A noter sur vos agendas !
Date : 14 avril 2007
Lieu : Bagneux, Rue Gabriel-Cosson
Ouvert aux sympathisants, seuls les détenteurs de cartes pourront voter.
« Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France… ». Jean Ferrat
Par Georges Hage, Georges Gastaud et Jean-Pierre Hemmen (PRCF)
Approfondissant son indécent compagnonnage avec Le Pen, le Sire Sarkozy de Nagy-Bocsa annonce qu’il créera un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » s’il est élu en mai prochain. La tâche de ce ministère serait d’aggraver les conditions du regroupement familial.
Pour justifier cette nouvelle mesure xénophobe, l’ex-maire de Neuilly, enfant chéri du MEDEF et digne héritier des aristocrates anticommunistes hongrois, prétend qu’il faut « expliquer l’identité nationale » aux étrangers ; il veut aussi imposer aux familles immigrées de « parler correctement français », d’avoir un emploi stable et un loge-ment décent avant même d’avoir posé un pied en France : bref, les immigrés doivent débarquer à Marseille ou à Orly en état de parfaite « employabilité » (sic) sans avoir coûté un sou à l’Etat français ni au grand patronat, dont Sarkozy défend l’intérêt égoïste en se drapant dans les plis du drapeau tricolore !
Plusieurs associations antiracistes ont relevé les contradictions de ce projet provocateur alors même que Sarkozy a multiplié les lois (et les actes !) xénophobes depuis cinq ans. Mais à notre connaissance aucun des censeurs de Sarkozy n’a mis l’accent sur l’essentiel : l’essence de la proposition sarkozyste consiste en effet à mettre en opposition « l’identité nationale » et l’immigration de manière aussi odieuse qu’absurde !
Après les communistes Thorez et Politzer qui durent opposer cette évidence aux « bons Français » pro-nazis des années 30, rappelons que l’identité de la nation française s’est forgée par la fusion d’une multitude de popula-tions venues chercher refuge dans l’hexagone au fil de l’histoire. C’est la Révolution française qui créa la France républicaine sur des base politiques, laïques et démocratiques. C’est le mouvement révolutionnaire des 19 et 20èmes siècles, d’abord dans sa version bourgeoise démocratique, puis dans sa version prolétarienne et communiste, qui consacra les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de solidarité, de progrès social, qui sont au cœur de ce que l’histoire de France comporte de plus authentiquement universel. Dans la formation de cette identité moderne, Rousseau (Genevois), Marat (Piémontais), les Communards L. Frankel (Hongrois), Dombrowski (Polonais), E. Dimitriev (Bulgare), jouèrent un rôle majeur ; tout comme les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’œuvre Immigrée, incarnés par la haute figure de Manouchian, furent le fer de lance de la résistance française armée contre Hitler et Pétain.
A l’inverse, de « bons Français de souche », nobles et grands bourgeois, ne cessèrent au cours de l’histoire, de vendre la France aux potentats étrangers pour sauver leur privilèges de classe; ainsi de l’Evêque Cauchon qui livra Jeanne d’Arc au bûcher anglais ; ainsi des Emigrés de Koblentz qui rallièrent l’Europe contre-révolutionnaire coalisée pour étouffer notre 1ère République ; ainsi d’Adolphe Thiers et des bourgeois de Versailles, qui livrèrent Paris à Bismarck pour mieux écraser la Commune ; ainsi des maîtres de forge « munichois » des années 30 qui s’exclamaient plutôt Hitler que le Front populaire… avant de collaborer avec Hitler pour traquer les « judéo-bolchéviks » !
