une autre ? Le capitalisme « populaire » ou des millions de salariés pèserait sur les décisions à travers leur présence dans le capital est-il un piège ou une voie possible de transformation sociale ? Le projet du PCF repose-t-il en partie sur une participation des salariés au capital ? Une forme possible de la visée communiste du PCF peut-elle être des entreprises gérées démocratiquement par des salariés-actionnaires ayant exclu du pouvoir le capital financier ?

Le texte peut paraître refuser la notion d’actionnaires dans le deuxième engagement qui annonce sans ambiguïté : « Dans la mondialisation capitaliste, le pouvoir est confisqué par le capital et les actionnaires. C’est la dictature des marchés financiers. La démocratie sociale reste à inventer pour rendre effectif le droit constitutionnel à l’emploi pour tous, qui doit primer sur l’exigence de rentabilité et le pouvoir des actionnaires. ». Le constat est donc sans équivoque sur la dénonciation du rôle actuel des actionnaires. Tout le problème est bien sûr de définir ce que peut être cette démocratie sociale qui doit faire primer l’emploi sur la rentabilité. Repose-t-elle sur un rôle nouveau des actionnaires, et parmi eux des salariés ?

La question est d’autant plus pertinente que le texte porte un jugement ambigu sur l’alternative classique de la « nationalisation » en écrivant - « Une propriété publique étendue, si elle ne suffit pas comme l’a montré les dérives de l’étatisation, reste toutefois indispensable ». Ces « dérives de l’étatisation », semblent porter entre autres sur l’expérience des nationalisations en France. Mais comment combattre ces dérives ? Et s’agit-il de combattre ces dérives ou l’étatisation elle-même ? La phrase suivante est indicative. Pour « contrer la puissance des marchés financiers », « l’Agence des participations de l’Etat, démocratique, transparente et représentative, aura deux finalités fondamentales : sécuriser et promouvoir l’emploi, la formation et la recherche dans les entreprises au capital desquelles l’Etat participe ; développer les territoires en répondant efficacement aux besoins de leurs populations ». La réponse aux dérives est donc le rôle d’une agence des participations de l’état, clairement considéré comme un actionnaire, dont les participations à coté d’autres actionnaires sont contrôlées par cette agence.

On très loin de la nationalisation qui faisait de Renault à la sortie de la guerre une régie nationale avant sa transformation en SA en 1990 par Michel Rocard premier ministre puis sa privatisation en 1996 par la droite, très loin des arsenaux d’état qu’il a fallu « désétatisé » en 1990 (par la gauche) après le regroupement en 1971 (par la droite) des activités industrielles du ministère de la défense en un groupement (le GIAT) qui passera de 17000 salariés a 2500 aujourd’hui très loin encore d’EDF dont le statut d’établissement public issu de la loi de nationalisation dfe 1946 a du être transformé en société anonyme selon les accords de Barcelone (Jospin), mis en œuvre il y a peu (Sarkozy..) pour qu’on puisse parler d’actionnaires…

En fait, le texte n’utilise strictement jamais le mot de « nationalisation ». Le rejet des « dérives » de l’étatisation a donc emporté le bébé avec l’eau du bain, le PCF ne propose plus de nationalisations comme forme d’appropriation sociale.

Pourtant, le texte affirme : « Dans chaque grand secteur relevant du service public, il y a besoin de maintenir ou de créer un opérateur public fonctionnant sur des principes en rupture avec ceux des groupes privés ». Mais alors qu’est-ce qui caractérise un opérateur public ? un actionnariat public important, majoritaire ? Sous quelle forme sans nationalisation ? Une « agence de contrôle de l’état » suffit-elle à assurer son caractère public quelquesoit la part d’actionnariat public ?. Qu’est-ce qu’une « propriété publique » et comment passer d’une propriété « privée » a une propriété « publique » sans nationalisation ? Le texte ne répond pas puisque le mot de « propriété » n’est utilisé qu’une seule fois pour parler de « propriété publique ».

Jean-Claude Gayssot avait comme ministre défendu l’idée que l’introduction d’actionnaires privés minoritaires n’était pas une privatisation. On se demande finalement si dans cette logique, la propriété publique ne serait pas conciliable avec un actionnariat privé ? En tout cas, cette idée est proche de celle très répandue que l’essentiel sont les engagements de services publics que peut prendre même une entreprise privée.