Aujourd’hui, les actionnaires du CAC 40 délocalisent massivement notre industrie ; par gouvernement inter-posé, ils détruisent les services publics et d’autres conquêtes de la Résistance ; c’est le Baron Seillères qui, devenu président du patronat européen, veut imposer en France même l’anglais comme langue unique « des affaires et de l’entreprise » avec la complicité de l’U.E. Ce sont les patrons d’Alcatel et d’Air « France » (sic) qui imposent le « tout anglais » dans leurs sièges parisiens pendant que Gallois désosse Airbus au nom de son plan « Power » 8. C’est aussi Hallyday et les autres amis « people » de Sarko qui renient la France pour planquer leur pognon en Suisse.
Quant au « patriote » Sarko, qui dit défendre « l’identité française » contre les immigrés, il affiche cynique-ment sa volonté de « rupture avec le modèle social français » ; le même défenseur des « valeurs françaises » annonce sa volonté d’en finir avec la loi laïque de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat. En fait, la seule « identité française » qui plaise à l’apprenti - dictateur de l’UMP, c’est le colonialisme, dont le parti au pouvoir prétendait récemment imposer une lecture positive aux professeurs d’histoire ! C’est le même Sarko qui file à Washington allégeance aux guerres US passées, présentes et à venir ! C’est encore et toujours Sarkozy, aidé par l’UDF et par le PS maastrichtien, qui veut faire passer en force la constitution européenne en contournant le vote souverain du 29 mai 2005 !
Bien entendu, il ne faut pas compter sur Sarkozy pour rappeler à l’ordre ce PDG « français » qui ose déclarer : « la France a un handicap, sa langue ». Car Sarkozy n’aura jamais un mot contre les « immigrés » de SA CLASSE, ces riches oisifs d’Europe du nord qui, du Limousin à la Côte-d’Azur, font main basse sur des villages entiers, « explosent » le prix de l’immobilier et rendent des régions françaises inabordables à l’ « indigène » de base. Car Sarkozy ne vise pas « les étrangers » en général, mais seulement les OUVRIERS immigrés et leur famille ; à travers ces derniers, c’est toute la classe ouvrière qui est ciblée, car plus forte sera la pression sur les ouvriers étrangers, plus pesante sera la dictature patronale sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et la dignité de TOUS les salariés !
Gageons que Sarko n’éprouvera pas non plus le besoin d’enseigner « l’identité française » aux immigrés venus des pays de l’Est : circulaire Bolkestein oblige, la « Franceurope d’en haut » se gardera bien d’exiger la connaissance du français et des droits sociaux du pays d’accueil, des travailleurs venus des ex-pays socialistes où la contre-révolution a plongé les salariés dans la misère ! Car le but de Sarkozy n’est pas de défendre « l’identité française », mais encore et toujours, d’augmenter les profits du grand patronat !
En fait d’« identité », Sarko est l’ennemi le plus résolu de l’héritage républicain de la nation ; il est en cela le reflet fidèle de sa caste, l’oligarchie financière, qui désintègre la France pour intégrer l’Empire européen du capital. Mais pour liquider la France républicaine qui leur résiste (29 mai 2005, lutte anti-CPE…), Sarko et l’UMP ont besoin de DIVISER les travailleurs en excitant l’immonde racisme.
Eh bien nous, militants franchement communistes qui assumons la France populaire et humaniste des Sans-Culotte et des Communards, c’est avec les travailleurs immigrés que nous défendons la nation française issue des Lumières, de 1789, de 36, 45 et 68. Jamais nous n’abandonnerons la Marseillaise, sœur de l’Internationale, à Le Pen et à l’UMP, ce parti antinational et anti-ouvrier en voie de fascisation rapide.
Oui, un travailleur africain qui manie le marteau piqueur sur nos routes, un écrivain américain qui obtient le Goncourt en écrivant en français, une lycéenne d’origine mahgrébine qui étudie Descartes dans un lycée laïque, méri-tent mille fois plus de la France républicaine qu’un manager « français » qui rédige en anglais un ordre de délocalisa-tion, qu’un chanteur américanisé qui renie son public pour planquer ses milliards… ou qu’un ministre de l’Intérieur-candidat qui abuse de ses fonctions officielles pour faire campagne aux frais du contribuable !
Pour le PRCF
Georges Hage, député du nord, doyen de l’Assemblée nationale- Georges Gastaud, philosophe, auteur de la Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France- Jean-Pierre Hemmen, président du CPN du PRCF, fils de Fusillé de la Résistance- Léon Landini, présid.-délégué du PRCF, a. Franc-Tireur et Partisan de la Main d’œuvre Immigrée, Officier de la Légion d’honneur pour faits de Résistance.
A l’issue d’un procès revanchard et préfabriqué, le régime fantoche irakien agissant sur ordre de l’occupant anglo-américain a nocturnement mis à mort Saddam Hussein, ultime président légal de l’Irak souverain.
La plupart des capitales occidentales ont applaudi les pendeurs avec quelques réserves formelles sur la peine de mort (quelle hypocrisie ! Combien de suicides, c’est-à-dire de peines de mort invisibles et déguisées, ont lieu chaque année dans les prisons de France et d’Europe en raison des conditions d’incarcération épouvantables ?).
L’appel à la « réconciliation des Irakiens » lancé par le gouvernement français bat des records d’hypo-crisie puisque chacun sait bien que la pendaison de Saddam aggravera les heurts intercommunautaires en Irak : cette pendaison n’a d’ailleurs rien d’une « erreur politique » ; elle vise cyniquement à attiser les braises de la guerre civile car depuis les débuts de l’occupation, le sinistre proconsul US Négroponte, habitué aux basses œuvres de la CIA, divise la résistance nationale en dressant les chiites contre les sunnites, proches du Ba’as de Saddam.
La pendaison de Saddam a été perpétrée dans d’horribles conditions (le régime fantoche a refusé, comme il est de règle, la demande de Saddam d’être fusillé, comme il est de règle pour les militaires ; celui-ci a été cagoulé de manière humi-liante malgré sa volonté de regarder la mort en face ; ses bourreaux l’ont lâchement insulté durant toute la mise à mort ; la dépouille, dont le linceul est tâché de sang, n’a pas été restituée à la famille mais enterrée de nuit à son insu) ; ce lynchage « légal » n’est pas sans évoquer la mort en prison, par « empoisonnement médicamenteux », de l’ultime président yougoslave élu, Slobodan Milosevic : comme le procès Saddam, dont les juges initiaux furent débarqués en cours de procédure parce qu’ils ne tenaient pas devant l’argumentation de l’accusé, le procès Milosevic tournait à la confusion de ses « juges », à la solde des envahisseurs de l’OTAN. Malgré cela, toute personne de bonne foi reconnaîtra que Saddam Hussein a su mourir avec courage et dignité en bravant l’indignité de ses bourreaux.
Pendant ce temps, le criminel de guerre Papon est libre en France ; bourreau du peuple haïtien, Duvalier passe une retraite dorée sur la Côte d’Azur aux frais du contribuable français (la décision fut prise par Fabius !) ; tortionnaire et assassin de la gauche chilienne, Pinochet est mort dans son lit comme Franco ; il a en outre reçu les « honneurs militaires » du gouvernement « socialiste » de Michelle Bachelet, la grande amie de S. Royal.
En réalité, Saddam n’a pas été jugé pour ses crimes contre la classe ouvrière et les peuples d’Irak.
Il n’a pas été pendu pour avoir ordonné la pendaison publique de toute la direction du PC d’Irak (ce qui n’empêche pas toute la presse occidentale de présenter l’anticommuniste Saddam comme un « stalinien » !).
Il n’a pas été jugé pour la sale guerre qu’il a menée contre l’Iran à coups d’armes chimiques pour le compte de l’impérialisme US, avec des armes fournies par Chirac.