De fait, ce qui nous est proposé est bien dans la poursuite de cette vieille idée que la propriété n’est pas l’élément déterminant et qu’au contraire, ce sont les objectifs et la démocratie de la gestion qui sont essentiels, quelque soit la forme de propriété publique ou privée. Cette idée est d’autant plus dangereuse que son aboutissement est le Blayrisme qui privatise à tour de bras pour assurer une meilleure efficacité au service du public, y compris ce qui semble rester en France trop symbolique, le système scolaire primaire.

Comme il faut bien dire comment on peut faire du public sans remettre en cause la propriété privée, on insiste à plusieurs reprises sur les droits des salariés. « Nous proposons de donner de nouveaux droits, de nouveaux pouvoirs aux salariés, de créer un système de Sécurité d’emploi ou de formation pour chacun-e (SEF) » ou encore de manière plus fondamentale « La citoyenneté à l’entreprise sera constitutionnelle, avec des droits d’intervention et de décisions des salariés et de leurs organisations et institutions représentatives, dans la gestion des entreprises ». Mais la formule montre bien que si les salariés ont des droits, c’est pour se défendre contre la précarité avec la SEF ou pour intervenir dans la gestion, donc dans une gestion qui n’est pas la leur de droit car elle n’est pas encore leur propre propriété. Cette gestion reste un compromis entre travail et capital dont la propriété n’est pas mise en cause, Ces droits sont donc des droits dans le cadre du système capitaliste. Ils sont certes indispensables comme support de l’action, de la mobilisation, de la négociation et finalement du compromis dans le cadre de rapports des forces entre capital et travail, mais comment peuvent-ils être le projet communiste alternatif au capitalisme ?

Traiter réellement la question de la propriété et donc du mode de gestion lui-même suppose de combattre cette illusion que la gestion serait séparée de la politique, que l’entreprise serait une entité par elle-même, pour elle-même, alors qu’elle n’est qu’une forme d’organisation sociale dans laquelle des êtres humains, fournisseurs, salariés, clients, usagers, voisins… ont des intérêts et des engagements, forme d’organisation qui peut être remplacée par d’autres.. Qui se demande s’il faut trouver des actionnaires à l’école ? L’école, l’hopital, le théatre… sont-ils des « entreprises ». Et quelle différence avec une centrale électrique, un réseau de transport, un éditeur de logiciel, ou même une entreprise de fabrication et maintenance d’ascenseur ?

Réduire l’entreprise a ce qu’elle est dans le capitalisme conduit à un piège concernant les salaires et les cotisations sociales. Car si ce n’est pas la propriété qui est à la base de l’exploitation, alors une « autre gestion » serait possible, tout comme certains pensent qu’une « autre politique » est possible dans le capitalisme. On cherche alors à favoriser les bonnes gestions d’entreprises que ce soit par l’impôt : « Le barème de l’impôt serait progressif. Son taux serait modulé selon la part des bénéfices réinvestis dans la modernisation de l’outil de travail et la recherche avec un progrès de l’emploi, des salaires, de la qualification, tandis que la part distribuée aux actionnaires et/ou placée sur les marchés financiers serait pénalisée » Là encore, le pouvoir des actionnaires de décider des investissements est simplement « régulé » par une taxation différenciée. Mais les actionnaires sont toujours là avec leurs intérêts propres, leurs moyens, leurs médias pour conforter leur bataille contre le travail. Et le capitalisme a déjà produit ses experts pour jouer des lois et des règlements (il existe ainsi une raison sociale « optimiseur de coûts sociaux »), il continuera à le faire et comme toujours les plus gros s’en sortiront toujours mieux !