Il n’a pas été pendu pour ses exactions contre les Kurdes d’Irak ; en effet ce procès-là eût gêné les USA et l’UE, fidèles soutiens du fascisant régime d’Ankara, dont l’action contre les Kurdes de Turquie a une dimension clairement génocidaire.
Saddam n’a pas non plus été pendu pour la manière dont il a dévoyé la révolution démocratique et nationale irakienne, initialement conduite par le Ba’as avec le soutien du PC d’Irak et avec la solidarité de l’URSS.
Saddam a été pendu parce qu’après la chute de l’URSS, les trusts américains de l’armement et du pétrole ont décidé de redessiner à leur complet avantage la carte du Moyen-Orient ; dès lors, le régime baasiste d’Irak faisait obstacle, comme le régime baasiste de Damas, à l’entreprise néo-coloniale de « nouveau Moyen-Orient » ; en définitive, Saddam a été pendu parce qu’il incarnait la résistance de l’Irak à l’égard des pétro-milliardaires américains, saoudiens et koweitiens.
Malgré ses pratiques tyranniques, son esprit tribal et ses crimes barbares, Saddam incarnait de manière dévoyée un régime d’origine anti-impérialiste qui avait commis le seul « crime » impardonnable aux yeux du grand capital international : celui d’avoir nationalisé le pétrole (comme actuellement Chavez au Venezuela), d’avoir institué la mixité scolaire et organisé un Etat laïque dans une région dominée par les féodaux intégristes d’Arabie saoudite. Et bien entendu, pendant ce temps, le fanatique Ben Laden, dont la famille est liée au pétro-milliardaire texan Bush, court toujours au grand dam des familles américaines endeuillées par les attentats contre les tours jumelles de Manhattan !
Saddam a été pendu par un régime intégriste et collabo qui veut inscrire la charia dans la constitution du Kurdistan irakien, qui attise la guerre civile en Irak et qui a provoqué l’exil d’un million d’Irakiens. Un régime qui installe l’Irak dans le chaos, comme cela a été le cas en Somalie suite à l’intervention US.
Saddam a été pendu par la « grande démocratie humaniste » US qui a provoqué la mort de 500 000 enfants irakiens au moyen de l’embargo des années 90/2002 ; une « démocratie humaniste » qui aspire ouvertement à établir la première tyrannie mondiale de l’histoire au nom de la Liberté et de l’Etat de droit.
Mais tôt ou tard, le peuple irakien et sa classe ouvrière deviendront maîtres de leur destin en mettant définitivement la main sur les richesses pétrolières. Alors ceux qui ont cru tuer l’Irak souverain et intimider tous les peuples libres en pendant Saddam, seront eux-mêmes jugés par le peuple travailleur d’Irak.
En attendant, la résistance populaire en Irak et le mouvement anti-guerre aux USA continueront de monter : le PRCF forme des vœux pour qu’elle s’unisse par delà les différences religieuses pour chasser l’occupant, rendre au peuple sa souverai-neté, faire profiter l’ensemble des Irakiens de la manne pétrolière, mettre en échec l’ennemi mondial n°1 de la liberté et de la paix : le système capitaliste re-mondialisé et l’impérialisme anglo-américain.
Le 1er janvier 2007, la Commission internationale du Pôle de Renaissance Communiste en France
Je ne sais rien sur Cuba ni sur Fidel Castro, mais moi je sais que je ne sais rien :
Il en est de Cuba comme de la plupart des pays de la planète, nous avons une illusion médiatique d’un savoir immédiat, à laquelle il faut ajouter une propagande « anti-castriste », un mensonge systématique qui cache les faits ou les interprète d’une manière orientée.
Dimanche 17 décembre à la Havane :
Quelques événements dont il sera rendu compte par des flashs télévisuels :
Premièrement, visite d’une délégation de parlementaires venus des Etats-Unis. Ceux-ci, républicains et démocrates sont partisans de la fin du blocus et de la normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba.
L’événement si l’on connaît bien l’état réel des relations entre Cuba et les Etats-Unis n’en est pas un. Depuis de nombreuses années il y a une majorité au Congrès qui s’est prononcé pour cette issue et qui agit en ce sens. Dans cette majorité, il y a des militants de la paix, des progressistes, en particulier les démocrates noirs nord-américains, des religieux. Il y a également des démocrates de plus en plus convaincus de l’échec de la politique des Etats-Unis à l’égard de Cuba et qui pensent que la meilleure solution pour que Cuba change de régime est justement de changer de politique, enfin il y a de plus en plus de milieux d’affaires, de l’agro-alimentaires, des transports, des voyages, etc… qui considèrent qu’il y a des affaires fructueuses à faire avec l’île, ce sont des lobbys puissants.
En fait les médias français adoptent à l’égard de Cuba, non pas cette vision de la majorité des Etats-Unis mais celle de l’extrême-droite, elle véhicule les thèmes fabriqués dans des officines de Miami. Donc nous sommes condamnés à ignorer à peu près tout de la réalité de Cuba et à nous exclamer devant la nouveauté d’une visite qui au contraire témoigne de la continuité.
Deuxièmement alors bien sûr on va l’attribuer à « l’agonie » de Castro cette visite, ce serait une réponse à l’ouverture de Raoul Castro. A la seule différence près que ce qu’a dit Raoul est répété depuis des années par les Cubains. Il suffit de relire les textes d’Alarcon, le président de l’Assemblée populaire qui est plus particulièrement chargé des relations avec les Etats-Unis. Cuba depuis toujours propose des collaborations, en particulier en matière de lutte contre la drogue, et contre le terrorisme. Mais nous en France nous ignorons cela donc nous allons l’attribuer aux changements liés à la fin de Fidel.
Alors tombe la nouvelle, Fidel se rétablit et elle confirmée par la délégation US. Ceci intervient après que les médias français nous aient abreuvés non seulement de bulletins alarmistes, mais d’indignes comparaisons entre Pinochet le boucher de Santiago et Fidel le rebelle de l’Amérique latine.
Ces derniers temps sur cette question de l’état de santé de Fidel, j’ai été conduite à répéter les choses suivantes :
Je n’en sais pas plus sur la question que les responsables de la CIA qui ont fait état d’un cancer ou de l’agonie. Fidel Castro l’a dit très simplement aux Cubains : « mon état de santé va devenir un secret d’Etat ». Fidel est un être humain et comme nous tous il est mortel, quelle que soit l’estime, la vénération même que des millions d’individus de par le monde et dans son propre pays lui portent, il mourra un jour. Cuba aujourd’hui fait la preuve comme il n’a cessé de le répéter que la résistance ne dépend plus de lui. Lui mort Cuba est prêt: voilà ce que Fidel n’a cessé de répéter. Dans tous mes textes, dans toutes mes conférences je n’ai cessé de répondre cela. L’essentiel est aussi ce qu’il a dit dans le discours à l’Université de novembre 2005: les ennemis extérieurs ne peuvent rien contre Cuba, contre son indépendance, son socialisme, seuls les Cubains peuvent détruire tout cela. Le bilan, l’oeuvre de Fidel et de la Révolution cubaine est là: le sort de Cuba dépend des Cubains et d’eux seuls. Alors qu’en 59, Cuba était “notre colonie” pour les Etats-Unis. Sur l’avenir de Cuba là est la seule réponse, le reste n’est qu’élucubration.
Oui mais voilà n’ont droit à la parole dans les médias que ceux qui ne veulent pas voir la réalité cubaine.
Enfin ce que je sais c’est que Fidel Castro et les dirigeants cubains ont une habitude politique : ils ne mentent jamais. Ils peuvent dire des vérités partielles, cacher des choses qui n’ont pas à être dites, mais ce qu’ils disent est vrai. Cette caractéristique est à la base de la confiance que les Cubains ont dans leurs dirigeants. S’ils disent que Fidel se rétablit, je les crois. Ce rétablissement pour un homme de cet âge peut être fragile.