Cette illusion conduit de la même manière à oublier que les cotisations sociales sont du salaire et donc à proposer de moduler les cotisations… donc le salaire total, en fonction de la politique de l’entreprise ! Le texte réaffirme « A l’opposé des politiques systématiques d’exonérations de cotisations, nous affirmons le besoin d’une extension du montant de ces prélèvements, tant par l’augmentation de certains taux de cotisation, par la croissance de l’assiette salaires, par la création d’une assiette supplémentaire sur les profits financiers des entreprises, par des outils de modulation poussant à faire croître la base emploi et qualifications, par l’extension de mécanismes de bonus/malus, mais aussi par la création de cotisations nouvelles »

Mais si cette modulation semble si efficace pour « peser » sur la politique du patronat, c’est bien parcequ’on croit que le patronat peut choisir de mener une politique plus ou moins « sociale », qu’on ne voit pas que les entreprises de main d’oeuvre et les entreprises à fort actif ne sont différentes que de leur position dans l’organisation technique du travail et certainement pas de la nature de leur capital ou de leurs actionnaires, que très souvent, c’est le même patronat qui joue des répartitions de marge entre secteurs pour optimiser ses impôts en se jouant des « régulations » que prétendent lui imposer ces réformes…

En résumé, on ne peut mettre en cause le capitalisme sans mettre en cause la propriété privée, on ne peut combattre la précarité et l’exploitation sans remettre en cause les logiques d’investissements et de marché, les choix technologiques et de partenariat, on ne peut construire d’appropriation sociale sans exclure le capital de la recherche de sa reproduction élargie, donc sans le priver du droit d’exister pour lui-même. Si le capital en tant qu’accumulation de moyens n’est plus le support d’une classe sociale mais l’outil de la décision politique des citoyens, il ne peut appartenir de manière fractionnée à des actionnaires, mais il doit comme l’eau, l’énergie ou l’espace être un « bien public » inaliénable ! La nationalisation qui donne la propriété des composantes essentielles du capital au peuple est un outil essentiel d’un projet communiste. L’expropriation des actionnaires principaux est une exigence pour renverser le rapport des forces et saper les bases du pouvoir de la grande bourgeoisie. Cela ne règle en rien la question concrète de l’appropriation sociale, de la démocratie sociale dans les décisions technologiques et économiques, mais cela leur est un préalable indispensable.

Pierre-Alain Millet

P.S. Sur ces deux sujets, la conférence fédérale du rhône avait modifié le texte de la base commune a la quasi unanimité, rejetant et la modulation des cotisations sociales et la notion d’actionnariat salarié. Michel Laurent, représentant la direction nationale, avait tenté de défendre le texte, puis Louis Levêque, adjoint au maire de Lyon. Visiblement, ils étaient les seuls à être « dans le coup du 33ème congrès » !

Par JRCF 61 - Publié dans : Textes, théories
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Mercredi 6 septembre 2006


Le Pôle de Renaissance Communiste en France sera présent à la Fête de l’Humanité 2006 du 15 au 17 septembre (parc départemental de la Courneuve).

Son stand se situe avenue de la Jeunesse. Durant les 3 jours, vous pourrez y discuter avec les militants du PRCF et des JRCF ainsi qu’avec les auteurs et personnalités présents sur le stand (Henri Alleg, Annie Lacroix-Riz qui dédicacera son dernier ouvrage le choix de la défaite, Georges Gastaud, Claude Vinci, Jean Lévy, Michel Cuny, des animateurs du Comité International de Solidarité de Classe (CISC)…).

Vous pourrez aussi profiter de la table de littérature (avec vente du mensuel Initiative Communiste) ou vous détendre et vous restaurer au bar en écoutant chants révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui.

Le PRCF vous invite en outre à participer aux quatre « temps forts » prévus :

- Samedi 16 :

. 10 heures : Défense de Cuba socialiste et des « 5 de Miami »avec la réception d’une délégation officielle cubaine.

. 15 heures : débat sur l’avenir du syndicalisme de lutte de classe et la criminalisation du mouvement ouvrier avec la participation de syndicalistes impliqués dans les luttes et subissant la répression patronale.

- Dimanche 17

. 12 heures : allocution de solidarité internationale contre l’impérialisme et la criminalisation du communisme

. 14 heures : Débat sur la stratégie politique et la nécessité d’un Front de Résistance et d’Alternative Populaire dans le cadre du 70ème anniversaire du Front Populaire.

Par JRCF 61 - Publié dans : Vie du Pôle
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