Alors il ne reste plus à tous ceux qui ont de l’admiration et de l’estime pour un des plus grands hommes politiques de notre temps, pour le défenseur inlassable de la justice pour les pauvres, à être aux côtés des Cubains de la rue qui hier ont célébré la Saint lazare en la dédiant à leur commandant. Saint Lazare est une orisha (vaudou cubain) celle des désespérés, des misérables. Le pèlerinage à saint Lazare a été jadis condamné par l’église catholique qui aujourd’hui le récupère depuis la période spéciale. Et il faut bien mesurer que pour pénétrer dans les masses populaires, ces Cubains dont on dit à juste raisons qu’ils subissent le plus les difficultés du blocus mais qui sont aussi ceux qui aiment le plus Fidel, cette église a été obligée non seulement de reconnaître le saint vaudou, mais encore de dédier ces manifestations de foi populaire au rétablissement de Fidel.
Chacun de ces faits mériterait une analyse beaucoup plus complète, mais je me contente en bonne sociologue de tenter d’ébranler si faire ce peut vos illusions sur ce que vous savez ou croyez savoir sur Cuba. Peut-être un jour prononcerez-vous la phrase la plus intelligente qui soit : « Je ne sais pas ! »
Danielle Bleitrach
Comme des vautours, ils attendent, ils guettent, ils espèrent, le décès de l’homme le plus haï des impérialistes états-uniens et le plus aimé des peuples latino-américains et de tous les progressistes conséquents de la terre : Fidel Castro Ruz.
Sans vergogne, avec le conformisme qui leur tient lieu de cerveau, ils tentent un amalgame grossier, infect, entre Pinochet, l’exécutant de Kissinger et de la CIA, l’homme qui a torturé et assassiné des centaines de milliers de démocrates, le fasciste qui a expérimenté le premier les méthodes “néolibérales” des Chicago Boys de M. Friedman, et Fidel, le compagnon du Che, l’héritier de Bolivar et de Marti, l’homme qui a été ET QUI EST de toutes les luttes contre l’impérialisme, le capitalisme, le colonialisme, le racisme. L’homme auquel les Cubains doivent la dignité nationale retrouvée, les soins médicaux gratuits, une éducation démocratique de haute qualité, le plein emploi sur l’île, une recherche biomédicale de pointe, une démocratie nouvelle excluant les anciens propriétaires fonciers et autres capitalistes mais donnant aux ouvriers, aux paysans, aux intellectuels travailleurs de très larges pouvoirs d’intervention politique et de gestion sociale. L’homme qui dirigea, non pas un putsch militaire contre un gouvernement progressiste élu, mais une immense révolution populaire contre un régime fasciste notoirement corrompu; l’homme qui fut président du Mouvement des non-alignés, qui défendit sans trêve les droits du tiers–monde, qui joua un grand rôle dans la libération des peuples d’Afrique australe en envoyant un contingent cubain. L’homme qui a dit tranquillement non, et c’est sans doute son crime suprême, à la contre-révolution sous influence US de Gorbatchev et d’Eltsine, en continuant le combat de Lénine, d’Ho Chi Mihn et du Che. L’homme qui a toujours su associer le patriotisme le plus ardent à l’internationalisme et qui est aujourd’hui le principal inspirateur de l’alliance bolivarienne gagnante qui fait actuellement tâche d’huile en Amérique latine, du Venezuela ” chaviste ” en Bolivie “moraliste”, de l’Equateur au Nicaragua. L’homme qui fait, en tirant les leçons du passé, le lien entre le socialisme d’hier et celui de demain. L’homme dont Chavez se réclame ouvertement quand il déclare, à la barbe de Bush désavoué par ses électeurs, “vive la révolution socialiste” apr��s sa triomphale réélection.
Messieurs les journalistes de France-Inter, de la “Croix” (pauvre Christ!), du Dauphiné libéré, de la Voix du nord, etc. qui gagnez votre vie à défendre le capitalisme et l’anticommunisme, vous osez amalgamer Pinochet à Castro, comme vous amalgamez l’URSS, le pays d’Octobre 1917 et de Stalingrad, au Troisième Reich. Vous ignorez sciemment pour complaire aux Dassault et Lagardère qui vous emploient, que le fascisme est la forme la plus brutale du capitalisme et de l’impérialisme, alors que le communisme est depuis toujours la forme la plus conséquente de l’antifascisme parce qu’il est la forme la plus conséquente de l’anticapitalisme.
Mais l’histoire a déjà absout Castro, que Batista, le Pinochet cubain, avait vainement tenté de “condamner” à l’issue d’un procès grotesque. Elle a déjà damné Pinochet et ses maîtres états-uniens comme elle a condamné Laval et ses maîtres allemands. Fidel lutte pour la vie, la sienne et “celle de toute l’espèce menacée par le capitalisme” comme le dit son récent message aux milliers d’hôtes illustres invités à Cuba au Théâtre Karl Marx. Et vous, vous luttez pour l’argent et pour l’obscurcissement des consciences en amalgamant le Tortionnaire américano-chilien au Résistant toujours debout de La Havane.
Ne criez pas au “culte de la personnalité”, Messieurs les nains. Si Fidel, comme Lénine ou Marat est fort, c’est parce qu’il a justement su incarner la volonté de tout un peuple et de tous les peuples. Vous riez? vous ririez moins si, par hypothèse, les milliards d’électeurs du monde entier avaient un jour la possibilité de désigner au suffrage universel le président des Nations unies et qu’il eût à choisir entre Bush, l’homme de l’armement et des pétrodollars, et Fidel, le défenseur des damnés de la Terre. Il suffirait en effet pour que le second triomphe largement, que les moulins à mensonges du grand capital que vous représentez, se TAISENT pendant trois semaines, laissant les gens penser par eux-mêmes, pour qu’on assiste à un stupéfiant résultat!
Décidément, le “totalitarisme” n’est pas du côté qu’on croit!
Tenez bon, camarades cubains, tiens bon Fidel, tiens bon Chavez, le capitalisme a gagné une guerre mais l’histoire ne fait que commencer!
Le secrétariat national du PRCF
PANNE ELECTRIQUE DU 4 NOVEMBRE : UN PUR PRODUIT DE L’EUROPE DU CAPITAL
Samedi 4 novembre,une panne d’électricité a plongé une grande partie de l’Europe dans le noir(10 millions de foyers ).
Elle a ainsi entrainé des coupures affectant la France(la plus touchée avec 5 millions d’abonnés domestiques privés de courant ),mais aussi l’Allemagne, les Pays Bas,la Belgique,l’Autriche,la Croatie,l’Italie,le Portugal,l’Espagne et même le Maroc.
ARGUMENTS FALACIEUX ET REALITE CONCRETE
Raison invoquée : La coupure d’une ligne de 400.000volts dans le nord de l’Allemagne ,pour permettre le passage d’un navire de croisière aurait entrainé une surcharge générale de son réseau de transport avec un déficit de 10.000mégawatts
(environ 20 pour cent par exemple de la consommation française ce jour là),risquant de provoquer une panne générale du pays.Les réseaux européens étant interconnectés on a ainsi sauvé l’Allemagne de la catastrophe en prélevant 5200 mégawatts à usage domestique à la France, soit pres de 10 pour cent de sa consommation nationale à cet instant, et le reste (environ 5000mgw)sur l’ensemble des pays cités plus haut.
LA REALITE CONCRETE EST BIEN DIFFERENTE
L’électricité est aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises et d’une concurrence acharnée entre les firmes européennes pour la conquête et la domination d’un marché colossal de 1000 milliards d’euros (6500 milliards de francs).Au nom de la libre concurrence la commission européenne orchestre la foire d’empoigne que se livrent les rapaces du capital sur l’energie sans la moindre préoccupation pour les risques qu’engendre cette politique pour les peuples de notre continent.
Mais il faut aussi savoir qu’en Allemagne,production et transport d’électricité sont privés,donc soumis à la loi du profit.Conséquences:un déficit de production en période de pointe (ce qui était le cas ce soir là),assorti d’un reseau haute tension de transport inadapté et vétuste,tous les ingrédients pour une bonne grosse panne ,rien à voir avec un navire de croisiere.
Même situation dans l’ ensemble de l’Europe ou l’électricité est soumise aux lois du marché capitaliste et donc sur une corde raide, ses besoins dépassant ses capacités de production. La France elle même n’échappe pas à ces dysfonctionnements.D’une capacité productive excédentaire d’environ 10 pour cent par rapport à la consommation nationale il y a une quinzaine d’années,celle ci a été progressivement rognée par l’augmentation de la consommation et la fermeture d’un grand nombre d’anciennes centrales thermiques,sans programme déquipement de production pour répondre à l’évolution des besoins,et ne dispose donc plus de la moindre marge de manoeuvre.
En cause la boulimie d’E.D.F.de consacrer tous les investissements à la conquête des marchés internationaux ,en Europe d’abord ou elle a pris une position dominante( premier électricien du Royaume uni,et parmis les premiers en Italie ,en Allemagne,mais aussi en europe de l’est, Pologne,hongrie,etc…..;mais aussi sur les autres continent au point que son chiffre d’affaire international représente plus de 40 pour 100du C.A.global.
SORTIR LA FRANCE DE LA DEPENDANCE DU SYSTEME ELECTRIQUE EUROPEEN
Si l’on considere l’énergie comme un besoin social,l’électricité doit rester un bien public.
En décidant la nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946,le ministre communiste MARCEL PAUL donnait à la France un outil capable de répondre aux besoins de développements economiques et sociaux.Ce fut une réussite exemplaire.pendant une cinquantaine d’années tous les efforts de l’entreprise ont permis de répondre aux besoins du pays tant au niveau de la production que du transport avec un réseau de qualité interconnectant l’ensemble du territoire national et à des tarifs parmis les plus bas d’Europe.
C’est l’Europe imposant l’ouverture à la concurrence (avec l’accord quasi unanime de tous les partis,les élus P.C.F.ayant choisi l’abstention)qui a remis en cause cette situation en 2000.Elle a ainsi retiré à E.D.F.la maitrise du transport et de la distribution,qui concernera y compris les usagers domestiques l’an prochain.
C’est ainsi que le réseau de transport national a été confié à un organisme indépendant :R.T.E.(Réseau de transport électrique),qui peut ainsi détourner à sa guise et sans contrôle l’énergie de notre pays,comme il l’a fait le 4 novembre,au gré des aléas du capitalisme européen.
Voila ou nous conduit l’Europe supranationale du capital.
Le 4 novembre on a frolé une gigantesque catastrophe ,qui aurait pu priver toute l’Europe d’électricité pendant des dizaines d’heures avec de graves conséquences pour la sécurité des consommateurs avec en plus le risque d’endommager les centrales c’est à dire l’appareil de production.
Sortir la france de l’Europe capitaliste s’impose donc pour sortir notre pays de la marchandisation de l’énergie,en renationalisant EDF et GDF dans un grand pôle de l’ énergie au service du public. Ce qui n’empècherait pas une coopération dans l’intéret bien compris des autres peuples européens pouvant s’inspirer de ce modèle pour imposer une autre politique de l’énergie dans leur propre pays.
Le blog des JRCF pour la région Normandie.
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